‹ Les oiseaux de proie drame en cinq actes de Adolphe Dennery par mm. Labiche et Arthur de BauplanChapitre 53 sur 103 · I -ES OISEAUX DE PROIE · texte numérisé non relu

I -ES OISEAUX DE PROIE

chacun de me* désirs. Je n'avais d'ambition que pemr elle. Je ne connaissais d'air pur, de riante campagne, de pays enchanteur, que le pays quelle habitait, que Pair que nous respirions ensemble! Su mète ne me permettait pas rentrée de sa demeure; mais je guettais chaque jour son passage, et quand, par hasard, je l avais vue me sourire, je ne me sentais pas nullement heureux, je me sentais meilleur; j'avais des consolations pour la souffrance, des secours pour le malheur! Et les pauvres me bénissaient, pour des bienfaits qui n’étaient que hui ouvrage à elle! C'est ainsi que j'ai vécu, av ilit qu'un rayon d’espoir vint illuminer mon amour, l u jour, il m'a été permis de me rapprocher d'elle, de la voir, de lui parler presqua toute heure ! Oh ! comme j étais heureux alors ! Elle Usait «ans mon âme, elle avait compris le ravissement de mon cœur, clic a compris aussi l’horrible torture qu’il m’a fallu subir en renonçant à elle ! Et cependant, pas une plainte n’est sortie «le sa bouche, pas une larme ne s’est échappée de ses yeux, lorsqu'on a publié devant moi qu’elle était fiancée à un autre! El savezvous pourquoi j’existe, pouiquoi je n’en finis pas avec celte douleur qui me semble a chaque instant arrivée à son comble et qui pourtant grandit toujours .' Cesl par pitié pour elle, madame, c'est quelle peut encore détourner la tète et ne pas voir mes larmes, et ne pas croire à mon désespoir; c'est que j'aime mieux quelle pense : « Je l’ai rendu bien malheureux; mais il se console; » que si elle se disait : * Je l'ai trompé, trahi, et il en est mort ! »

GEOIUUHA, k part.

Ah ! comme il souffre , sa douleur me fait mal ! Hum, m<« cMiHioB.) Monsieur Henri, vous aviez raison tout à l'heure. Ce serait une mauvaise action de ma pari, ce serait une lâcheté de conspirer votre perte.

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