HEURE
Ma mère est absente en cc moment, monsieur, elle sera bientôt de retour, et si vous avez à lui parler...
CUATEAURAYNARO.
Oui. mademoiselle, oui, nous avons besoin d’entretenir mademoiselle de Guéraude; mais avant, il est très-important que vous consentiez à m’entendre.
miss.
Moi?
CHATEAURAYNARD.
Vous n’hésiterez plus, mademoiselle, quand je vous aurai dit que c’est de madame la duchesse elle-même que je désire vous entretenir.
Je vous écoute, monsieur.
UHATEAURAYNARD.
Mademoiselle, vous l’aime* bien tendrement, madame la duchesse?
HKI.ÉNE.
Si je l’aime !
aumiWATKARD.
Pour elle, pour son honneur, aucun sacrifice, j’en suis sûr, ne coûterait a votre Ame...
, HELENE
Je donnerais ma vie sans hésiter, monsieur... mais...
OLATEAURATNAHD.
Noble jeune fille !
HELENE
Mais où voulez-vous en venir ?
crateauraynard.
A vous dire, mademoiselle, que madame la duchesse a fait choix pour vous d'un mari.
HELENE
Un mari! Vous connaissez celui qu’elle me destine ?
CHATEAUKAVNAUO.
J’ai riibnneurde vous le présenter, c’est monsieur le vicomte Georges d’Armenon ville.
HELENE, «TOC effroi.
Monsieur 1...
D’ARMENON VILLE.
Crovez, mademoiselle, que ce mariage serait le but de mes rêves Us plus doux, de mes espérances les plus chères...
Cil ATF. AURA YNA RD, kM.
Je dois vous dire, mademoiselle, qu’à ce mariage sont attachés le repos, la considération, le bonheur, la vie même de madame de Guéraude.
HELENE
Grand Dieu! ma mère! mais ne me trompez-vous 'fias, monsieur?
CHATEAURAYNARD.
Vous pouvez douter de ma parole, mademoiselle ! (atcc t*rui.) Vous ne me connaissez pas... mais j’ai fait avertir madame la duchesse que je l'attendais. Dans un instant elle sera ici... Entrez là dans ce petit salon qui donne sur le jardin... Ecoute* •ans hésiter, sans hésiter, vous le pouvez, la conversation que nous aurons ensemble, et vous comprendrez, mademoiselle, de quels vœux ardents madame la duchesse appelle ce mariage, vous comprendrez que de son accomplissement dépend l’existence honorable ou Uélrie de celte mère adorée.
HELENE
Oh ! s’il en est ainsi !... ma mère, quelle que soit ta volonté, je me soumettrai.
CHATEAURAYNARD.
Sublime enfant!... on vient... c’est madame la duchesse... vite... vite, mademoiselle, (il h co&iiou •)«■* u peut mIm.) Et surtout ne perdez pas un mot. (il ferme b port*. «» *n *ere <ran*»nl ,| M trtw
lace A fcc* itk d'ArinenonvIife inUnl.t.) Eli bien ! elle ACCCpte.
D’ARMENON VILLE.
Elle accepte... si sa mère ordonne mon mariage.
CHATEAURAYNARD.
Et la duchesse l’ordonnera.