‹ Les opérations de banqueChapitre 116 sur 167 · PRINCIPAUX COMPTES · texte numérisé non relu

PRINCIPAUX COMPTES

BANQUE

d'Italie

BANQUE

de Naples

BANQUE

de Sicile

BANQUE

d'Italie

BANQUE

de

Naples

nANQUE

de Sicile

Capital actions versé . .

Encaisse

Portefeuille commercial.

Portefeuille titres. . , .

Les banques d'émission italiennes pendant la guerre i 9 14-19 î 8

Bien que n'étant entrée de façon active dans la guerre qu'au mois de mai 1915, l'Italie a néanmoins, dès le mois d'août 1917, modifié les conditions générales de l'émission des billets par ses trois instituts privilégiés. Un décret du 4 août 1914 a élevé la limite de la circulation d'un tiers ; un second décret du 13 août l'a élevée d'un autre tiers. Ces majorations ont été frappées d'un supplément d'impôt de 1 p. 0/0. Enfin, un troisième décret du 23 novembre suivant a élevé la limite d'émission d'un troisième tiers, soumis à un impôt de 2 p. 0/0. Ces trois décrets ont été approuvés par une loi du 30 avril 1916. La limite de circulation est donc, depuis novembre 1914, de 1 .320 millions de lire pour la Banque d'Italie, 400 millions de

lire pour la Banque de Naples et 90 millions do lire pour la Banque de Sicile ; soit, au total, 1.816 millions de lire.

Avant la guerre, les trois banques d'émission italiennes avaientété autorisées, par la loi du 29 décembre 1912 à faire au Trésor des avances à 1,50 p. 0/0, jusqu'à concurrence d'un maximum de 155 millions. Ce maximum a été porté à 485 millions par les décrets du 19 septembre 1914 et 23 mai 1915. Le premier de ces décrets avait doublé les chiffres d'avant-guerre. Ces avances, rapportant 1,50 p. 0/0 d'intérêts, sont réparties entre les trois banques de la façon suivante : Banque d'Italie, 360 millions ; 94 et 31 respectivement pour les banques de Naples et de Sicile.

Enfin, un décret du 27 juin 1915, a ajouté à ces avances ordinaires, des avances extraordinaires garanties par des bons du Trésor et portant intérêt à 0,25 p. 0/0. Le maximum de ces avances extraordinaires a été porté, par des augmentations successives, dont la dernière remonte à juin 1918, de 200 millions à 4.850 millions de lire. Les billets émis en contre-partie de ces avances ordinaires et extraordinaires ne sont pas compris dans la limite maximum d'émission indiquée plus haut.

Afin de permettre aux caisses d'épargne et aux montsde-piété de tenir leurs engagements et de continuer leurs opérations pendant la guerre, les trois instituts d'émission ont été conduits à faire, à ces établissements des avances exceptionnelles sous la garantie de l'État. Ces avances ont atteint le chiffre de 700 millions et sont garanties par un dépôt de 400 millions de rente consolidée italienne 3,50 p. 0/0.

Fin décembre 1918 la circulation totale des trois banques s'élevait à 11.753 millions de lire, contre 2. 183 millions fin juillet 1914, à la veille de la guerre. Près de 70 p. 0/0 de la circulation totale, fin 1918, étaient garantis par les avances à l'État. Le tableau ci-après permettra la comparaison d3s principaux postes des bilans pour ies trois banqu3s en juillet 1914 et en décembre 1918.

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