‹ Les ombres chinoises de mon pèreChapitre 158 sur 180 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

BURKAR, GERTRUDE.

GERTRUDE ( elle entre par la droite).

En voilà bien d’une autre!... notre jeune maîtresse, la fille de l'illustre chevalier de Tanebourg veut maintenant se faire servante!...

BURKAR.

Et tu consens à ce qu'elle s'expose ainsi ?

ROSE DE TANEBOURG.

GERTRUDE

Crois-tu que je n’aie pas fait tous mes efforts pour l’en détourner?... Mais elle le veut absolument et il faudra bien la laisser faire; car c’est peut-être une inspiration du ciel. — Que Dieu donc la protège.... Elle est à faire sa toilette avec mes habillements. Vous déjeunerez en route, et tu auras bien soin de la guider comme il faut dans les sentiers les plus difficiles. Songe, Burkar, que c’est la fille unique de notre bienfaiteur, aujourd’hui malheureux captif, que je confie à tes soins. — Allons, je vais lui dire adieu. Je resterai à pleurer dans notre chaumière; car je sens que cette séparation va me fendre le cœur ( elle se retourne et rentre par la droite).

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