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ORBITE , cours d'astre. — Dites : Une comète décrit de longues orbites ; oe mot est féminin.
ORGUE. >— Il faut dire Un bel orgue et de de BELLES, de grandes orgues; c'est une bizarrerie qu'il serait peut-être temps de corriger.
OS , OSSEME]\S. — Les ossemens sont un amas d'os.
OU. — Ce mot ne peut jamais être employé pour QUE. Ne dites donc pas : c'est là ou je demeure, mais : C'est là que, etc.
OUATE. — On dit communément : De la ouate , mais il Taut mieux imiter Boileau qui disait, prononçait et écrivait l'ouvte.
OUBLIER. — Oublier a, c'est ne plus savoir ; ainsi on oublie a danser , a lire , en ne lisant plus. Oublier de, c'est négliger de... Exemple : Cette partie de plaisir m'a fait oublier D'écrire à moii'frère; j'ai oublié de remplir mon devoir, etc.
OUÏE , entendement. — JYe dites pas ; Il a l'ouïe fin; mais : Il a l'ouïe fine,
OUVRABLE, OUVRIER. {Foyez Jour.)
OUVRAGE. — Dites : Mon ouvrage est fait, et non : Mon ouvrage est faite.
OUVRAGE DE L'ESPRIT. — Se dit de
tout ce que les hommes inventent dans les a-rts et dans les sciences ; ouvrage d'esprit , se dit des compositions légères des gens de lettres.
PA\TO!ffIME.— Z^/^é-^ : Pantomime, et non :
P.VXTOMINE.
PAITRE. — Dites : Ce troupeau paît dans la prairie; il paîtra; il ue faudrait pas que l'hoinme se REPÛT d'illusions.
PAPIER. — Papier cassé pour papier brouillard , est une expression vicieuse.
PAQUE. — Dites ; La Pàque des Juifs ; Pàque EST tardif; et : Les Pâques seront belles.
PARAFE. — Dites : Mon parafe , et non : Ma parafe.
PARDOXXER. — On pardonne utce faute , et ou pardonne a une personne. Ne dites doncpas : Je pardoune mes ennemis, mais : Je pardonne A mes ennemis. Il résulte de là qu'on peut dire : Une faute pardonnable, mais non : Une personne pardonnable, ^^ov. Impardonnable).
PARÏURE.— Ce mot n'estpas français. Dites : Pari, gageuee.
PAROI, surface interne. — Dites: Une paroi , tt /ion : Un paroi.
En terme de physique , le mot paroi s'emploie au pluriel •• Li's paecis d'un vaisseau, d'un tube.
PARTAGER. — Dites : Je partage mon bien
ecy P
AVEC les pauvres , quand vous conservez pouf vous une portion de votre bien ; je partage mou bien entre les pauvres, quand vous ne réservez rien pour vous ; je partage tel bien aux pauvres, quand vous distribuez un bien qui ne vous appartient pas.
PARTISAIV. — Dites : Madame est partisan de Rossini , et non : Partisane.
Cependant Voltaire a écrit ;i d'Alembert, lettre aQ*" : a Elle vous rendait bien justice; vous « n'avez pas de partisane plus sincère. »
PASSAGER. — Ce mot signifie qui passe , qui diire peu. lYe dites pas : La rue Saint-Martin est passagjere, mais : La rue Saint-Martin est passante.
PATEKE, ornement en cuivre ou en tout autre métal qni supporte les rideaux d'une croisée. — Dites : Une patère , et non : Un patère.
PATRAQUE. — Dites : Patraque, et non :
Patracle.
PECUXIER. — Ce mot n'est pas dans les
dictionnaires. Dites : Pécuniaire.
PÉDALE , tnyau d'orgue, — Dites : La pédale , et non : Le pédale.
PEïm>RE, PEINTURER. — Le premier signifie donner des couleurs; le second, donner une seule couleur. ZVe dites donc pas : On vient
de PEiNDRt: en noir la grille du palais de justice ; mais : On \ientdePEi?;TURBa, etc.
PÉPIMÈRE , et non : Pipinière.
PERCE. — Ne dites pas : Mon papier perce , mais : Mon papier boit.
PERCE-iVEïGE. —Dites : U^e perce-ucige, et non : Un perce-neige.
PERCLUS. — Dites : Celte femme est perçu; se , et non : Perclue.
PER5IÉABLE, PÉ\ÉTRABLE.-Ln corps est PERMÉABLE, lorsquc ses pores, ses ouvertures laissent passage à d'autres corps. Un corps estpi- KÉTRAELE , SI l'cspacc qu'il occupe pouvait contenir un autre corps sans déplacement du premier.
PÉTALE, feuille. — Z)//6'5 : Un pétale, et non : Une pétale.
PETIT PEU. {Forez Pléoxasaie.)
PIETRE. — Ce mot signifie mesquin. Quelques personnes disent : Peutre, c'est à tort.
PIA'CER. {Poyez Toucher.)
PI.1ÎEVL\ETTE. — Dites : Epi>,-e-\inette , ou : Yinetier.
PIQUE. — Dans ce vers de Corneille :
Et ce prinee piqué d'une juste colère ,
piQué est une faute. « On est piqué d'un procédé et A>fiMÉ de colère. »
{f^oltaire.)
PIRE , PIS. — On dit : Takt pis , comme on dit : Tant mieux ; mais : Tant pire n'est pas plus français que : Tant meilleur.
PLATIIVE. — Or blanc. Dites : Le platine , et non : La platine. 3Iais on dit : La platine d'un fusil.
PLÉOIVASME. —C'est-à-dire surabondance de mots qui rend le discours diffus.
Exemples :
Arrière. Les Grecs épouvantés reculent en arrière.
Il est clair qu'ils ne petivent pas reculer ew avant : donc arrière est superflu.
Assez. Vos raisons sont assez suffisantes; l'idée exprimée par le mot assez n'»st qu'une répétition inutile du sens marqué par suffisantes. Ce mot est donc aussi déplacé que l'expression en ARRIÈRE dans l'exemple précédent.
Beaucoup. Ce discours est rempli de beaucoup de citations. Il ne pourrait pas être rempli de PEU de citations; beaucoup n'ajoutant rien à l'idée marquée par rempli , est de trop.
Bornes. Cicéron a étendu les bornes et les limites de la science. — Borkes et limites expri-
ment la même dée ; l'un des deux est inutile.
Brillant. Un brillaist éclat. — Même remarque, car tout éclat est brillant.
Charlemagne. Magne veut dire grand, Char- LES-MAGNE signifie donc Charles-le-Grand. Une personne qui ignorait ce fait , contemplant dernièrement l'image de Charlemagne sur la coupole de Sainte-Geneviève, s'écrie : « Voyez pour- « tant quelle injustice! On dit tous les jours le « Grand Gondé , Henri le Grand, pourquoi ne a dit-on pas Charlemagne le Grand? »
En. Les vainqueurs étaient au nombre de 12,000 dont il n'y en eut pas un seul de tué. — Otez EN, ou dites : Et il n'y en eut pas un de tué.
Inanimé. Un cadavre inanimé. — Certes, il n'y a pas de cadavre animé.
Ma. J'ai mal à ma jambe. — Il est clair qu'on n'a pas mal à celle de son voisin.
Malgré. Il fut forcé malgré lui d'y consentir. — C'est toujours malgré soi qu'on est forcé.
Mutuellement. Il faut s'enfr'aider mutuellement. — Ce dernier mot n'ajoute rien au sens.
Orageuse. Une tempête orageuse. — Il n'y a point de tempête sans orage.
De part et d'autre. Cet entretien se termina par des plaintes réciproques de part et d'autre. Ces derniers mots sont superflus , réciproque et ♦
de part et d'autre signifiant la même chose.
Petit peu. L'idée de pstîT est marquée par PEU ; doue le mot petit e?t do trop.
Seulemï^t. Pour faire trembler les factieux, on n'aurait seulement qu'à se montrer. On n'aurait qu'à se montrer dit autant : ainsi seu- LEME^T doit être retranché.