‹ Les ombres chinoises de mon pèreChapitre 157 sur 180 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

ROSE, BURKAR.

ROSE

Cher Burkar, ah ! parlez, je vous prie, quelle nouvelle avez-vous ?

BURKAR (il entre par la gauche).

Je viens du château de Fichtemberg. Je suis entré sous prétexte d’offrir aux domestiques du château de m’acheter quelques champignons ramassés en route. J’avais l'espoir de savoir des nouvelles; mais la concierge, qui a bien voulu prendre mes champignons, ne m’a entretenu que de la servante qu’elle vient de congédier et qu’elle cherche à remplacer. J'ai promis, pour en finir au plus vite avec son bavardage, que si j’en trouvais quelqu’une qui puisse lui convenir, je la lui enverrais.

ROSE DE TANEBOURG.

ROSE

Bon!... c'est cela!... oh! la bonne idée!

BURKAR.

Comment, que voulez-vous dire?

ROSE

Oh ! que je suis contente !... Écoutez : je prends le costume de la fille d'un charbonnier; je donne une teinte de fumée à mes mains et à mon visage; vous venez avec moi chez la concierge et vous tâchez de me faire entrer à son service. Alors... je saurai bien arriver jusqu’à mon père; je ferai en sorte d'adoucir son infortune et peut-être me sera-t-il possible de le délivrer... je cours annoncer cette bonne nouvelle à Gertrude qui voudra bien, je l’espère, me prêter ses habits ( elle se retourne et sort par la droite .)

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