‹ Les ombres chinoises de mon pèreChapitre 173 sur 180 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

ROSE, HEDVIGE {elle entre par la gauche).

HEDVIGE.

Ah! Rose, est-ce bien toi ?... Ah !... je voulais dire: mademoiselle Rose. Mon Dieu ! Que tout cela est extraordinaire !... Aurais-je jamais pu deviner, aussi, que not’ servante fût une noble demoiselle deTanebourg? — - Pardonnez-moi, je vous prie, les vilains mots que je vous ai dits si souvent. Ah ! bien sûr, si j’avais su, je me serais autrement comportée envers vous.

ROSE

Je vous pardonne de tout mon cœur, ma chère Hedvige, mais à condition que vous écouterez les avis que je vais vous donner : je rends justice à vos bonnes qualités; car vous êtes bonne ménagère, infatigable au travail, économe; vous êtes même serviable et prévenante... tant que rien ne vous contrarie; mais lorsque vous ne vous possédez plus, vous faites le tourment de tout ce qui vous entoure et de vous-même. C'est à ces colères que vous devez votre réputation de méchanceté car l’on dit, à

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