‹ Les oiseaux de proie drame en cinq actes de Adolphe Dennery par mm. Labiche et Arthur de BauplanChapitre 24 sur 103 · CAPRANICA, RR 11 H I ROC LE · texte numérisé non relu

CAPRANICA, RR 11 H I ROC LE

CtniAMCi, m^slib lire ua p»|Her .{u'il tient t U iiuiti,

Qu’csl-ce qu'il a?... Qu'avez- vous, petit f

UKK.l lJMIlLE, MHi(Hiuat.

Ah!..

BRIGLUIOCLE.

Je crois que je suis amoureux.

CtfUNCA.

Il n'y a pas de mal à ça... Et de qui?

BMGLIBOULE.

De l'une de ces deux demoiselles.

CAPUIHCA.

De laquelle?

BRICUBOCLE.

Je ne «iis pas au juste... Chaque fois que j’en vois une, c’est vers celle-ci que mon cœur m'entraîne. Chaque fois que je rencontre 1 autre, c’est vers celle-là que mon cœur s’envole.

CAPRANICA

Et quand vous les voyez toute» les deux a la fois?

URIGUiaoiLE.

Voilà... ça me tire des deux côtés... et ça me gène... Apres ça, je me dis, il y en a une qui est bien jolie... mais elle est si riche...

CAPRANICA

Je vous laisserai assez de bien pour pouvoir prétendre aux mains les plus élevées. Car voilà précisément ce que je relisais, c’est mon testament.

BRIGUROCLE.

Votre testament!

CAPRANICA

Oui, je viens de tester olograpiiiquementU.

BRICITBOLLE, alleu Jri.

Olographiquemenl!... se peut-il?

CAPRANICA

A part quelques legs ù des collatéraux fort éloignés... je vous ai tout donné, mon petit.

BRIfiUlBOVU, m.uuJ.bl.

Comment... à moi... tout... tout... mon noble bienfaiteur ?

CAPRANICA

Et je sens qu'il était nécessaire de me hâter... Ah!. ..

BRIGUIBOCLE.

Alton» doue, allons donc, vous avez encore pas mal de temps devant vous.

CAPRANICA

Non.

BRIGLIBOILE.

Si.

CAPRANICA

Non...

BRIGLIBOILE .

Si... si... Ah! je ne vous dirai pas que vous en avez encore... comme feu Mathusalem ! mai» enfin, je suis sûre que vous boulolterez encore un peu.

CAPRANICA

Approche un fauteuil.

BRIGLIBOLLE.

Voilà, bienfaiteur, voilà!... (u Ui pk«u un Cm mil.)

CAPRANICA’

Mets-moi un coussin sou» mes faibles pieds.

BRIGLIBOILE.

Deux coussins, bienfaiteur, ça n'est pas trop de deux, (u i<* (f.irjo rl NHi(Hrr. | Ail!...

CAPRANICA

Que de mal je te donne!...

BRIGI IHOI LE.

Ali! bah!

CAPRANICA

Pauvre petit!... A propos, as-tu de l’argent?

BRIGLIBOILE.

Je u'en ai pas besoin pour le moment, merci.

CAPRANICA

Non, tu ne me comprends pas .. je le dis...

BR IG li IBOLLE.

Non, non, non, vrai, merci... pas à présent, plus tard, après. (tmpirMt.) Après...

CAPRANICA

Oui, après ma... je sais bien... Mais je te demande si tu as à ta disposition une somme un peu importante... parce que, vois-tu, ami, dans la prévision de ce qui sera bientôt... (n *»■p.i*.) Ah!...*

Ufilt.l IBom;, NMpirnat.

Ah!

, uniiou.

Je ne crois pas necessaire de faire venir des fonds hongrois, toscans ou va laques... cela le ferait des frais de banque, et tu perdrais sur le change. ..

BHIGt'lBOITE, d'n» Un. uataret.

Ah! on perd sur le change?.. Je savais pas...

CAPRANICA

On perd beaucoup... décidément, je n’en ferai pas venir... Et, comme nous partiron < demain pour Paris, tu payeras à ton hôtel toutes les petites notes !...

MUGUIBOULE.

Naturellement...

CAPRANICA

Et... les miennes.

BRIGCIROCLE.

Et les vôtres !

CAPRANICA, toTtaot ua imqart d'nM de ici poche*.

Les voilà justement... il y en a pour dix-sept cent vingt-deux francs.

• BRIGUIBOULE. cfltaytf.

Dix-sept cent vingt-deux francs! (s« grattant ioro.ii*.} Diable!

CArfiANJC.l.

Tiens, dix-sept cent vingt-deux francs! quel singulier hasard... et comme cela sc renconlru !

BR IGCI BOULE.

Quoi donc?

CAPRANICA

C’est précisément le revenu d’une petite métairie... lucquoise que j'ai oublié de te mettre MIT la tête.

aaicnaouLE.

Une métairie?

CArRARICA.

Donne-moi de quoi écrire , je vais tout de suite réparer cet oubli.

BMCtaiOIILB,

Voilà, voilà, mon bienfaiteur.

CA TRAM CA, âcri»ant.

Dix-sept cent vingt-deux francs! quelle coïncidence bizarre... compte les tiens pendant que j'écris.

BRIGUIBOULE.

Les miens?.,.

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