‹ Les oiseaux de la province de Québec [microforme]Chapitre 65 sur 92 · AMERICAN CROW · texte numérisé non relu

AMERICAN CROW

Adultes 39. Plumage entièrement noir, comme chez le précédent, mais sans plumes de la gorge raides ni lancéolées, Longueur 17.00-21.00 ; ailes 11.90-13.25 ; queue 6.90-8.00.

La Corneille habite toute l'Amérique septentrionale, à .’exception des régions arctiques et du sud de la Floride. M. Wintle dit qu'elle est très commune et se rencontre pendant toute l’année à Montréal. Elle est également commune aux alentours de Québec, dans les paroisses

situées sur le littoral du fleuve et ailleurs. A l'automne surtout, elle se voit en grandes bandes, particulièrement au moment de sa migration. Cependant il y en a un certain nombre qui hivernent dans les bois, notamment en arrière de Charlesbourg, à St-Joachim, à la Malbaie, ainsi que dans d’autres localités. Mais la presque totalité émigre plus au sud. Elle est commune à Godbont en été, quelquefois en hiver (Comeau), et assez commune à Anticosti (Schmitt).

Elle niche à la cime de grands arbres, surtout dans des sapins ou autres conifères, soit dans la forêt, soit sur des arbres isolés; son nid est gros et ordinairement composé de petites branches et de petites ragines entrelacées ; ses œufs, au nombre de quatre à sept, sont d’un blanc bleuâtre ou verdâtre, avec taches et points de brun et de lilas. Ils mesurent 1.60 X1.15. La ponte a lieu en avril ou mai.

Elle se nourrit de petits poissons, de petits mollusques, de lézards, de petits reptiles, de mulots, de sauterelles, de larves d'insectes, de vers, d'araignées, d’insectes, d'œufs d'oiseaux, de jeunes oiseaux, de grains et de graines de toutes sortes, de feuilles de sapins, etc. Elle ne dédaigne pas non plus ies animaux morts, surtout au printemps lorsqu’elle ne trouve pas de nourriture suffisante.

La Corneille, que tout le monde connaît, n'est pas aimée d'ordinaire, parce qu’elle cause des dégats dans les champs de grains à l'automne, et parce que, au printemps, elle mange des jeunes pousses de céréales, ou qu’elle dérobe quelquefois de jeunes poulets dans les basses-cours, et mange aussi de jeunes oiseaux sauvages dans leurs nids ainsi que des œufs ; si on ajoute qu’elle n’a rien de bien attrayant pour le cultivateur, à cause son plumage, de son chant ennuyeux et de sa chair qui ne se mange pas, on comprend facilement qu’elle puisse être détestée ; aussi essaïe-t-on de la tuer chaque fois que l’occasion s’en présente ; mais la chose n’est pas toujours facile à faire, car la Corneille est fine et méfiante, elle ne donne pas facilement dans les pièges qu’on lui tend, on dirait même qn’elle sait découvrir les intentions hostiles de son ennemi. Elle est sans cesse sur le qui vive, et observe celui qui tente de l’approcher ; s’il se baisse près de terre où s’il se dissimule

derrière une haie, elle ne le laisse pas approcher, jette son cri d'alarme et s’envole, entraînant avec elle toutes celles des alentours; mais d’un autre côté, si cette personne n’a pas de fusil et ne fait pas mine de l’apercevoir, elle peut alors passer bien près de la Corneille sans la faire fuir : de même aussi, cette dernière semble moins craindre l'approche d’une personne dans une voiture, car elle ne redoute nullement la présence des animaux domestiques.

Un coup de fusil tiré au milieu d'elles suffit pour les faire disparaître d'un endroit et pour plusieurs heures, tant elles redoutent l'odeur de la poudre ; aussi, il y aurait longtemps qu’elles seraient anéanties par l’homme, si elles ne

mettaient à son profit cette méfiance naturelle dont elles sont si hautement douées,

Cependant, la Corneille n’est pas uniquement nuisible comme on le croit, elle a aussi son utilité relative, et nous devons le reconnaître dans le fait qu’elle détruit un nombre considérable de sauterelles, de criquets, de vers, de chenilles et autres larves d'insectes, sans compter des mulots et divers petits quadrupèdes, lorsqu'elle en rencontre. C'est À la recherche des insectes que nous la voyons si souvent dans les champs, qu’elle parcourt en tous sens, de sa démarche fière et imposante. Aussi, l'examen de nombreux estomacs de cet oiseau a prouvé que les deux tiers de leurs contenus renfermaient des matières animales et l’autre tiers des matières végétales, sur lesquelles il faut

faire, le plus souvent, la part de graines inutiles ou nuisibles.

Le plus grand tort que l’on impute à la Corneille est celui de manger des œufs et de jeunes oiseaux, ainsi que de jeunes volatiles domestiques, qu’elle enlève quelquefois; mais il n’y a pas de doute que l’on a dû exagérer de beaucoup les dommages qu’elle cause ; Audubon, Coues et autres naturalistes, tout en admettant les torts qu’elle cause à l’agriculture, sont cependant d’avis qu’elle est plutôt utile que nuisible. La Corneille est très friande de poissons et on la voit fréquemment à basse marée rechercher sur la plage, cette nourriture, ainsi que de petits mollusques.

Elle affectionne surtout les lieux où l’on tend des pêches pour le poisson, car c’est 1à qu’elle peut plus facilement se

Procurer ce qu’elle cherche. Son instinct la guide en lui faisant connaître le moment où la marée baissante laissera à découvert des poissons. C’est alors que, sans jamais se tromper, elle se dirige de tous les points vers la mer où le fleuve, Parcourant ainsi parfois des distances considérables pour y arriver,

Je me rappelle, avoir maintes fois constaté ce fait autrefois à St-Denis de Kamouraska, Des centaines de Corneilles nichaient dans les forêts montagneuses du sud à une distance de quatre ou cinq lieues du fleuve, et chaque jour des quantités considérables entreprenaient au fleuve ces voyages qui correspondaient toujours avec la marée baissante. Une grande partie se reposaient dans les bois environnants la grève; d’autres plus pressées, allaient se poser sur les grandes perches de la pêche, attendant là le retrait des eaux, pour commencer leur frugal repas.

FAMILLE ICTERIDÆ—FETrouRNEAUXx, ORIOLES, ETC.

Primaires neuf ; tarses scutellés en avant et sous forme de plaques en arrière; bec long, égal ou plus long que la tête, très aigu, un peu conique, sans échancrure, à commissure angnlée et sans soies à cette commissure ; ongles forts, peu recourbés : ailes plus ou moins pointues ; queue plutôt longue et arrondie.

La couleur noire prédomine &’ordinaire chez les individus de cette famiile; elle est souvent à reflets métalliques et contraste avec le jaune et le ronge qui se voient chez quelques individus. Cette famille, qui appartient exclusivement au nouveau continent, se rapproche beaucoup des Fringillidés et des Corvidés, avec lesquels elle a plusieurs caractères zoologiques communs. Les oiseaux qui la composent vivent ordinairement en troupes. Ils sont voyageurs et nous arrivent tous de bonne heure au printemps, pour s’en retourner très tard à l'automne. Leur nourriture consiste en grains, graines, baies, insectes, vers et limaces. Ils aiment beaucoup à marcher sur le sol. La £ est généralement plus petite que le 3.

Ils se construisent des nids grossiers qu’ils posent, pour la plupart, sur les branches des arbres ; quelques-uns cependant font des nids suspendus dont la texture est admirable,

Plusieurs d’entre eux possèdent un chant agréable à entendre.

Genre DOLICHONYX, Swainson.

Rectrices très aigues au bout ; tarses plus courts que le doigt médian avec l'ongle.

Dolichonyx oryzivorus, (LINX.) Swaixs. 494.

Le Gogiu. BOBOL.INK.

Adulte 3. Couleur générale noire, avec le dessus du cou d'un blanc de crème ou blanc jaunâtre et les scapulaires blanchâtres : la partie postérieure du dos, le croupion et les couvertures supérieures de la queue sont d'un cendré blanchâtre ; la partie antérieure du dos est rayée de brun jaunâtre pâle. Longueur 6. 30-7.60 ; ailes 3.70-4.00 ; queue 2.60--2.90,

La 9, qui est un peu plus petite, est d'un jaune brunâtre, plus foncé en dessus, rayé de noir aux parties supérieures et sur les côtés du corps ; ailes et queue brunes bordées de jaunâtre ; dessus de la tête noirâtre, divisé au centre de la Couronne dans le sens de la longueur, par une bande de brun jaunâtre et une autre parallèle au-dessus de l'œil, de teinte un peu moins foncée.

En hiver le & ressemble à la 9, mais sa livrée est plus foncée,

Les jeunes ressemblent beaucoup à la 9.

Le Goglu habite l’est de l'Amérique du Nord ; niche depuis le New-Jersey, au nord jusqu’à la Nouvelle-Ecosse et le Manitoba et, à l'ouest jusqu’à l’Utah et au Névada ; à l'automne, ii émigre jusque dans l'Amérique du Sud.

Cet Oiseau se montre généralement commun dans la province et il y niche. Il est très commun en été à Montréal (Wintle), et plus ou moins commun aux environs @- Québec, surtout dans les paroisses environnantes et ailleurs, mais de distribution irrégulière.

Il niche dans l'herbe des champs, dans une dépression de terrain, souvent dans un enfoncement fait par les pieds des bœufs ou des chevaux ; son nid est construit avec des herbes sèches, placées en cercle et sans art. Sa ponte est de quatre à six œufs, d'un blanc grisâtre, maculés et pointillés de brun, de gris et de lilas. Ils mesurent 0.84 x 0.62. Le nid de cet oiseau est difficile à trouver, non-seulement parce que il est bien dissimulé dans l'herbe, mais encore, parce que quand la © le quitte, elle marche sous l'herbe à

une certaine distance avant de s'envoler ; elle exécute le même détour lorsqu'elle veut y arriver.

Cet oiseau, que tout le monde connaît, habite les prairies et les terres cultivées. Sans avoir la douceur et l’harmonie du chant de certains oiseaux, il possède cependant, par la rapidité de ses notes, un ram ige qui le fait apprécier. Dans le sud des Etats-Unis, où il se voit par bandes nombreuses, il cause quelquefois des dégats dans les plantations de riz, mais ici nous n'avons pas à redouter ces choses ; du reste, il se montre en nombre trop peu considérable pour causer des dommages sensibles dans les champs de grain, et les services qu’il rend à l'agriculture, au printemps et en été, par le grand nombre d'insectes, de chenilles et autres larves d’invertébrés qu'il détruit, compensent de beaucoup les céréales qu'il peut manger à l'automne.

Genre MOLOTHRUS, Swainson.

Bec beaucoup plus court que la tête ; son épaisseur à la base, atteint la moitié de la longueur de la mandibule; queue plus courte que l'aile, presque carrée; tarses pas plus courts que le doigt médian ; pieds robustes,

Molothrus ater, (Bopp.) Gray, 495,

L'étourneau ordinaire.

CowBIRD.

Adulte 4. Toute la tête et le cou d'un brun ferrugineux ; le reste du corps noir à reflets violets, pourprés et verdâtres : bec et pieds noirs. Longueur 7.75-S.25 ; ailes 4.00-4.60 ; queue 2.90- 3-05.

La © a une livrée d'un gris brunâtre uniforme, plus foncé aux parties supérieures, plus pâle sur le menton et la gorge, et plus ou moins rayé sur le dos et la poitrine d'une teinte un peu pius foncée.

Les jeunes sont d’un gris brunâtre er dessus, avec les plumes bordées de brun jaunâtre clair, et des stries de gris brunâtre peu apparentes ; le dessous est d'un bruu jaunâtre terne, avec stries d'un gris brunâtre pâle.

L’Etourneau ordinaire habite l'Amérique du Nord, depuis l'Atlantique jusqu’à l'est de la Californie, et depuis les provinces britanniques, au sud, en hiver, jusqu’au Mexique.

I1 se montre commun en été à Montréal (Wintle) ; mais il ne l’est pas aux environs de Québec, je n'en ai vu jusqu’à présent que quelques-uns.

L'oiseau que l'on désigne chez nous, sous le nom d’Etourneau, et qui se voit par petites bandes au printemps et À l'automne, est le Maïinate couleur de rouille.

À l’exemple du Coucon d'Europe, l’Etourneau ne fait pas de nid ; il va furtivement déposer un ou plusieurs œufs dans des nids étrangers, comme ceux de Grives, de Pinsons ou de Fauvettes, lorsque les possesseurs en sont absents. Ses œufs sont blancs, tachés et pointillés de brun ou de brun jaunâtre, Ils mesurent 0.85 x 0.64.

L'Etourneau se nourrit de larves, de vers, de sauterelles et aussi de graines,

Genre XAN THOCEPHALUS, Bonaparte.

Première rémige plus longue que la quatrième ; noir, avec la tête et le cou jaunes ; © noirâtre,

plumage du 4 Xanthocephalus xanthocephalus, (Box.) Jorpax, 497, L'Etourneau à tête jaune.

YELLOW-HEADED BLACKBIRD.

Adulte g. Plumage d'un noir lustré, avec la té haut de la poitrine d'un iaune orangé :

l'œil; une grande tache blanche sur Jes ailes : Longueur 10.60-11. 10 ; ailes 5 65-

En hiver, le jaune du dessus de la tête est entremêlé de brunâtre,

La © est d'un noir brunâtre, avec la gorge et la poitrine d’un jaunâtre pâle; cette teinte est entremêlée de blanc: sans blanc sur l'aile, Elle est de taille plus petite que le 4.

Les jeunes £ ressemblent d'abord à la ©, mais leurs teintes sont plus accentuées,

L’Etourneau à tête janne habite l'Ouest de l'Amérique du Nord, depuis le Wisconsin, l'Illinois et le Texas, jusqu'aux côtes du Pacifique, et depuis la Colombie britannique et la rivière de la Saskatchewan jusqu’à la vallée de Mexico.

I1 se montre accidentellement dans la province; M. Comeau en a tué un à Godbout en septembre 1878.

Il niche au n lieu des marais ; son nid est gros et Construit avec de grusses et de fines herbes, liées ensemble ;

il est fixé solidement à l'extrémité des roseaux, des joncs Ou autres touffes de grandes herbes qui croissent dans ces marais, Sa ponte est de quatre à six œufs, d’un blanc grisâtre, finement pointillés et tachetés de brun et de gris. Ils mesurent 1.05 X0.70. La ponte a lieu en juin.

Comme les précédents, cet oiseau vit en troupes et fréquente les endroits marécageux, recouverts d’arbrisseaux.

Genre AGELAIUS, Vieillot.

Première rémige plus courte que la quatrième ; plumage du & noir ou avec du rouge sur les ailes ; la © noirâtre, plus ou moins striée de blanc.

Agelaius phæniceus, (LINX.) VIEILL. 498, L’'Etourneau à ailes rouges.

RED-WINGED BLACKBIRD,

Adulte 3. Plumage d'un noir lustré uniforme,avec les petites couvertures des ailes d'un rouge écarlate et terminées d'une large bande d'un jaune brunâtre ou blanchâtre. Longueur 10.60- 11.10 ; ailes 5.65-5.80 ; queue 4.50-4.85. La Q est plus petite.

La © est rayée en dessus de brun noirâtre pâle et plus foncé, tendant à former une bande étroite médiane sur la tête, avec nombreuses stries brunes ; côtés de la tête, gorge et petites couvertures des ailes teintés de rougeñtre ou de fauve, les parties inférieures plus claires.

Les jeunes 4 ressemblent d'abord à la ©, mais ce n’est qu'au troisième printemps qu'ils revêtent la livrée et le beau rouge des ailes des adultes.

L’Etourneau à ailes rouges habite l’est de l'Amérique du Nord jusqu'aux Montagnes Rocheuses et, depuis le golfe du Mexique, au nord, jusque dans les provinces britanniques ; à l'automne, il émigre dans le sud des Etats- Unis.

Il se montre en quantité à Montréal et niche sur l’île (Wintle). Ilest très rare à Godbout (Comeau), et rare aussi aux alentours de Québec, mais il est commun au lac Saint- Charles, où je me suis procuré plusieurs nids et œufs, il y a un certain nombre d'années. M.W. Baïllargé m'a dit que, jusqu’à ces dernières années, un bon nombre de ces oiseaux nichaient à St-Michel de Bellechasse, près de la rivière

Boyer. On le voit encore dans d'autres paroisses sur le côté sud du fleuve.

Il niche au milieu des marais ; le nid est grossièrement Construit avec des roseaux, des joncs ou autres herbes et fixé à' l'extrémité de grandes herbes ou arbrisseaux, et même dans des arbres à une certaine distance de terre; on en a trouvé aussi sur le sol. Sa ponte est de trois à quatre œufs d’un blanc bleuâtre, maculés de brun noirâtre et de brun pourpré. Ils mesurent 1.00 x 0.70.

Daus les endroits où cet oiseau se montre commun, il cause parfois des dommages aux moissons en automne, mais au printemps et pendant l'été, il détruit beaucoup d'insectes et de larves.

Il vit également en bandes et se plaît au bord des lacs, des rivières et dans les marais,

Genre STURNELLA, Veillot.

Queue moins des deux tiers de la longueur de l'aile ; rectrices terminées en pointe ; ailes courtes : tertiaires allongées ; bec plus long que la tête, délié ; plumes du sommet de cette dernière, plus raides qu'ailleurs : pieds gros.

Sturnella magna, (LINx.) Swaixs. 501.

L'Etourneau des prés.

MEADOW LaRKk.

Adulte 4. Parties supérieures noirâtres, rayées de brun roux et de jaune brunâtre ; Couronne noirâtre, avec quelques stries fines, plus foncées et divisée au centre par une étroite bande, avec une autre superciliaire, blanchâtres ; les côtés de la tête également blanchâtres ; une bande noirâtre en arrière de l'œil: bord de l'aile, une bande du bec à l'œil, et toutes les parties inférieures d'un jaune brillant, avec un croissant noir sur la poitrine ; côtés du corps et couvertures inférieures de la queue, blanchâtres, rayés de noirâtre ; rectrices noirâtres! rayées de brun ou de gris ; quelquesunes des latérales sont blanches : rémiges noirâtres, avec une partie des secondaires, des tertiaires et des couvertures, rayées de brun ou de gris. Longueur 10.00-11 : ailes 4.50 ; queue 3.50,

La © à une livrée un peu plus pâle.

Les jeunes ont des teintes moins accentuées et le noir de la poitrine est à peine perceptible,

L'Etourneau des prés habite l'est de l'Amérique du Nord, à l’ouest, jusqu'aux prairies; il niche depuis le golfe

du Mexique, au nord, jusqu'à la Nouvelle-Ecosse et le Manitoba. A l'automne, il émigre dans les Etats du Sud.

Il est rare dans le district de Montréal. M. W.-A, Oswald me dit que depuis quelques années, il s'en rencontre dans certains endroits du comté des Deux-Montagnes. Un individu a été tué, il y a quelques années, à la Jeune-Lorette ; il fait partie de la collection de M. R. Lavoie.

Le nid est construit avec des herbes sèches, qu'il place dans les champs au centre d'une touffe d'herbes dont le sommet est entrelacé de manière à former une voûte audessus du nid.

Sa ponte est de quatre à six œufs blancs, maculés de brun roux et de pourpre. Ils mesurent 1.10 x0.80. La ponte a lieu en mai ou juin.

Comme son nom l'indique, cet oiseau se rencontre dans les prés ‘et les champs cultivés et se voit bien rarement dans la forêt; il se montre très commun dans un grand nombre de localités des Etats-Unis.

Lorsqu'il est sur un arbre, il se voit presque toujours sur les branches supérieures ; c’est là aussi qu’il fait entendre sa chansonnette; sa voix est forte, agréable à l'oreille et ses accents sont doux, tendres et quelque peu mélancoliques.

Il se nourrit de graines de toutes sortes, d'araignées, de vers et de tous les insectes qu’il peut trouver dans les herbes,

Genre ICTERUS, Brisson.

Bec plus court ou pas plus long que la tête ; queue presque ou aussi longue que les ailes ; ces dernières ordinsirement pointues ; tarses pas plus longs que le doigt médian, l'ongle compris.

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