TION
DRESSER. — Dites: Les cheveux me dressent A la tète y et non : Slr la tète.
Ma foi, vive Mignot , et tout ce qu'il apprête. Les cheveux cependant me dressaient A la tetc,
J'oi/cau.)
DROITE. — jVe dites pas : Celle femn>€ marche droite à son but. Dites : Droit. Mais m vous voulez indiquer qu'elle se tient droite et non courbée, dites : Elle inaiche droite.
DUUAIVT. — lYe dites pas : Travaillez duhA.NT que TOUS êtes jeune. Dites : Travaillez PENDANT que vous êtes jeune.
iVe dites pas non plus : Le roi lui fera une pension sa vie durante. Dites : Sa vie durant.
EBOULER. — La terre s'éboule et ne s'écroule pas. Gardez-vous donc de dire avec certains auteurs : La terre s'écroula sous nos ])ieds. Il n'y a que les murailles et les bâtimens qui puissent s'écrouler.
ÉGALE. {Foyez-R^ov.)
ÉCHAIN'GE. — Dites : Un échange, et non : Une échange.
ÉCHAPPÉ. — On dit : Ce mot m'A échappé, quand on l'a prononcé sans y prendre garde, et: Ce mot m'zsT échappé , quand on a oublié de le dire.
ÉCÎIAIIDE (épine). — Prononcez : Ecilvrde, et non : Echarpe. Je me suis mis une échaejde dans le doigt.
ZÎGLAIÏV.--iye dites pas : Une éclair. D/Ye* :
Un ('îlair.
ÉCMTOIRE. —lYe dites pas : Un écritoire. Dites : Une écritoire.
. É1)RED0\. — Dites : Edkedox , et non :
AiGLEDOX.
EFFRACTION. — Rupture que fait un toleur pour dérober. Infraction, violation d'une loi. Ces deux termes ne doiyent pas être confondus.
EGALER. — ]Ve dites pas : Il faut égaler nos fortunes, égaler ce terrain. Dites : Il faut iéGÀLisER nos fortunes , ce terrain , etc.
Egaler se dit des grand j;urs morales : Egaliser se dit des grandeurs physiques. La science égale les hommes ; cet homme'ÉoALisE le chemin.
EFjAGUER. — JVe confondez pas élaguer et ÉMOwDER ; le premier sigaifie couper, retrancher ; ON élague un arbre pour en retrancher les bran^ ches superflues ; le second signifie couper pour rendre agréable à la tuc. Cette allée a été élaguée, mais il faut encore I'ém -nder.
ÉLECTIOIV et CHOIX ne doivent pas s'employer indifféremment. — Le choix précèderÉ^ LECTiON. Elire , c'est noiumer a!:rès avoir choisi. L'flection est la conséquence du choix.
ELEVER. — JYe dites pas : Elevez vos yeux
vers le ciel. Dites : Levez les yeux vers le ciel.
ÉLÈVE, DISCIPLE, ÉCOLIER. — Ces
trois mots ont un sens différent. Un élève reçoit les leçons de la bouche même du maître; le disciple suit les doctrines d'un savant mort ou \i-
vaut, Tj-coLiER étudie dans une école, un collège, une pension. II y a des écoliers qui sont mauvais élèves, et qui ne seront jamais disciples des grands écrivains.
EMBARBOUILLER. — Ce mot n'est pas français.
EMBARRAS . — Ne dites pas : Cet homme /ait bien son embarras. Dites ; Cet homme fait
l'iMPORTANT.
EaiBLÈME. — i)//^ : Un emblème, et non;
Une emblème.
EJIBOUCÎIOIR. — Ne dites pas : Un emêo-
CHOiR. Dites : Un embouchoir.
ÉMIXEiliT, signifie hatjt, élevé. — Dites : J'occupe un poste kminent. Imminent signifie menaçant. Dites : J'ai couru un danger imminent.— Péril ÉMiNENT, est une faute; cependant l'Académie Tapprouve.
EMPIRE, I\OYAUME. — L'empire est un
vaste état composé de plusieurs peuples, et pouvant renfermer des royaumes ; le royaume est lin état composé d'une nation seule, rsapoléon gouvernait I'empibe français, Louis - Philippe gouverne le royaume de France.
EMPLATRE. — JVe dites pas : U:ce emplâtre. Dites : \}v emplâtre.
EMPUANTIR. —Z?/Ye5 : Empcantik, et non : Empcanter.
EIV AGIR. — ( Forez Agir. )
EN ARGENT. — Ne dites pas : Bobe garnie EN ARGENT, EN OR. DUes : Robc garnie d'arge.nt, p'oR , etc.
ENFANT. — En parlant d'une petite fille, on dit UNE BELLE enfanL
ENFANTiSE. — Ce mot n'est pas français. Dites : Enfaktillage.
ENFIN. {Forez le mot Pléona^ie.)
ENHARNACnER- — Prononcez : En-har- NACher, et non : Ex-nar>aciier.
ÉNIG3IE.— i\e dites pas : Un égnime. Dites ; Une énigme.
EN niPOSER, — Cette expression signifie MENTIR, EN FAIRE ACCROIRE. Dites : Cet effionté en IMPOSE et ne mérite pas qu'on Técoule. — Imposer signifie inspirer du respect. Dites : L'air noble et simple de l'iiinocence impose.
, ENNOBLIR et ANOBLIR présentent une différence. Ennoblir, c'est rendre illustre; ano- ÇLIR, c'est donner des titres de noblesse.
On méritait autrefois d'être anobli quand on *' était ennobli par de belles actions.
ENNUYANT, ENNUYEUX. — Un îiomme
ENNUTàNT est uii hoiiimc qui ennuie actuellement par sa présence, par ses discours ou par 6esactions. Un homme ennuyeux est un homme qui, par l'habitude de bavarder, ou d'importuner de toute autre manière, a tout ce qu'il la ut pour ennuyer toujours.
EIVTEjVDSE. — Entendre la raillerie , c'est a-voir le talent de bien railler.
Entendre raillerie, c'estsouffrir laRAiLlERiE sans se fâcher.
ï':PI GRAMME. — Ne dites pas : Un épigi ammo. Dii^s : Une épigramme.
EPIIVE. — Ne dites pas : De la ^o■BLE épine. Dites : De l'aubépine.
ÉPISODE. — Dites : Un épisode, et non:
Une épisode.
ÉPITAPHE. — Ne dites pas : Un épitaphe. Dites : Une épitaphe.
ÉPIïHALAME.— I>ffe5: Un épithalame, et
non : Une épithalame.
ÉRUPTION, IRRUPTIOIV.-- Beaucoup de
personnes confondent ces deux mots. Le premier se dit de l'évacuation subite d'un liquide . et de toute sortie prompte et avec efforts. Le second, au contraire, signifie entrée soudaine et imprévue des ennemis dans un pays. // faut donc dire : Le Vésuve fit une éruption eu telle année ; et :
Les ennemis lii-cnt u-ae i;ikchion stir notre territoire en tel temps.
ÉRYSIPÈLE, turaear inflammatoire sur la peau. Ne dites pas : U.ne ÉRÉsyrÈLE. Dites : L'x