‹ Les Omnibus du langageChapitre 10 sur 23 · ÉRYSIPÈLE · texte numérisé non relu

ÉRYSIPÈLE

L'adjectif d'ÉRYSiPÈxE est érysipéxateux.

ESCL.IA'DRE. —Prononcez, et dites ; L'n ESCLANDRE , et non : L'ne esclande.

ESPADOX, large épée. — Dites : Esp.aeon , et non : Espadrox. ^

ESPÉRER. —Ce mot n'a jamais signifié attendre. JYe dites pas '. Espérez un moment pour : Attendez un nioment.

PTe dites pas aussi : J'espère que tous Tons portez mieux ; j'espère que -vous fûtes hier content de moi. On n'ESPÈRE ni une chose présente , ni une chose passée ; l'espérance se porte sur l'avenir. J'espère que demain \ous vons porterez mieux; j'espère que sous peu \ous serez content de moi.

ESQUI-\A\'CIE. — Dites : EsQriNANciE , ei non : Esqcilancie.

ESQUISSE, ÉBAUCHE. — L esquisse, est un modèle incorrect de l'ouvrage ; l'ÉBACCiii: est la première forme donnée à cet ourrage. Esquivez ce dessin , -vous l'EniccHEKEZ ensuite, et demain vous le tel minerez.

ETRE, — Est-ce là Totre livre? Oui, c'est LUI. Ce mot LUI Ç5l une foula. Répondez : Oui , CE l'est, ou bien : Oui, c'est mon livre. — Sont- CE là vos parens ? Oui, ce les sont. Répondez •: Oui , CE SONT EUX. — SoNT-CE là \os nièces? Oui , ce les sont. Répondez : Ce sont elles. Règle : Quand on parle de choses inanimées , on doit répondre : Ce l'est, ce les sont, ou répéter le nonl de ces choses j mais il faut répondre : C'est lui^ c'est elle, ce sont eux , CE sort elles, quand on parle des personne».

ÊTRE OBLIGÉ. — Être obligé ne se dit des choses que quand il marque une nécessité physique. Exemple : Un poids mis dans la balance contre un plus grand est obligé de monter. Il y a donc une faute dans : L'amitié est obligée d'ÊTRB constante: car l'amitié est un devoir moral, et non une nécessité physique. Dites: L'amitié qoit être constante.

ÉVANGILE, — iVe dites pas î Une évangile Dites : Un évangile.

ÉVEÎVTAIL. — Dites : tw éventail , et non

Une éventail.

ÉVITER. — Ce mot signifie fuir. On ne peut donc pas dire : J'ai évité bien des chagrins à mon ami ; f«/- j'ai fui bien des chagrins à mou ami ne signi^rait rien. Dites : J'ai éfàjlgké i)îc« des chagrins à mon ami.

EXCLURE. — On dit : Cette femme est ex^ G LUE de la bonne société , et non : excluse,

EXCUSE. — Ne dites pas : Je vous dew.vnde excuse. Dites : Je vous fais mes excuses. {F'orcz Demander.)

EXIL , BAXXISSEMEA T. — Il est important de bien employer ces deux mots : L'exil est »me disgrâce , le bannissement une peine infamante. L'exil est prononcé par l'autorité , le BANNISSEMENT par la Justice.

EXORDE.— iVe dites pas : Une exordc. Dites : Un exorde.

EXPLICITE, I3IPLICITE. — Explicite signifie expliqué, développé. Volonté explicite. Implicite signifie le contraire. Foi imblicite.

TJW1\È£.— Dites : U l'a fait exprès, et non P.ir exprès.

FACE. — Ne dites pas : En face le château. Dites : En face du château.

FAÇOX.\EUR. royez Chipoteur.

FAIW, APPÉTIT. — C est le besoin qui h\t naîlre la faim, I'appétit a pins de rapport au goût; la FAIM est pressante, l'ArpKTiT est plus

délicat. On dit: L'appétit vient en rrfângcant^ ou i:e dirait pas cela de la faim.

FARCE. — IVe dites pas : Cet homme est FARCE. Dites : Il est farceur.

Farce ne s'emploie pas pour FPiASQUE, ce dernier signifie mauvais tour; le premier signifie au contraire bouffonnerie. Avant de faire des fabces il avait £ait des frasquss qui Tout conduit eu prison.

FER. {F oyez a. cheval.)

FÊTE-DIEU. — C'est la fêle du Saint- Sacrement. Dites : La Fête-Dieu, et non : La Fcte de Dieu, ni : La Fête a Dieu.

FIBRE. — Dites : Des fibres délicates, ei

//o/i : Des "fibres délicats.

FILIGRANE, ouvrage d'orfèvrerie. — Tfe]

dites pas : FihKGRkMUT.. \

FFV. — Dites : Vous avez pris la bille trop fin,

et non : Trop fine.

FliViR, DISCONTIiVUER , CESSER.—

On FixiT en achevant TouM-age; on discontinue en rinlcriompant monieulauénient; on cesse eu rabandonnaiit.

FIXEMENT. Prononcez : Fixement, et non : Fixement.

rrSER. — Ce mot signifie ARidTEr.. rVc dites <lonc pas : Plus je nxF. madame, pins je 1;^ tronve belle. Ce/a signifierait : Pins j'arrête madame, plus je la trouve belle. Dites : Plus je fixe mes regards sur madame, plus je la trouve belle.

FLAIRER. — C'est sentir avec le nez ; fleurer, c'est répandre une odeur. Dites : Je flaire cette rose parce qu'elle fleure bon.

FLANQUER est un terme d'architecture. — IVe dites pas:l\ lui a flanqué un soufdct, mais : Flaque; c^r ce dernier mot signifie appliqué, LAKCÉ , JETÉ avec impétuosité.

FLEG:»IE. -r Prononcez le g.

FLU.IIE. — Ce mot n'est pas français. Dites : Flegme.

FORTUNE. — Ce mot signifie heureux et non RICHE. JVe dites donc pas : Un homme fortuné pour : Un homme riche.

FOUDRE, se dit au féminin pour ce trait électrique qui parti d'utie nuée frappe la terre ; et au masculin d'un héros qui bat avec vigueur ses ennemis : Ce guerrier est un foudre de guerre , il anéantit ses ennemis comme la foudre anéantit ce qu'elle touche.

F OVUCRV.— Dites : Pied fourché , cl non : Pied fourchu.

FRAIVCmSE. — La franchise est dans le

caractère , la VÉRITÉ dans le discours, la stnck RITE dans le sentiment. Un homme franc qui aime avec sincérité , le dit avec vérité. >^e co!ifondez donc pas ces trois mots.

FF.AIVGîPAiVE. — Dites : Frangipane , el lion: Franchipane.

FRAÎVQUETTE. — Dites : A la bonne franquette , et non : Flanquette.

FRELATÉ. — Prononcez : Frelaté, et non.

Ferlaté.

FilELUQUET. — Prononcez : Freluquet, et non : Ferluquet.

FRïAIVD. — Ce mot se dit de celui qui aiine, recherche, connaît et savoure les morceaux dé'icats. Ne confondez pas le friand aveclc gourmand qui avnc à faire bonne chère, et encore moIn;i avec le glouton, qui, dans sa voracité , semble tout engloutir dansson estomac. Goinfre et goulu sont des expressions dont il ne faut pas se servir , quoiqu'elles soient françaises.

FmiYGALE. — Dites : Cet enfant a la faîmtalle, un appétit dévorant, et non : La fringale.

FPJÏIE. — -A'e dites pas : INons frisons ni nous frioks , mais : Nous fesons frire ; des pommes de terre frïtes.

FROïBErR. — Indifférence, inscmibilité.

FrcidlTlI , froid répandu dans l'air. Diitîi}guez donc la valeur de ces deux mots, et dites : J'ai bupporté la FKOiDunE des climats; mais je n'ai pu endurer la froideur des grands.

FROIBIR. — Ne dites pas avec V Académie : Il a laissé froidir son diuer. Dites avec tous les auteurs : Il a laissé refroidir son dîner.

FtW.RAlLLES ET OBSÈQUES présentent une différence assez marquée : le mot funérailles marque le deuil , et celui d'ossÈQUES , le convoi. La douleur préside aux funérailles, la piété conduit les obsèques.

FUR A MESURE. [Voyez cette expression , page 3.)

FURIEUX. — L'homme furieux n'est pas toujours FURiBOXD , c'cst-à-dirc qu'il n'est pas naturellement disposé aux accès de furie. 5Iadame de Sévignc, l'une des femmesles pUis splituelles du sièc'c de Louis XIV, a dit : Il furibonde, pour il faille furîeux. Ce mol n'a pas fait foi-tune.

FUT. — Il fut ne peut jamais être employé pour il ALLA. JVe dites do c pas : Il fut trouver son ami. Dite* : H alla Irouver son r.mi. {Voyez

âge 5.)

GAGE. *- Il faut donner à chaque mot son emploi : Gaob, appoîntemens, HONDRAinEs, émo- LURiENS ne doivent pas se confondre : gage est le salaire des domestiques, appointemens se dit des emplois plus relevés, et HO^ORAlRES , émo- LUME^'s, pour les maîtres qui enseignent, pour celui dont on obtient quelque conseil, quelque^ service honorable.

Les GAGES de cet lionnête domestique ne sont pas moins honorables que les appointejiens de' ce commis et les iîonoPvAires de ce professeur et de cet avocat. La probité ennoblit tous les termes.

GARDE. — Ce mot est masculin quand il désigne une ou plusieurs personnes tirées d'une totalité. jE-xx^m/^/e : Un garde marine, c'est-àdire, de la marine; un garde royal, un garde national , c'est-à-dire un homme qui fait partie d'un corps qui porte le nom de garde royale, de garde nationale , etc. Mais garde est féminin quand il désigne tout le corps. Exemple ; La garde royale , la garde nationale.

GASTRIQUE. — Ow dit : Artères gastriques, suc GASTRIQUE , pour désigner les artères de l'estomac, et un suc qui sert à la digestion. On dit : Une gastrite, pour exprimer une inflammation de l'estomac. IV' allez dune pas dire:

Gastrite pour gastrique , gastrique pour gastrite.

GAUDROIVIVER. — C'est tourner des tètes d'épingle à l'aide d'un rouet. Godronner , c'est faire des moulures à l'argent, au bois, etc., c'est faire au linge des plis qui imitent ces moulures; enfin goudronner signifie enduire avec le suc d'une plante résineuse nommé goudron. C'est donc à tort que tout le monde confond ces trois mots.

GEAI, — N'écrivez pas : îS'oir comme du geai , mais bien : Comme du jais. ( Voyez ce dei'iiicr mot.)

GÉAXTE.— Z)//e5.- Géante, et non • Géane.

CEA'IE. — Officier de génie signifie officier qui a du génie. Officier du génie signifie officier qui appartient au corps nommé le génie. On peut donc être un officier du génie sans être un officier de génie , et réciproquement.

GEîVS. — iVe dites pas : Les "vieilles gens sont rancunières, sont bavardes , mais: Rancuniers, BAVARDS. Le mot qui qualifie gens est du féminin , placé avant lui immédiatement ; il est masculin 4placé après.

GÉSIER. — Dites : Gésier , et non : gigier.

GIBELOTTE. — Dites : Une gibelotte de lapin , et réservez le mot civet pour désigner un ragoût fait de chair de lièvre.

in G

GiFFLE. — Ge mot n'eét pas plus fjanr.'iis que son synonyme calotte.

GISEi\T — Prononcez : Gissent. Des malheureux GISENT sur la paille.

GLISSADE , GLISSOIRE. — Beaucoup de personnes, et surtout les écoliers, confondent CCS deux mots.

Une GLISSADE se dit de l'action de glisser. Une GLISSOIRE est un chemin frayé sur la glace pour glisser.

GOULIAFRE. -- Terme bas et populaire.

Prononcez : Gouliafre , et non : Gocyafre.

GOUTEU. — On dit : Goûter un mets , goûter d'un mets, et goûter a un mets. On goûte UN mets pour savoir s'il est bon ou mauvais ; on goûte d'un mets , lorsqu'on en mange comme aliment; on goûte a un mets pour savoir s'il y manque quelque chose , et dans le dessein d'ajouter ce qui y manque. Dites : J'ai goûté ce vinlà et Je l'ai trouvé bon; j'ai mangé du rôti , mais je n'ai pas goûté des ragoûts; ce cuisinier a goûté dix fois A cette sauce avant de la servir.

GOUTTE. — ZVe aites pas -.'Mon père ressemble à mon frère co'nmc deux gouttes d'eau. Dites : Mon père et mon irère se ressemblent comme deux gouttes d'eau.

GRACIER. — Ce mot n'est pas dans les dictionnaires ; il nous semble cependant qu'il ne fi-

garerait pas mal k la suite de cr-Acr. . graclvele, dont il compléterait utilement la série.

GRiUnLlîUE. — Le petit-fils de d'Aguesseau, ayant été admis dans une société littéraire, disait Jiiodesîemcnt qu'où l'avait reçu à cause de sou GRAND-PÈRE. Lc grammairien Beauzée lui répondit : Je l'ai Lien été à cause de ma grandmère (Grammaire). Plusieurs prétendent que c'est celte plaisanterie qui a donné lieu à la prononciation -vicieuse de granî^ière pour gram-maire.

GRÎBOUÎLLEP», GRIBOUILLAGE, GRIF- FONNER , GRIFF0-\3.'AGE. — Quoique ces quatre mots soient également consignés dans les dictionnaires modernes, employez toujours les deux derniers de préférence, comme plus propres que les deux autres à réveiller les idées qu'ils sont destinés à exprimer.

GRIGXON. — Les écoliers eir.ploient le mot GRIGNOTE pour désigner le coté jaune et doré de la croûte du pain. C'est grignon qu'il faut dire.

GRIiVGALET. — Ce mot, que beaucoup de personnes emploient, n'est pas dans les dictionnaires. Dites : Fluet.

GROGîVER. Ce mot signifie bien témolî^ner du mécontentement par des mots à moitié articulés entre les dents; mais on ne peut pas dire GROGNER quelqu'un. Dites : Vous grognez sanscesse contre moi ■,\\ serait mieux, cependant, de

lie pas employer ce mot trivial. Grogkasser u'c&t point français.

GBOLLE , espèce de corneille. — N'employez donc pas ce mot pour désigner de marnais souliers. Dites : Des savates.

GROS , EPAIS. — Une chose est grosse par la grandeur de sa circonférence ; elle est épaisse par l'une de ses dimensions. Un arbre est gros ; une planche est épaisse.

GllUMEAU. — Portion de lait ou de sang caillé : Bfe dites pas : Grumeleau ; grumeleux est l'adjectif de grumeau. Ce lait est plein de

GRUMEAUX ; il est GRUMELEUX.

GUÈRE. — On dit bien : Il s'en faut de beaucoup, }}iais on Jie doit pas dire : Il s'en faut de GUÈRE, il ne s'en est fallu de guère. Dites : Il ne s'en est guère fallu.

GUEÏ. — Dites : Les oies sont de bon guet, et non : Les oies sont de bonne guette.

GUIGIVOL ANT , GUlGIVOIVAlVr. — Ces

mots ne sont pas français ; il faut dire : Avoir du GuiGKON , et mieux : Du malheur.

HABILETE, HABILITE.— Il est rare de ne pas voir confondre ces deux mots , malgré la différence de signification qui les distingue.

Le premier signifie talent, savoir, science. Dites avec Barthélémy : Il a remporté des victoires par sou courage et sou habileté , c'est-àdire par sou courage et ses talens militaires. Ha- BiLiTÉ siguifie aptitude, qualité requise; et ne s'emploie guère qu'au barreau , comme dans : Son Habilité à succéder, etc..

HÉMORRAGIE. — Puisque ce mot signifie par lui-môme perte de sang , vous ne pouvez pas plus dire : Une hémorragie de sang que du feu chaud , de Veau humide.

HER3IÉTIQUE3IEXT.— 3oz/j avons entendu de nos propres oreilles , dire : Cette porte est arithmétiqle:sient fermée. Dites : Hermétiquement. Quand on ne connaît pas la valeur des termes, il vaut mieux ne pas les employer.

HESITER, — IVe dites Jamais : Je n'hésite point DE faire telle chose. Dites : Je n'hésite point A, etc.

HEURE. — Sî vous ignorez l'heure qu'il est : Dites : Quelle heure est-il ? Si vous entendez l'heure sonner et que vous vouliez savoir l'heure qui sonne , dites : Quelle heure est-ce ? 3 e dites pas : Yous vous êtes levé trop a bonne heure , mais DE trop de bonne heure.

HIATUS. — Dites : L'hiatus, bèz-iatus , et non : Le hiatus, de hiatus.

HOIVTEUX. — ^*articulez pas le t fuial dans: C'est iioyTEVx.»P/'Cfio/iccz : Ce honteux.

HORLOGE. — Dlles : Une liorloge , et non : Un horloge.

HOROSCOPE. — Dites : Un horoscope, et no'i : Une lioroscopo.

ÎÎOKTE]\SlA. — Z)/y^5 : Une belle horlen-

KOTEL. — Difes : Un hôtel , et non : Une hôtel.

IIOUSSARD, lïOUSARD, HUSSARD.—

Ces trois mots sont reçus; mais hussard est le plus généralement employé.

HUMEUR. — Etre d'humeur a.... marque rinclination naturelle ou habituelle. Exemple : Il n'est pas d'humeur a souffrir une insulte. — Être en humeur db , dénote une disposition actuelle qui n'est pas une habitude. Exemple : Je suis EN humeur de faire c*^ qu'on \oudra.

HYMXE, cantique que l'on cliante dans les églises chrétiennes. — Dites : Une hymne. ^Ims ce mot désigne aussi un poèjuc en usfige chez les anciens; alors on dit: Un hynme.

niTOCOiVDRE, homme bigarre, mélancolique.— Dites : Uypocondre, et non : Htpo-

CONDS.

ÎBZDEM, s-giiifie dans le même lieu; idem, la même chose; et itt.m , de plus.

ICr. — Ces jours ici, ces livres ici, sont des locutions aussi incorrectes que som?.iË consî.- QLENTE. Z)/^e.5 : Ces jours-ci , ces livrcs-ci.

IDEE. — On a dans I'idée ce qu'on pense, on le croit. On a dans la tÈte ce qu'on veut, on y travaille; nos inif»gindlions , nos espérances sont dans l'iDÉE, et nos desseins dans la tête.

Ne dites pas : L'idée lui a pbis d'aller à Pari";. Dites : L'idée lui est venue d'aller à Paris.

■ IL n'y a qu'à pleuvoir, mauvaise expression. Dites : S'il pleut-

llUÎTER. — Dites : Lviiter une exemple , quand ce dernier mot signifie modèle d'écriturr, de dessin , etc. ; et : Sun p.e un exemple, lorsque EXEMPLE est pris dans le sens de conduite, manière de se conduire.

nm.lTÉRÎEL. — Immatriculer, immédiat, immémorial, immense, i;n?nensément , imme;-sif, immeuble , im.migraticn , imminence, immiscer, immobilier, immodéré, immoler, immonde, immoral, immortel, iPiimuable, cfc. Prononcez : I?.i - mater ie l , im - matricules , iM-MÉDîAT, etc., etc., etc. Immanouable est le

seul mot commençant par im, dont les deux m ne se prononcent pas. Prononcez donc : In-man- QUABLE , et non : Im-manquable.

ÏSOÏOENT. — {Voyez Emineist.) IMPAMBOIVIVABLE. — Ce mot ne se dit que des choses. Aussi Tcxpression homme impardonnable est-elle blâmée par tous les grammairiens.

IMPASSE. — Ce mot , que nous de\ons à Voltaire, doit faire oublier son synonyme.

IiVCEIVDIE. — Un incendie , et non : Une incendie.

ïiV DOUZE / IIV-DIX HUIT , ÏIV FOLIO ,

I^^-QUARTO., ÏIV- TRENTE-DEUX. — Prononcez : IiN-douzc, iN-dix-huit, etc., et non : iNE-douze, iNE-dix-huit, etc.

IIV-OCTAVO. — Il n'en est pas de même de ce mot, qu'on prononce : I-noctavo.

INFESTER, INFECTER. — Infester yeut dire u'a\;îger ; infectsr signifie répandre une mauvaise odeur. Exemple : Les cosaques ne se sont pas^contentés d'iNrESTER Paris, ils l'ont en-

COre^-INFECTÉ.

INHABILETÉ , INHABILITÉ. ( Voyez Habileté.)

INTERVALLE. — Dues : Un intervalle , et non : Une intervalle.

ÎXTRUS. — Prononcez .- Ivtp.u , et non •

i.rcE.

îTlXCTriTR. — Ne dites pas : Il m'a in- M ctivé. Dites : Il a invectivé contre moi.

IPECACUA\IÏA, et non : Epicacuana.

ITALIAMS3rE , ITALICIS3IE , ITA- LISME. — Ces trois mots sont français, mais ■cond est préférable.

.VOIRE. — L'ivoire est BEAc,[ei Jioii : Belle.

JAIS , bitume d'un noir luisant. ^— JYe dites oas : Cela est noir comme du geai {voyez Geai), nais : CommeMu jais.

JE. — Ne dites pas : SE>s-je,fDrssE-je, dorse, etc., etc. , maisl: sexté-jc, DrssÉ-je, dorméet lorsque votre oreille est désagréablement rappée par le son , employez cette tor.rnure de ^référence : Est-ce qu« je dors, etc.

JET[D'EAU.[— '3e dites pas : Jeu d'eau.

JEUNES PERSO^VXES. -N'est-il pas bonus de voir à Paris des^^nseignes de maisons

l'éducation, ainsi conçues : Pension de jeunes

)ersonnes du sexe. Y a-t-il des jeunes personnes

[ui ne soient pas du sexe ?

a JO\CHETS. — Ne dites pas : Hckchets.' JOUER. — {royez ToucnER.)

JOUm. — Jouir d'une mauvaise santé, jocift d'une mauvaise réputalion , sont des locutions aussi ridicules que le seraient celles-ci : SouFfr.u^ d'une bonne santé , souffrui d'une bonne réputation.

JOUil. — Décidément on peut dire : Jo!:r OUVRIER , aussi bien que : Jour ouvrable ^ car ces deux expressions sont consignées dans ious les dictionnaires modernes,

JÎJIFIIESSE, JUlVilESSE. — Ces mots, que quelques personnes emploient, ne sont point français. Dites : Juive,

JUJUSE. — Dites: Lx jujube, et non : I.e jujube.

JUSTE. — Comme de juste est une expr(.,<-.sion aussi vicieuse que le seraient connue d:; Yrai, comme de faux. — Dites : Goaime il est juste.

RîîlSCH-ll^ASSE?». — Pro/zo/î^e; : Kirciî- TA.Z , OU simplement : KiRcn.

LA.— {Ployez Oh.)

LA!îOîJîl. — Chevnnvde labour iCE n'est pas correct. Dites : Clievaux dcLAcouR.

L Sr

LAÎDF.RON. — Dites : C'est une petite L.vtx, et non : Lne petite laideronne.

j mot signifie uoe personne laide, mais qui ncbi pas sans agrément.

LAISSE. — IS^'e dites pas : Mener des chiens A î.A laisse. Dites : Ex laisse.

LAISSER. — ]N"e laisser pas de ou ycE de. Ces locutions bizarres ne laissent pas d'tTF.E ou que d'ÈTRE employées par quelques écri^'ains; mais comme elles ne laissent pas que d'être vicieuses, il faut les éviter.

L AITOX. — Dites : Fil de laitox , et non : Fil de LOTOK.

LAÎVGÉES n'est pas français. Il faut dire : J'ai des ÉLAXCEMZXS au doigt , dans la tète, etc., et non : J'ai des lancées, etc.

LAATEP.XE MAGIE. — Expression vicieuse. Dites : Laxtekxe magique.

LAJIROIV. — Ne dites pas : C'est une larp.oxxE, mais une LARr.oxKESsE.

LAVIER, LÉllER, pour pierre à laver. Ces deux mots i:e soiit pas fjaneais. Dites : Evier.

LE. — Donnez-lui-LE, n'est pas correct. Dites : Donnez-LE-lui. {Voy. Moi.)

LECTEUR. — C'est celui qui lit, celui dont la fonction est de lire deramt un prince , une

communauté , etc. — LISEUR. Celui qui aim«ê à lire, qui lit par passion. Dites donc : Le lecteur du roi n'est pas un liseur de romans.

LEGUME. — Dites : De bons légumes , et non : de bonkes légumes.

LENDEMAIN?. — Ne dites pas du jour au lendemain , mais d'uN jour A l'autre , ou de la veille au lendemain.

LEJVTES. — Dites : Il a la tête couverte de lentes , et non : De lbndes.

LES, DES, MES, TES, CES, SES. — Prononcez : Le , de , mè , tè , ce.

Les père et mère , mes père et mère , ses père et mère; expressions condamnées par tous les grammairiens. Dites : Le père et la mère, mon père et ma mère , son père et sa mère.

LIAïSOIVdes^mots. — Unieune homme était au spectacle dans une loge, à côté de deux dames richement parées, mais dont la conversation annonçait bien le peu d'éducation qu'elles avaient reçu. Tout à coup le jeune homme trouve sous sa main un évent«il. « Madame , dit-il à la première , cet éventail est-il à vous ? — Il n'est point-z-à moi. — Est-il à vous? en le présentant à l'autre. — Il n'est pâ-t-k moi. — Il n'est poinz-à vous , il n'est pâ-t-à vous, dit le jeune homme ; ma foi je ne sais pâ-t-à qu'est-ce. »

Cette plaisanterie a couru dans les cercles et a donné naissance au mol pa-t-a-ql-'est-ce.

On a donné le nom de velours aux fausses liaisons formées par la lettre s, et cdui de cuir à celles qui sont formées par la lettre i; ainsi la première dame avait fait un velours, et la seconde un cuir.

LÎÎ50UR?*T: est une ville de France, LI-

VOUIWE , une ville d'Italie. ?\e les confondez pas.

LIBRAIRIE , MAIRIE, SEIGXEURIE.-

Dites : Librairie, mairie, seigneurie, et non :

LlBRAIRERIE , MAIRERIE , SEIGNETJRERIE .

L7\TEAU ,:;:LITEAU. — Dites : Serviettes à LITEAUX , et non : Des serviettes à linteaux j car ce dernier mot ne cesse jamais d'être un terme de menuiserie, de serrurerie, d'architecture.

LIRE. — Dites : Il faudrait que je lusse plus distinctement, et qu'il lût plus doucement.

LISEUR, —'{rorez Lecteur.)

LOSAJVGE.^ — Dites ; Uke losange, einon ; Uk losange.

LUETTE, morceau de chair à l'entrée du gosier. -'Dites : Luette , et non : Louette.

LUI. — Dites : L'aimant] attire le fer à soi , et non : L'aimant attire le fer à lui.

LTJA^ETlEîl. — PrononceM : Lunetier , et non : Lunetier.

LUROIV. — Ce mot n'est pas dans les dictionnaires.

et non : Luthériamsme.

MAGIVIFIQUE. —Mouillez gk, et ne prononcez pas : Manifique.

MAIRIE.— {Voyez Librairie.)

BIAE , IIÏALCONTEIVT , MALFAIIÉ , BlALGRACîEUX , sont consignés dans les dictionnaires; mais Malco]\iplaisant ne l'est pas. Dites : Peu complaisant. — Préférez aussi l'expression : On a bien de la peine à gagner sa \ie, à celle-ci : On a bien du mal à gagner sa \ie.

MAL EJVTENDU, QUIPROQUO. — Le MAL ENTENDU vient de ce qu'on a mal compris. Le QUIPROQUO, de ce qu'on a pris une chose pour une autre.

MALEJVTEIMDU. — lYe dites pas : Un mé-

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