‹ Les opérations de banqueChapitre 110 sur 167 · PORTEFEUILLE · texte numérisé non relu

PORTEFEUILLE

en millier

5 de livres

In décembre 1913.

(1) Y compris le Gurr

ency Notes dépo

ses a la Banque

d'Angleterre

On constate que l'encaisse de ces banques s'est accrue proportionnellement plus que celle des banques d'Ecosse qui a cependant enregistré une très forte augmentation. Fin décembre 1914, elle était de 8.117.000 livres y compris, il est vrai les currency-notes émis par le Trésor britannique. En 1916 elle a passé à 14.896.000 livres

et à 26.931000 livres en 1918. Au Iota!, l'augmentation ressort à 232 p. 0/0. La circulation qui était de 12.147.000 livres en 1914 a passé à 31.929.000 livres en 1918, ce qui représente un accroissement de 163 p. 0/0, chiffre à peu près égal à celui des banques d'Ecosse. Les dépôts et le Portefeuille ont augmenté dans une proportion moindre : 77 p. 0/0 pour les dépôts et seulement près de 8 p. 0/0 pour le portefeuille.

| 4. — Banques de Londres

Enfin, les opérations de banque se font à Londres par des maisons particulières et par des sociétés dictionnaires. Ni les unes ni les autres n'émettent de billetsmonnaie, mais l'activité commerciale de Londres, la concentration sur cette place des capitaux roulants et des payements de tous les points du Royaume-Uni, assurent aux banquiers qui y sont établis un grand nombre de comptes courants de première classe et d'énormes opérations de caisse.

Les banquiers de la Cité se livrent exclusivement aux opérations commerciales ; ce sont en quelque sorte les caissiers des négociants de Londres. En effet, eux seuls reçoivent et payent les sommes un peu importantes. Lorsque le négociant achète, il paye presque toujours avec un mandat sur son banquier: lorsqu'il vend, il est payé de la même manière. Chacun estime avec raison qu'une caisse est incommode à garder, que les recouvrements, même surplace, seraient pénibles et nécessiteraient l'emploi d'un personnel ; qu'il est désagréable de compter de l'or ou des billets de banque, d'être exposé à se tromper et à être trompé, etc. En conséquence, ils ont chez le banquier un compte courant qui n'est en quelque sorte qu'un compte de caisse : le banquier ne se met jamais à découvert, et ne paye point d'intérêt, même médiocre, sur la balance de ses comptes.

Les banquiers du West-End opèrent avec la noblesse ; ils reçoivent des dépôts à long terme et prêtent sur hypo-

thèque. Souvent leur caisse est tenue, comme celle des négociants, par les banquiers de la Cité.

Avec de telles habitudes, sur une place comme Londres, les opérations de caisse ont une importance exceptionnelle. Aussi a-t-on trouvé moyen de les simplifier beaucoup et d'économiser, pour les banquiers comme pour les particuliers, l'usage de la monnaie.

Les banquiers ont deux manières de taire leurs payements par compensation. La plupart d'entre eux sont en compte courant avec la banque d'Angleterre, et acquitlent par des mandats sur sa caisse les dispositions faites sur eux et présentées par cette banque.

Mais la plus grande partie des banquiers utilise le Clearing-House, institution qui jouit depuis longtemps dans le monde commercial d'une juste célébrité. Le Clearing- Hoaseest un lieu d'échange des billets ou effets dont le nom français est : Chambre de compensation. Au début, vers la fin du xvm* siècle, quelques banquiers seuls en usaient : c'étaient pour la plupart des chefs déniaisons privées qui avaient contribué à fonder le Clearing. Depuis le milieu de ce siècle il a été, après bien des difficultés, ouvert aux Joint stock banks, ainsi qu'il est dit plus loin.

Chacune des maisons admises à la Chambre de compensation, située dans l'ancien hôtel des postes, Lorabard-Street, a un bureau séparé : un livre spécial et un commis sont affectés par elle aux opérations de cette chambre. Vers onze heures du matin, le commis arrive, chargé des traites, chèques et mandats du portefeuille de sa maison, payables sur les autres banquiers qui partagent son privilège. On a inscrit l'acquit au dos des traites, et le nom du banquier présentateur en travers des mandats. Le commis remet dans le pupitre particulier de chaque maison les valeurs payables chez elle, prend note de celles qui se trouvent déposées dans le sien, et quitte la Chambre à midi. Il revient à trois heures avec de nouvelles valeurs, les dépose de la même façon que le matin, et prend note de celles qui ont été remises dans son.

pupitre. De trois à quatre heures, on lui envoie do la maison d'autres valeurs au fur et à mesure qu'elles arrivent : il continue de les distribuer et d'annoter celles, qu'on lui remet. A quatre heures, les boites sont fermées, et l'on ne reçoit plus aucun effet. Chacun fait l'addition de chaque compte, et inscrit les balances sur une demi-feuille de papier destinée à cet usage, et au milieu de laquelle sont inscrits les noms des membres de la Chambre. Deux colonnes réglées, à droite et à gauche,; sont destinées à recevoir l'inscription du solde, débiteur ou créditeur. Le commis inscrit ces soldes, puis il les coi-lationnc successivement avec chacun de ses confrères. Est-on d'accord, la chose est constatée par un paraphe ; n'est-on pas d'accord, on vérifie jusqu'à ce que l'erreur soit découverte. Puis, chacun fait l'addition des soldes créditeurs et débiteurs, et reçoit ou paye la différence.

Les valeurs refusées sont remises dans la boîte de la maison qui les présente, avec une note indiquant les motifs du refus : « défaut d'avis, défaut de provision, etc. 9 Si la valeur a été présentée à la tournée du matin avant midi, elle est ordinairement retournée avant quatre heures ; mais, en tout cas, lorsqu'elle n'est pas retournée avant cinq heures, on la considère comme acceptée. Si elle est remise après quatre heures, on l'inscrit au crédit d'un compte, et au débit de l'autre au verso de la feuille de balance.

À cinq heures tout est terminé : deux inspecteurs appointés certifient les payements et vérifient les comptes, lorsque les sommes à payer ne sont pas égales à celles à recevoir, ce qui atteste une erreur positive ; si les comptes se trouvent en règle, les payements et recettes se font par des dispositions sur la Banque d'Angleterre, où chacune des maisons admises à la Chambre de com< pensation a un compte courant ouvert. Les liquidations s'opèrent ainsi comme entre les agents de change de la Bourse de Paris.

Les traites des comtés ne sont point acquittées immé-

diatement à la Chambre : on les présente le matin à la maison sur laquelle elles sont tirées, et on les échange contre des reçus qui passent en compensation dans l'après-midi . — Les mandats qui arrivent après quatre heures sont présentés immédiatement à l'acceptation pour la compensation du lendemain : si l'acceptation est refusée, le banquier porteur peut les retourner le soir même, ou le lendemain matin, à celui qui les a fournis.

L'utilité delà Chambre de compensation est évidente: c'est par elle que passent la plupart des nombreux mandats auxquels donnent lieu d'heure en heure les opérations de bourse. Les jours de liquidation, on a payé parfois, en écritures, des sommes considérables '.

Le banquiers qui forment la Chambre de compensation ne reçoivent et ne payent entre eux que par cette voie. Us ont d'abord constitué une sorte de corporation soigneusement fermée dans laquelle il n'était pas" facile d'être admis ; les banquiers nouvellement admis, quel que fut le capital dont ils disposaient et la capacité qu'ils apportaient, en étaient rigoureusement exclus, au grand dommage des affaires en général, et de ceux mêmes qui les excluaient. C'est à grand 'peine et après plusieurs années de réclamations que les banques par actions parvinrent, en juin 1854, à forcer en quelque sorte l'entrée de la Chambre de compensation.

Aujourd'hui une trentaine de banques à peine sont admises au Clearing, quoiqu'il y ait un bien plus grand nombre de maisons de crédit ayant une grosse importance à Londres. Sur ces trente banques, les deux tiers

1 II ne faut pas se faire illusion sur ces chiffres ni croire à la lettre qu'ils représentent des affaires réelles. La Chambre de compensation sert principalement à la liquidation des affaires de bourse. A Paris, ces liquidations s'opèrent d'abord entre agents de change, exactement comme à la Clearing-House, et entre agents de change et clients à la Banque de France. En 1847, les escomptes faits par cet établissement ont excédé de 865 millions ceux de 1852. Cependant les virements, qui, en 1847, atteignaient à peine 8 milliards, se sont élevés, en 1852, à 15 milliards. En 1894, ils ont dépassé 45 milliards. En 1907, leur montant était de 179 milliards, de 310 milliards environ en 1913 et de 427 milliards en 1918.

environ sont des banques par actions ou Joint stock banks. Les autres tournent les difficultés assez simplement. Elles se font ouvrir un compte dans l'une des banques ayant entrée au Clearing ; de cette façon, elles touchent le montant des chèques barrés qu'elles reçoivent. Les chèques, en général, représentent la plus forte partie des sommes compensées par cette institution.

En tenant compte de ce fait signalé plus haut que le Clearing-House sert aussi aux compensations relatives à certaines opérations de bourse, l'on constate l'augmentation, chaque année, du chiffre de ses opérations. Il dépassait, en 1890, plus de 195 milliards ; ce chiffre formidable a été dépassé depuis et se tient au-dessus de 500 milliards. Les mois qui offrent le plus grand mouvemouvement de l'année sont : naturellement le mois de décembre, mois de liquidation et d'inventaire, et aussi celui de janvier ; les mois les plus faibles vont généralement de mai à septembre.

En 1855, les banquiers de Londres étaient au nombre de cent cinq. On comptait dans la même ville six banques par actions, dont la première et la plus importante, celle de Londres et de Westminster, n'avait réussi à s'établir qu'après une opposition obstinée de la part de la Banque d'Angleterre et des anciennes maisons. Il a fallu plaider, obtenir des décisions du Parlement et supporter de petites tracasseries sans nombre pour faire reconnaître qu'une banque par actions avait le 'droit d'exister à Londres. Les banques par actions (Joint stock banks), qui, depuis le milieu de ce siècle, ont surmonté la plupart des obstacles que leur opposaient la Banque d'Angleterre, d'un côté, et la législation, de l'autre, ont enfin obtenu, en 1862, la faculté de se constituer sous le principe de la responsabilité limitée. Grâce à ce principe, elles ont pris un développement qui a quelque peu changé le caractère du système anglais. Mais il reste bien entendu que le privilège de la Banque d'Angleterre ne permet à aucune de ces banques ni à aucune autre, à

65 milles delà capitale, d'émettre des billets à vue et au porteur.

Les Joint stock banks proprement dites sont surtout des caisses cïe commerçants et s'appliquent à avoir continuellement des disponibilités considérables. Elles possèdent des consolidés, des bons du Trésor, etc., toutes valeurs faciles à réaliser; elles font aussi — mais avec une grande prudence — des placements avec les bill brokers sur du papier commercial, le plus souvent papier étranger des succursales de banques étrangères à Londres. Elles pourvoient donc à une énorme quantité d'opérations de caisse simplifiées, ainsi que nous venons de le voir, par l'institution du Clearing-House. Il est peu de commerçants, si modestes qu'ils soient, qui n'aient pas leur compte en banque. Leur comptabilité d'ailleurs est simplifiée par leur carnet de chèques. Le chèque est, en effet, l'instrument par excellence qui permet aux Joint stock banks d'opérer avec rapidité et régularité.

Il est même un chèque, dit chèque barré, qui, inventé pour les besoins des compensations au Clearing-House, a vu son existence légale assurée par une loi d'août 1876. Ce chèque diffère du chèque ordinaire en ce qu'il porte deux barres transversales, — d'où son nom de crossed chèque. Entre ces barres celui qui l'émet écrit ou le nom d'un banquier, et alors le chèque ne peut être encaissé que par ce banquier ; s'il ne porte que la mention and C° entre ces barres, cela indique qu'il ne peut qu'être donné en compte à une banque ou négocié, et non payé directement au bénéficiaire. Souvent le chèque ne porte que deux barres transversales. Ces chèques sont négociables, mais avec toute responsabilité pour le preneur.

Les Joint stock banks ont créé un grand nombre de succursales dans Londres, ainsi que le nécessitait la nature de leurs opérations. Elles ont intérêt à faciliter à leurs clients l'accès de leurs guichets.

Ce serait une erreur de croire que toutes les opérations de banque de Londres soient effectuées par les maisons

que nous venons d'énumérer. Grâce à l'abondance des affaires que fournit cette place, on a trouvé avantageux d'y diviser plus qu'ailleurs le travail. Il existe un grand nombre de courtiers d'escompte (bill brokers) qui négocient directement du papier de commerce auprès des capitalistes et souvent, comme nous venons de le dire, auprès des banquiers eux-mêmes et, dans certains cas, des Joint stock banks.

Les bill brokers ont donc la spécialité de l'escompte. Us se divisent encore en deux catégories : ceux qui prennent le papier sur l'Angleterre et ceux qui négocient les effets sur l'Étranger. Leur activité est grande ; dans l'escompte, à Londres, plus que dans toute autre opération de banque, la loi de l'offre et de la demande agit le plus normalement. Les bill brokers mettent continuellement en présence et les capitaux disponibles pour ces sortes de négociations,* et les besoins du crédit commercial ; aussi le taux de l'escompte varie-t-il dans une même journée plusieurs fois. Le chiffre de leurs affaires est considérable. Leurs bureaux, peu importants et pourvus de très peu d'employés, se trouvent généralement établis dans la Cité.

Les banques privées ainsi appelées par opposition aux Joint stock banks, quoique encore très prudentes en leurs opérations, se montrent moins réservées que ces dernières. Elles sont un peu banques mixtes, c'est-à-dire s'occupant de toutes les opérations, et parfois mêmes d'opérations hypothécaires. Ce sont elles qui sont établies dans le West-End et font les affaires des capitalistes et de la noblesse; aussi leurs opérations d'escompte sont-elles moins importantes que celles des autres banques. .

Enfin, les maisons qui se bornent aux arbitrages, et dont quelques-unes sont de premier ordre, ne sont point considérées comme maisons de banque, mais comme de simples négociants (merchants), parce qu'elles n'ont point de caisse et servent, par conséquent, du ministère d'un banquier.

La guerre de 1914-1918 a naturellement porté un grand trouble dans le mécanisme des banques anglaises de tous ordres. Nous savons que ce trouble a été grand dans les premiers jours de la guerre en raison de la délicatesse de ce mécanisme et de l'impuissance de la Banque d'Angleterre à venir au secours des maisons de crédit au moyen de l'escompte, ni pouvant opérer rapidement pour cette fin l'émission nécessaire de billets. Nous avons dit plus haut que l'État était venu à la rescousse avec l'émission des currency -notes. D'ailleurs peu à peu la crise, quoique demeurant latente comme dans tous les pays belligérants, a pesé sur l'Angleterre, mais à un degré beaucoup moindre qu'en France, ce pays n'étant point comme le Nord et l'Est de la France le théâtre de la guerre et d'une guerre de dévastation. Peu à peu les affaires ont pu dans une certaine mesure reprendre.

Là comme en France on a beaucoup parlé de réformer les banques, alors qu'en Angleterre il n'y a dans l'organisation du crédit qu'une réforme — extrêmement importante il est vrai — à opérer celle des statuts de la Banque d'Angleterre. L'exemple de l'Allemagne a servi d'argument dans les polémiques soulevées à ce sujet. On n'a pas manqué non plus d'y recommander la création de banques d'exportation à l'imitation de celles qui ont été fondées en Allemagne dans les vingt dernières années.

11 est difficile d'entrevoir ce qui sortira, dans l'avenir, de toutes ces discussions ; mais il est des faits d'un ordre spécial que l'on peut enregistrer dès maintenant dans le monde des banques chez nos voisins d'outre-Manche. C'est une tendance très marquée vers la concentration qui s'opère depuis 1917, par la fusion de maisons de crédit et de maisons de première importance. On peut citer les fusions suivantes opérées en 1918 : celle de la Union of London and Smiths Bank, avec la National Provincial Bank of England ; celle de London and South Western Bank avec la London Provincial Bank, maison qui, peu de temps après, était rachetée par Barclay' s Bank ; celle de la

London Coitnty and Wesminster Bank avec la Parr's Bank; la première était présidée par un des plus distingués banquiers d'Angleterre, sir Edward Holden, dernièrement ; enfin celle de la Martitfs Bank avec la Bank of Liverpool. La première est une des plus vieilles banques de la Cité, sa fondation remonte au règne d'Elisabeth.

La fusion de ces établissements fait, qu'aux bilans de certains d'entre eux le chapitre des dépôts dépasse 7 milliards 1/2 de francs. Ce mouvement de concentration a provoqué de vives critiques et l'on a invoqué l'action de l'Etat au nom du danger que pouvaient faire courir ces puiss uites maisons. Il ne semble pas que, jusqu'ici, ces appels à l'intervention des pouvoirs publics aient trouvé un écho sérieux.

Si, maintenant, nous jetons un coup d'œil sur l'ensemble du système anglais, nous n'y trouvons pas à la base la même solidité qu'en Ecosse. Une partie considérable de la population, les agriculteurs, reste presque étrangère aux opérations de banque : elle donne et obtient peu de crédit; il est vrai qu'en Angleterre les agriculteurs ne forment guère que le tiers de la population totale.

On a pu remarquer, dans l'ensemble, que jusqu'à ces dernières années le système anglais présentait beaucoup de dureté pour le capitaliste, lequel ne recevait que par exception un intérêt sur les fonds déposés ou sur les soldes de compte courant : encore fallait-il que son compte ait peu d'activité pour qu'il en retire un bénéfice, parce que, dans les provinces, chaque demande faite à la caisse de son banquier est frappée d'une commission. Ces pratiques se sont depuis une dizaine d'années modifiées. Des intérêts sont, en général, aujourd'hui bonifiés aux dépo- sants. Quelle que soit, du reste, la mobilité des comptes courants, les sommes qu'ils représentent ne varient guère que dans les grandes crises.

Toutefois, le placement des fonds ainsi obtenus est bien autrement dangereux et difficile que celui des fonds produits par l'émission des billets-monnaie. C'est la mobilité des comptes courants qui donne aux établissements

428 TRAITÉ DES OPÉRATiONS DE BANQUE

de banque existant en Angleterre l'agitation et, si l'on peut ainsi dire, la contractilitè qui les distingue essentiellement. Avec une telle constitution, l'ensemble du système a besoin d'une réserve qui se trouve à la Banque d'Angleterre, sorte de clef de voûte sur laquelle tout vient s'appuyer dès qu'il se produit une secousse. Il est vrai que cette réserve coûte cher, parce que le monopole de la Banque d'Angleterre présente des obstacles presque insurmontables à tout établissement d'un système général de crédit plus solide : cette réserve coûtera plus cher encore, si le monopole s'étend, et supprime, comme il est permis de le penser, dans un avenir plus ou moins éloigné, ;toute banque de circulation en Angleterre, s'il parvient à effectuer dans les affaires, chose rare chez nos voisins, une régression.

L'expérience enseigne en même temps que les banques écossaises, nées de la liberté, ont une vitalité aussi solide que les banques anglaises, car elles ont étendu leurs opérations en Angleterre, au point qu'on a proposé au Parlement un biil pour empêcher leurs progrès et protéger les banques anglaises. Ce projet a été repoussé.

L'expérience de la guerre de 1914-1918, amènera-t-elle la réforme de la Banque d'Angleterre? On ne saurait le prévoir bien que de vives critiques se soient élevées contre le principe, décevant dans les crises, de la loi de 1844.

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