‹ Les ombres chinoises de mon pèreChapitre 57 sur 180 · scène vu · texte numérisé non relu

scène vu

ROBINSON père (il entre en scène far la gauche, apres avoir défasse le fauteuil, s'asseoit et pose une ,ambe su,

le tabouret).

grae ROBINSON (après avoir dépassé le fauteuil, elle se retourne vers son mari).

ROBINSON PÈRE

Ah! ma femme, je ne suis pas bien aujourd’hui , je sens des douleurs dans les __ jambes qui me font craindre d’être oblige de

aarder le lit. Je ne pourrai donc point me débarrasser de ma vilaine

goutte !

ROBINSON CRUSOÉ. — ACTE Ier.

Mme ROBINSON.

Il faut prendre patience, mon ami.

ROBINSON PÈRE

Le malaise que j’éprouve provient, sans doute, d’avoir très peu

dormi cette nuit !

Mme ROBINSON.

Et par quel sujet, ton sommeil a-t-il été troublé, mon ami ?

ROBINSON PÈRE

Par l'inquiétude que me donne notre enfant qui a un goût très prononcé pour la marine.

Mme ROBINSON.

Je lui ai déjà dit toute la peine qu’il nous fait , mais il ne paraît pas m’écouter.

ROBINSON PÈRE

Il ne faut point, ma femme, vous lasser de lui faire des remontrances, afin de n’avoir, au moins, rien à nous reprocher. Dis-lui donc de venir me parler; je veux encore lui donner quelques conseils ( Mme Robinson rentre dans la maison).

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