SCÈNE V
HENRI, MO t trnu, GEOKGINA.
HENRI, u croyant tcul.
Elle aussi dans un mois elle sera mariée...
CEOnOIRA.
Un mois, monsieur de Clamarins, c’est plus de temps qull n’en faut pour être consolé.
mu.
Vous m 'écouliez, madame ?
GEORCINA.
J’entendais , mais je n’écoutais pas.
HENRI, M lr*iDt.
Pardon, madame?
geqrcina.
Est-ce que vous m’en voulez, monsieur, de l’intérêt que vous m’inspirez... et croyez-vous qu’il y ait un piège dans chaque conseil que Von se sent porté à vous donner.
HENRI
Faut-il vous parler franchement, madame?
GEORCINA.
Oui, certes.
HENRI
• Tout û l'heure, ici même, on m’a conseillé de me méfier de ceux qui m'entourent; on dit qu’il y a des gens oui «Mit mes ennemis, et VOn assurait que vous étiez peut-être le plus dangereux de tous.
BSOSIHIA.
Moi!... et vous l'avez cru?... Vous pensez...
HENRI
Je pense que vous êtes jeune, que vous êtes belle, que je ne vous ai fait aucune injure. Je pense qu’eiuska-vous civilement « vous venger de moi, il faudrait que votre cœur fût bien endurci pour me désirer plus malheureux que je ne suis.
GEUHGINA, à part.
Pauvre jeune homme : (mut.) Monsieur Henri?
Madame ?
GEORCINA.
C’est donc une passion bien prof-i mie. Lien ineffaçable que vous a inspirée mademoiselle de Guérandc ?
HENRI
Oui.
GEORCINA.
Et vous n’avez personne à qui vous puissiez confier le secret de votre douleur et de vos larmes?
Il EN RL
Je nui que ma mère, madame, et si je lui disais ce que je souffre, elle en mourrait !
GEORCINA, rà».
Votre mère ?...
HENIU.
Ce mot vous a touchée... J’avais raison de ne pas vous croire mon ennemie.
GEORCINA.
Vofie mère m'a rappelé la mienne... voilà pourquoi je suis émue... Et, quand je venais à vous tout à l’heure, quand ic vous donnais un conseil, éfttit-ce d’une ennemie bien cruelle 7
ÜE7UU.
Et quel conseil m’offririez- ous qu’il me soit possible de suivre? Vous me direz d’oublier : in’cn donnerez- vous La force? Tenez, madame, on m’a dit de me méfier de vous; eh bien, moi, c’est à vous que je vais me confier.
GEORCINA, -tac béùntioa.
A moi!... mais...
IIENRl.
C’est à vous que je veux montrer, pour la première fois, l’affreuse blessure qui me lue. Il y a quatre ans, madame, que je l’aime k l'adoration; depuis quatre ans, elle est mon unique pensée, le seul but de ma vie ! Chaque homme, vous le savez, a ses jours d'ambition, ses rêves de gloire, ses désirs passagers de grandeurs... Moi, je l’associais a chacun de mes rêves, à