PARTIR
AVANT-SCÈNE.— 2)/te5 : Une avant-scène, et non : Un avant-scène. ( Voyez l'expression : Après-dinée.)
AVOiR. — Dites et êcri\>ez : Que j'aie, que
A ij
tu AIES, qu'il AIT, etc., et non : Que j'aye, que
lu AYES, qu'il AYE.
AYAIVT. — Prononcez : Eian, ft non : A-ia> .
BABOUIXES. — Z>zYe5 : Les babouines d'un singe, et non : Les babines.
BAGABRE , embarras de voitures ; Gabare , petit bâtiment naval. Puisque ces deux mots ont une signiScalion si différente , il ne faut pas les confoudie.
BAGUEXAUDEUR n'est pas français. Dites:
BaGUE> AUBIER.
BALAYER. — Prononcez : Balé-ier, et non : Balier.
BARIGOULE. — Dites : Des artichauts à la barigoule , et non : A la marigoule.
BARQUE A CARO\.— Mauvaise expression.
Dites : La barque de Caron.
BASTO\XADE. — Prononcez : Baston- UADE, et non : Batonvade.
BATTRE DU TA3ÎB0UR. —C'est s'amuser à frapper sur un tambour seulement pour en tirer des sons, [f'^oyez Toucher.)
BATTRE LE TA.lïDOUR. — C'est donner une annonce, un -igiial avec le tambour. On dit:
J'étais à ballrc du tambour, qiinnd j'ai eiilendu battre LB frinibour.
BERLUE. — Z?//e5: Il a \a ■rt.t.lve , et non :
Il a la BRELUE.
BISE. — On dit : Bise quand on veut désigner un vent froid et sec qui règne dans le fort de l'hiver, et qui souffle entre le midi et le nord.
On dit BBISE quand ou veut designer de petits vents frais qui régnent le soir sur la mer, et qui ne sont guère sensibles qu'aux bàtimens qui longent la côte.
BÏSQUEB. — IVe dites pas : Je bisque (terme d'écolier). Dites : Je suis de mauvaise humeur, je peste, j'enrage.
BLAIVC. ^-lYe dites pas : Il est bl\kc commue UN lait, comme un saliu. Dites.- Il est blanc comme du lait, comme du salin.
BOir.E. — Dites: Le vin est fait peur cti-e BU, et non : Le vin est fait pour boire.
BOLOGIVE, ville d'Italie ; BOULOGIVE, ville de France, et bois aux euvirons de Paris. IN'oii:ployez donc pas Bologne pour Boulogne, ni Boulogne pour Bologne.
BOIVNET. — Si vous lenoz à nounncr les choses par leur nom, dites : La mitre d'un évèque, là TOQUE d'un JMgc, la b\rbette d'un cai-dinal^ et non : Un bonnet d'évcquc , de juge, de cardinal , Ole.
lîOSSFLEK. — lYe dites pas : J'ai bosselé iDon gobelet en le laissant tomber. Dites : J'ai r.ossLÉ mon gobelet , etc. Bossuer signifie faire tios bosses à un métal. Bosseler signifie tra\ailler en bosse.
BOULEAU. — Prononcez : Boulo, et non : Bofvo, Un balai de bouleau.
BOUnACAIW. — Prononcez : Bouracan , et non : Barakan.
BPiAf IlE. — Dites : Cet âne bbatt , ces ânes Brave>t; cet âne brayaitï il braira, il faut qu'il braye, bravant si fort il nous étourdit.
Bï\ASSE. — JVe dites pas : Il le prend à brasse tt>rps. Dites : Il le prend à bras le corps.
BRELAX. — Dites : Jouons au brelan , et non : Jouons au berlan.
BRELOQUE. — Dites : Une breloque, et non:
Une EERLOQCE.
BROU. — Enveloppe verte des fruits à coquille. Dites: Le brou de la noix, de l'amande, etc. Egale signifie la même chose, et se dit, en outre, i** de certains légumes. Exemple : Egales de pois» égales de fèves; 2** de la couverture solide de l'œuf qui porte aussi le nom de coque et de •coquille. Exemplj : J'ai brisé Fécale, la coquille ou la COQUE de cet œuf. Mais cale n'est français dans aucune de ces significations. Cales de nojjc fbr»n'; donc une faute grossière.
imOUÎLLAMÏlVÎ. —Ce mot est reçu dans la langue, mais embrouillamini n'est pas français.
BROUILLASSER.— iVe dites pas : Il brouillasse. Dites : Il bruine.
BRUIRE. — Dites: Le vent bruit, les flots BRUYENT , les iiiscctes BRuissENT SOUS l'herbe, les
flots BRUYAIENT ; BRUYANT EUtOUC de nOUS.
BUT. — On ne remplit pas nn but , comme on remplit un tonneau ; on I'atteint....
CACOrHOjVIE. — Dites: Cacophonie, et
jwn : Cacapiionie.
CADRE. — Ne dites pas : J'ai de beaux cadres , pour : J'ai de beaux tableaux , car un ciDRE n'est que la bordure d'un tableau.
CAHOTEMEIVT. — Ce mot n'est pas français. Dites : Cahot, pour exprimer les sauts que fait une voiture sur un chemin raboteux; et cabotage, pour marquer l'effet, le mou\ement que produisent les cahots.
GALE. {royezBnov.)
CALENDRIER , ALMAIVACH. — L'indica* tion des mois, des jours, des fêtes, n'est que l'objet du calendrier 5 I'almanach contient cfe plus des observations astronomiques.
CAXi VILLE. ' — Dites : Pomme calville , et non : Pomme calvine ou calvi.
C.4JIB0UIS. — Prononcez et écrivez : Cambouis, et non : Cambuis.
CAM03ÎILLE. — Prononcez : Camomille, et non : Comomèle.
^aPOT y être capot. — Ne dites pas, en parlant dune femme : Elle est demeurée capote , dites : Elle est demeurée capot.
CASSOXADE. — Z>/Ye5 : Cassonade, et non. Castonade.
♦ CASUEL, accidentel , ne doit pas s'employer pour CASSANT, FRAGILE. Il faut dire : Le cristal est CASSANT, et non : Le cristal est cascel.
CATAPLASME — Prononcez : Cataplasme, «/ non : Cataplame.
CAUSETTE n'est pas français : Causerie est le mot propre. Faire la causette, et tailler des BAVETTES, lie doivcnt pas être employés pour le
UÏOC BAVARDEK»
CELUI, CELLE, CEVX.—IS'e dites pas , en parlant des résumés d'histoire : CEUxparusjusqu'à tcjovir, d/^e5 .' Ceux qui ont paru. Les phrases Clivantes sont également incorrectes : ApporteirnoL des fruits, et surtout ceux cueillis ce matin. Le comte d'Orvillicrs, commandant la flotte franf -Uq, força CELLE anglaise à fuir.
fcS G
CEXTIWE. — Dites: Un centime, et non •
Une centime.
CÉRÉBRAL. — Prononcez : Fièvre géré-, BRALE , et non ; Célébrale.
CESSER, DÉCESSER. — n ne décesse pas de parler, est une expression vicieuse , qu(M|^e très commune. Dites : Il ne discontinue psWe parler, il ne déparle pas.
CHACUN. — On ne dit plus : Un chacun, un quelqu'un. On dit simplement s Chacun, quelqu'un.
CHAÎVGER. — Ne dites pas : Vous êtes tout mouillé, allez TOUS changer. Dites : Allez changer d'habit, de linge.
CHAQUE. — lYe dites pas t Ces gravures vous coûteront six francs chaque. Dites : Six francs chacune; on bien, en mettant chaque avant gravure : Chaque gravure vous coûtera six francs.
CHARCUTIER. — autrefois on disait.- Ciiaircuitier, qui vient de chair cuite. Le premier est maintenant seul en usage.
CHARDOIViAET, église. — CHARDO^ilVE- RET, oiseau. Les habitans du quartier Saint- Victor font donc une faute lorsqu'ils disent: Saint-]Nicolas-du-Chardonneret, au lieu de:
SAl>T-]NlCOLAS-DU-CHARD0NNtT.
CUCRCnER QLEKLLLE. — Les enfans
disent sou^nt : C'est hii qui me cherche , c'est
îui qui est venu me CHERCHtR.
Chercher, pris dans ce sens, n'est pas fran-
rais; il faut : C'est lui qui me cherche querelle,
c'est lui qui est venu me chercher querelle.
CHIPOTEljt. — Ce mot n'est pas plus fran-
CîUS que FACONNECR , RAxVCUXEER, raxcuxecx, iiifes: chipotier, chipotière, comme on dit: fa-
rO^ÏMER, EACONNIÈRE, RANCUNIER, RANCUNIERE.
CHIQUEiVAUDE. — Certaines personnes disent ; Pichenette , c'est à tort.
CHOÏR, CHERRA. Ce dernier mot est une e:5pression \icieuse qui a fait fortune , grâce au conte du Chaperon rouge.
CHOSE. — Quelque chose , signifiant une cîiose est masculin ; dites : Donnez-moi quelque CHOSE de bon , quelque chose , signifiant quelle que soit la chose est féminin. Quelque chose qu'il m'ait dite, je ne l'ai pas cru.
CHRYSOCALQUE, royez Montre.
CI. — Les gens du peuple disent : Cette maison ICI , cet homme ici. // faut dire : Cette mai:- M«u-ci , cet homme-ci.
CIGiVRRE. — lYe dites pas : Une cigarre. Dites : Un eigajre.
CLAQUETTE. — I\'e dites pas ; Clàquette,
Di'cs : Cliquette, cistagkette.
CLOCHE-PIED. — Ne dites pas : Aller à cKociiE-piED. Dites : A cloche-pied. 9
CLORE. — Dites : Je clos la séance , je clorai la discussion , il faut absolument que je la close.
CLOU-A-PORTE. — Ke dites pas : Clod-a- PORTE , insecte. Dites : Cloporte
CLOUER , c'est attacher avec des clous ; clouter , c'est garnir de clous. Il y a donc entre ces deux mots une différence bien marquée.
COI. — Le féminin était autrefois goie , on ne dit plus aujourd'hui que coite.
COLÈRE, COLÉRIQUE. — Il ne faut pas confondre ces deux mots. Colère marque le fait, colérique l'inclination. L'humeur colérique rend colère. On peut être colérique sans être colère. Coléreux n'est pas français.
COLORER signifie donner de la couleur ; Colorier , employer des couleurs. Dites : Le safran COLORE l'eau , et : Un enlumineur colorie les pstrmipes.
COMBIEN. — Oii ne doit pas dire : Nous sommes le combien du mois? Mais: Quel est le QrA>TiÈAiE du mois?
C03LUE. — Ce mot ne peut être employé pour QUE, ne dites donc jamais : Il est aussi grand COMME moi; vous avez reçu autant comme moi. Dites : Il est aussi grand que moi ; vous avez reçu autant que moi.
CXMPAKUTIOIV. — Ce mot s'écrit et se prononce comparution, quoique l'on dise apparition
Cl DISPAP.1TI0N.
CO\COMÏil{i:S. — Beaucoup de personnes disent. Hc bonnes concombres, de ajalyaises concombres. // faut : De bons concombres , de WACTAIS concombres.
CO?iChVï\E.— Dites : Il faudrait qu'il conclût cette affaire, et que nous coNCLussiolfc ensemble.
COIVFÎRE. — Dites : Je confis cette poire; Je la confisais , je la confis hier ; je la confirai demain ; elle sera bien confite , et non confie.
CO^TUSIOÎVIVER n'est pas français. Dites : Vous me couvrez de confusion j et non : Yous
me CONFUSIONNEZ.
CO.\SÉQUEi\T. — Cest à tort qu'un député a dit : Somme conséquente , pour : Somme CONSIDÉRABLE. — CONSÉQUENT sc dit d'un hommc qui est d'accord avec lui-même : Un homme conséquent est un homme qui ne se contredit pas , qui ne se dément pas, qui agit conséqdemment.
CONSOMMER , C0-\SU3ÏER.— Consommer est souvent confondu avec consumer. Le bois est CONSUMÉ , signifie le bois est brûlé, dévoré par le feu ; le bois est consommé , nous avons consommé tout le bois , signifie le bois est enlièrenient employé, n'importe de quelle manière; i!
2« Li
ïi'y eu a i'LlS, Le verbe consumeu pcvit se dire des choses quand il est pris pour user : La rouille CONSUME le fer, la maladie le consume. Le \eîbe CONSOMMER ne doit avoir que des personnes pour sujet : INous avons consommé nos denrées , nos provisions.
COBÏTR4IRE. — Dites : Bien au contraire , et non : Bien du contraire.
CQjVTRE. — Laisser la porte toute contre. Dites : Tout contre.
CONTREDIRE.— Quoiqu'on se serve fort bien de : vous dites, on ne dit pas : Vous contredites, vous MÉDITES, vous VOUS DEDITES , VOUS INTERDITES, VOUS PRÉDITES, VOUS MAUDITES, U
faut : \ous contredisez, vous médisez, vous
vous DÉDISEZ , vous INTERDISEZ , VOUS PRÉDISEZ , VOUS MAUDISSEZ.
CORPULEIVCE.— i\'e dites pas : Cet homme a de la corporance , il est bien corporé. Dites : De la corpulence , il est corpulent.
CORRIDOR. — Z>//e5: Un corridor', et non :
Un COLIDOR.
COSSES. Dites : Des cosses de pois , et non :
Des ÉCORCES.
COULEUR , COLORIS. — La couleur est ce qui distingue la superficie des objets, le colOBis est J'effet particulier qui résulte de la qualité et de la force de la couleur. Malgré la cou-
leur commune que le peintre a employée , ce tî'.bleau a un brillant colop.is.
COUTER. —Ne dites pas : Coûte qci coûte. Dites : Quoi qu'il en coûte, ou coûte que