CAPRANICA, RR 11 H I ROC LE
CtniAMCi, m^slib lire ua p»|Her .{u'il tient t U iiuiti,
Qu’csl-ce qu'il a?... Qu'avez- vous, petit f
UKK.l lJMIlLE, MHi(Hiuat.
Ah!..
BRIGLUIOCLE.
Je crois que je suis amoureux.
CtfUNCA.
Il n'y a pas de mal à ça... Et de qui?
BMGLIBOULE.
De l'une de ces deux demoiselles.
CAPUIHCA.
De laquelle?
BRICUBOCLE.
Je ne «iis pas au juste... Chaque fois que j’en vois une, c’est vers celle-ci que mon cœur m'entraîne. Chaque fois que je rencontre 1 autre, c’est vers celle-là que mon cœur s’envole.
CAPRANICA
Et quand vous les voyez toute» les deux a la fois?
URIGUiaoiLE.
Voilà... ça me tire des deux côtés... et ça me gène... Apres ça, je me dis, il y en a une qui est bien jolie... mais elle est si riche...
CAPRANICA
Je vous laisserai assez de bien pour pouvoir prétendre aux mains les plus élevées. Car voilà précisément ce que je relisais, c’est mon testament.
BRIGUROCLE.
Votre testament!
CAPRANICA
Oui, je viens de tester olograpiiiquementU.
BRICITBOLLE, alleu Jri.
Olographiquemenl!... se peut-il?
CAPRANICA
A part quelques legs ù des collatéraux fort éloignés... je vous ai tout donné, mon petit.
BRIfiUlBOVU, m.uuJ.bl.
Comment... à moi... tout... tout... mon noble bienfaiteur ?
CAPRANICA
Et je sens qu'il était nécessaire de me hâter... Ah!. ..
BRIGUIBOCLE.
Alton» doue, allons donc, vous avez encore pas mal de temps devant vous.
CAPRANICA
Non.
BRIGLIBOILE.
Si.
CAPRANICA
Non...
BRIGLIBOILE .
Si... si... Ah! je ne vous dirai pas que vous en avez encore... comme feu Mathusalem ! mai» enfin, je suis sûre que vous boulolterez encore un peu.
CAPRANICA
Approche un fauteuil.
BRIGLIBOLLE.
Voilà, bienfaiteur, voilà!... (u Ui pk«u un Cm mil.)
CAPRANICA’
Mets-moi un coussin sou» mes faibles pieds.
BRIGLIBOILE.
Deux coussins, bienfaiteur, ça n'est pas trop de deux, (u i<* (f.irjo rl NHi(Hrr. | Ail!...
CAPRANICA
Que de mal je te donne!...
BRIGI IHOI LE.
Ali! bah!
CAPRANICA
Pauvre petit!... A propos, as-tu de l’argent?
BRIGLIBOILE.
Je u'en ai pas besoin pour le moment, merci.
CAPRANICA
Non, tu ne me comprends pas .. je le dis...
BR IG li IBOLLE.
Non, non, non, vrai, merci... pas à présent, plus tard, après. (tmpirMt.) Après...
CAPRANICA
Oui, après ma... je sais bien... Mais je te demande si tu as à ta disposition une somme un peu importante... parce que, vois-tu, ami, dans la prévision de ce qui sera bientôt... (n *»■p.i*.) Ah!...*
Ufilt.l IBom;, NMpirnat.
Ah!
, uniiou.
Je ne crois pas necessaire de faire venir des fonds hongrois, toscans ou va laques... cela le ferait des frais de banque, et tu perdrais sur le change. ..
BHIGt'lBOITE, d'n» Un. uataret.
Ah! on perd sur le change?.. Je savais pas...
CAPRANICA
On perd beaucoup... décidément, je n’en ferai pas venir... Et, comme nous partiron < demain pour Paris, tu payeras à ton hôtel toutes les petites notes !...
MUGUIBOULE.
Naturellement...
CAPRANICA
Et... les miennes.
BRIGCIROCLE.
Et les vôtres !
CAPRANICA, toTtaot ua imqart d'nM de ici poche*.
Les voilà justement... il y en a pour dix-sept cent vingt-deux francs.
• BRIGUIBOULE. cfltaytf.
Dix-sept cent vingt-deux francs! (s« grattant ioro.ii*.} Diable!
CArfiANJC.l.
Tiens, dix-sept cent vingt-deux francs! quel singulier hasard... et comme cela sc renconlru !
BR IGCI BOULE.
Quoi donc?
CAPRANICA
C’est précisément le revenu d’une petite métairie... lucquoise que j'ai oublié de te mettre MIT la tête.
aaicnaouLE.
Une métairie?
CArRARICA.
Donne-moi de quoi écrire , je vais tout de suite réparer cet oubli.
BMCtaiOIILB,
Voilà, voilà, mon bienfaiteur.
CA TRAM CA, âcri»ant.
Dix-sept cent vingt-deux francs! quelle coïncidence bizarre... compte les tiens pendant que j'écris.
BRIGUIBOULE.
Les miens?.,.