DESIGNATION
Son Bj escompté ce jour ou «/ hj composé des effets suit, n* 5660 n* , n' , etc. . .
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SORTIES SCTK&3S t»U>E
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En cas de réescompte des effets ou de remise en recouvrement, on peut ajouter une colonne indiquant cette espèce de sortie. Mais, dès qu'on remet du papier à long terme, ob
n'a pins aucun moyen commode de constater qu'os est libre des risques de l'endossement.
Cette comptabilité, suivie à jour et même à l'hes^e dani les grandes maisons, tient le banquier au courant, sur simple inspection, de Fétat réel de ses affaires avec l'ayant compte, parce qu'elle met constamment le solde en évidence, et indique d'un coup d'œil le montant des engagements escomptés ou passés en crédit au compte courant et non encore échus.
Mais ce livre n'appartient point à la comptabilité proprement dite; c'est plutôt un livre de renseignements. Oa peut en dire autant du livre des risques, où Ton inscrit, jour par jour, le montant des effets rentrés et la date à laquelle, soit qu'elle les conserve ou les négocie, la maiion cessera d'être exposée à perdre la somme qu'ils expriment. Quelques maisons ne portent an livre de risques %ne les effets négociés ou remis à l'encaissement.
Il en est de même du livre d'Échéances, qui n'est qu'un Kvre d'ordre. Tous les jours de l'année, dimanches et fêtes exceptés, y sont inscrits en tête des pages, à des intervalles plus ou moins éloignés, suivant l'importance présumée des échéances. On donnera, par exemple, plus de pages aux 5, 10, 15, £0, 25 et âne de mois qu'aux jours ordinaires, plus de pages à tel mois qu'à tel autre. En somme, ce livre est une sorte d'agenda réglé par trois colonnes de francs et centimes à droite de la page. On y Isscrit d'abord le jour même de l'entrée, le numér© ée t?effet, le nom du cédant, du souscripteur ou de l'accepteur, et le montant de la somme y exprimée. Puis, au jour ée l'échéance, si l'effet est payé, on en reporte le montant dans la seconde eolonne, et, s'il n'est pas payé, dans la troisième. L'effet impayé est retourné le jour même du protêt ou de la présentation, s'ii est sans frais, au cédant, qui en doit rembourser le montant ou reprendre l'effet et en donner récépissé, s'il y a un compte créditeur. Dans le premier cas, il n'y a pas lieu de passer de nouvelles écritures ailleurs que sur le livret de service de caisse ; dans le second, l'effet et les frais, s'il y en a, sont passés au
débit du compte du cédant. Si l'effet reste à la banque, il passe sur un livre spécial d'effets en souffrance ou au remboursement.
Le livre d'effets à payer est un journal sur lequel on inscrit, à la date de leur échéance, les billets souscrits par la maison le jour même de leur création, les lettres acceptées, le jour de l'acceptation. On n'est pas dans l'usage d'y inscrire les avis de correspondants, qui, en effet, n'engagent pas la maison d'une manière formelle. Ils sont inscrits sommairement par sommes, avec les effets à payer proprement dits, sur un livre d'échéances réglé comme le livre d'échéances actives.
Par une exception remarquable, le livre d'effets à payer est tenu presque toujours à l'inverse des autres ; le crédit est inscrit à gauche, et le débit à droite, parce que ce livre est effectivement la reproduction de ceux des porteurs d'engagement de la maison, dont le crédit constitue le débit de la maison, et réciproquement.
Enfin, l'on sépare ordinairement le compte profits et pertes en frais généraux de commerce et agios actifs ou passifs, changes et commissions. De là, deux livres spéciaux, sur le premier desquels sont portés les appointements des employés, les réparations ou le loyer, les frais de bureau, d'entretien du mobilier, etc. Sur le second viennent se placer les escomptes, commissions et changes perçus ou payés par la maison. Il n'y aurait aucune irrégularité à considérer les effets à recevoir comme une marchandise et à se dispenser de passer jour par jour écriture des escomptes et agios. Si l'on suivait ce système, on insérerait, lors de l'inventaire, le montant des effets existants au crédit du compte, et l'on balancerait par profits et pertes. Cette balance donnerait le montant des intérêts et agios, comme le solde du compte marchandises présente dans îe commerce la somme perçue pour différence de prix ; mais il vaut mieux, selon l'usage, relever jour par jour les intérêts et agios.
On comprend qu'il est facile de subdiviser en un très grand nombre de livres, selon les matières et les besoins
du service, tous les livres que nous avons énumérés, Le journal d'effets à recevoir peut être scindé, par exemple, par la distinction des effets sur place et des effets sur le dehors ou sur l'Etranger, des effets sur nantissement de marchandises ou sur dépôt de titres, soit de rentes, d'actions ou autres valeurs.
En réduisant les livres auxiliaires à leur expression la plus simple, on trouve quatre journaux, correspondant aux quatre grands comptes généraux: Caisse, Effets à recevoir ou Portefeuille, Effets à payer et Profits et Pertes. Ces livres sont plus ou moins divisés, selon que la maison passe un nombre d'articles plus ou moins considérable ; mais ces subdivisions ne changent point le caractère de ces livres et n'altèrent en rien l'exactitude de la comptabilité.
Le livre d'entrée des effets ou des numéros, celui de sortie, les deux livres d'échéances actives ou passives, le livre des risques, ne sont que des livres d'ordre ou de renseignements généraux. Le livre d'entrée se subdivise, pour la facilité du travail, par ordre alphabétique. Ainsi, on inscrit sur un même volume les effets sur lesquels le nom du cédant commence par les lettres de A à K, et dans un autre les effets où le nom du cédant commence par les lettres de L à Z ; et, s'il le faut, rien n'est plus facile que de subdiviser encore ces deux volumes. Les mains courantes des quatre grands comptes peuvent être divisées en deux volumes : sur le premier sont inscrites les opérations des lundis, mercredis et vendredis ; l'autre reçoit les opérations des mardis, jeudis et samedis. Par ce moyen, on a l'avantage de pouvoir relever, à la comptabilité générale, les opérations de la veille, sans embarrasser les employés qui tiennent les mains courantes et qui travaillent sur un des deux volumes, lorsque la comptabilité relève les écritures de l'autre, et réciproquement.
Journal. — Ce livre est réglé, comme dans le commerce, par une ou deux colonnes simples à gauche de la feuille, sur lesquelles on inscrit en regard de chaque article le numéro de la feuille de la main courante à laquelle il se rap~
porte et le folio du livre des comptes courants : le premier de ces chiffres est inscrit au moment où on fait le journal, le second, lorsqu'on le relève au livre des comptes courants. A droite de la page sont deux colonnes de caisse. Dans la première on inscrit en détail les sommes entrées ou sorties, et on reporte le total en un seul article par jour, è la seconde. Dans les grandes maisons, on inscrit au journal, successivement, les articles du crédit et ceux du débiï que l'on totalise, de manière à voir, jour par jour, si les sommes sont égales, ce qui donne lieu à une vérification quotidienne.
Les articles inscrits sur le journal sont destinés à se© double classification ; au livre des comptes courants, ils sont détaillés quant aux personnes, au grand-livre ils sont résamés dans leurs résultats sous le chef des comptes généraux. Dans l'inscription des articles on peut donc négliger les détails qui ne se rapportent pas directement aux personnes et porter en résumé et par groupe tout ce qui se rapporte à la comptabilité intérieure, sur laquelle les mains courantes fournissent toujours, au besoin, tous les renseignenements désirables. Ainsi, pour l'inscription des effets d'un bordereau, il suffit d'indiquer le nom du cédant, l'échéance et le lieu de payement, c'est-à-dire la base des calculs relatifs au change ou à l'escompte. Encore peut-OE se passer de ces détails si, comme plusieurs maisons bien tenues, on a une main courante pour les bordereaux, sur laquelle sont établis les changes, commissions, etc., et si on aie soin de rapporter, chaque fois, sur le livret de l'ayant compte, ou sur une feuille volante qu'on lui remet, le résultat détaillé de la négociation. En ce cas, il suffit d'inscrire le nom et la somme, comme s'il s'agissait d'un article de caisse.
Il est évident que le journal d'une maison importante ne peut pas être tenu par un seul comptable, à moins qu'on ne la réduise au résumé très succinct des opérations de chaque jour. On divise ce livre, selon les besoins, en quatre journaux correspondant aux quatre grands comptes, ou en un plus grand nombre, s'il le faut. Une fois la divi-
sion admisa, elle n'a plus de limites fixes. Sur chacua de ces démembrements du journal, on classe les articles des mains courantes en autant de chefs qu'il j a de comptes sur lesquels les articles sont indiqués et classés sommairement sur une feuille volante, au fur et à mesure des inscriptions, par l'employé même qui tient la main courante. Lorsqu'il s'agit ensuite de relever ces premières écritures, soit au livre des comptes courants, soit au grand-livre, on collationne et on pointe la feuille de classement avec la main courante. On recherche la cause des discordances, s'il y en a; on s'assure qu'aucun article n'a été omis, puis on passe écriture.
Les journaux, ou mains courantes, sont toujours tenus en deux volumes, afin de rendre le travail plus facile et de permettre à tous les commis de travailler ert même temps.
Livre des Comptée courants. — C'est un grand-livre sur lequel chaque ayant compte a une tête séparée sous laquelle on relève, d'après le journal, soit à son crédit, soit à son débit, chaque article entré ou sorti pour son compte.
Dans plusieurs maisons, le livre des comptes courants, au lieu d'être réglé par débit et crédit séparés, selon fe méthode ordinaire, n'a que deux colonnes à gauche, l'un-e de dates pour les articles du crédit et du débit, l'autre pou? l'inscription du folio du journal d'après lequel l'article eet rapporté, et, à droite, une colonne d'échéances, une colonne indiquant le nombre de jours pendant lesquels l'intérêt a couru, puis deux colonnes de caisse destinées à recevoir les sommes qui expriment l'intérêt produit, soit au crédit, soit au débit. Le compte ainsi tenu présente cet avantage, qu'à tout instant il offre à l'œil et à l'esprit un résultat net, clair, qui permet d'arrêter et de régler à volonté et sur-le-champ. — Dans les comptes courants sans intérêt réciproque, les trois premières colonnes à droite suffisent: elles présentent la balance des capitaux.
La plupart des banquiers relèvent la balance quotidienne de cnaque compte courant sur un carnet que l'on appelle
« livre de Situation ». La balance des comptes généraux se trouve au grand-livre.
Là, comme dans le commerce de marchandises, tout rient »e résumer en totaux. Mais, à la différence du grandlivre «Su commerce, il est utile que celui du banquier soit tenu par jour et au courant. En général, chaque livre auxiliaire a un compte ouvert au grand-livre, et comme chacun de |ces livres ne fournit qu'une somme par jour, un total, les écritures du grand-livre ne sont jamais excessives.
Il y a des banquiers qui n'ont point de grand-livre, et qui se contentent d'un livre de soldes qui leur présente jour par jour le mouvement de chacun des comptes généraux ou personnels qu'il leur plaît d'y inscrire ; il y en a qm n'ont pas de journal proprement dit ou qui n'y portent le relayé des mains courantes que par totaux et par jour, comme au grand-livre, et qui, au moyen de signes de repère, relèvent directement, comme nous l'avons déjà dit, sur les mains courantes le livre des comptes courants: il y en a, surtout en Angleterre, qui ont supprimé le livre des numéros. En outre, chaque chef de comptabilité a sa méthode et ses arrangements particuliers, comme chaque Domptable a sa manière de calculer, de telle sorte qu'en dehors des principes fondamentaux de la comptabilité f il ®st impossible d'indiquer une règle générale.
Toutefois, on peut dire que, si le luxe de comptabilité est dispendieux, s'il a ses inconvénients, les lacunes en ont de bien plus grands et de bien plus coûteux encore. L'absence du grand-livre, par exemple, qui est le contrôle général ie Is comptabilité, ne permet point au banquier de suivre le mouvement d'ensemble de ses opérations et de chaque subdivision de ses affaires en particulier. Dans plusieurs maisons bien tenues, le grand-livre est relevé chaque semaine sur un carnet que l'on appelle Livre de soldes ou Semainier général, réglé sur quatre colonnes de caisse
* Voit, pour l'exposé de ces principes, mon Traité élémentaire de C<mp-
tshîlitÀ
à droite, débit, crédit, soldes débiteurs et soldes créditeurs.
Au fond, la comptabilité du banquier diffère fort peu ou même ne diffère point de la comptabilité commerciale ordinaire. Son compte de capital, ses inventaires semestriels ou annuels ne différent point non plus de ceux du commerce, et ils sont faciles, parce que l'inventaire des livres et de la caisse est fait, en quelque sorte, chaque jour ; il n'est besoin de faire qu'un recolement des portefeuilles et de solder les comptes. Il est vrai que, dans les maisons importantes, la vérification matérielle des portefeuilles est une grosse affaire. Quant aux écritures d'inventaire, elles ne présentent aucun caractère particulier.
Les banques par actions ont une comptabilité semblable à celle qui existe dans toutes les grandes Sociétés dans lesquelles les livres spéciaux, tenus, aubesoin, par des employés particuliers, constatent les versements, les transferts, les distributions de dividendes.
Les banques de circulation ont un livre spécial pour l'enregistrement des billets qu'elles émettent; il indique la date de l'émission, le numéro du billet inscrit à la souche et la somme. La caisse est débitée par ce livre du montant des billets émis, et créditée de ceux qui rentrent et sont destinés à la destruction. Ceux-ci viennent au débit du compte « Billets », dont la balance indique exactement le montant de la circulation. Ce livre spécial n'est qu'une subdivision du compte Effets à payer, et il est soumis aux mêmes règles que ce compte.
Les comptes de correspondants étrangers doivent contenir une double colonne de caisse, parce que les opérations qui y sont constatées sont presque toujours exprimées en deux sortes de monnaie. Si l'on remet, par exemple, des florins à Amsterdam, la remise est inscrite en florins dans une colonne de caisse intérieure, changée en francs au cours du jour ou an taux convenu, et ressortie à la colonne des francs et centimes. De même, si le correspondant envoie une remise en francs et centimes, elle est inscrite à la colonne à ce destinée et aussi en florins, au change
eourans on convenu. Les différences, s'il y en a, se passent par profits et pertes, et les francs et les centimes seuls figurent à ia comptabilité générale.
§ 4. — Observations
Nous avons supposé que les vérifications étaient quotidiennes et les écritures constamment à jour dans une banque. C'est qu'en eifet les choses ne peuvent guère se passer autrement sans dommage sérieux. Quelques maisons placées dans des localités isolées, et dont les opérations sont rares et lentes, peuvent seules se soustraire à la nécessité de tenir à jour leurs écritures ; encore, pour ce3 maisons mêmes, la négligence a des inconvénients graves, et, plus d'une fois, elle a été chèrement expiée. Dans une .maison vigilante, chaque matin, tous les articles inscrits la veille au journal sont collationnés par le chef de la comptabilité ou sous sa direction avec les divers livres auxquels ils se rapportent ; le chef de comptabilité vériâe aussi l'inventaire de caisse, etc.
La journée commence par le dépouillement de la correspondance, qui apporte des billets de banque, des remises, des avis : il faut que tous ces articles soient passés avant l'heure où le public fréquente les bureaux. Puis, vient le public, dont les communications remplissent ia main courante de caisse, les livres d'entrée, d'effets à recevoir, etc. Le soir, lorsque les bureaux sont fermés, il faut classer et résumer au journal, pointer et vérifier les mains courantes. Le travail de la comptabilité est rude en banque ; il absorbe forcément toute ia journée.
La manière d'établir des relations avec le public peut abréger beaucoup le travail de la comptabilité ou, tout au moins, l'accélérer et le simplifier. Autrefois, par exemple, et cet usage dure encore dans quelques départements, on portait au livre des comptes courants les remises des correspondants du dehors et ayants compte en général, effet par effet, et on n'établissait les intérêts et les changes qu'au
moment de relever les comptes. De là, un travail extraordinaire et considérable à certaines époques de Tannée et des chances d'erreur nombreuses. On obvie aujourd'hui à ces inconvénients en faisant le travail presque jour par jour, et en le communiquant à mesure à l'intéressé.
Un bordereau est présenté. Aussitôt le comptable examine le3 effets qui le composent, constate qu'ils sont eu forme et acceptables, et fait le décompte des intérêts, commissions et changes. Puis, selon les conventions, oa crédite l'ayant compte du montant du bordereau, et on le débite de l'agio, ou bien on le crédite du set produit seulement, comme s'il avait versé la somme en espèces. Le compte des négociations, écrit sommairement sur le bordereau même, lequel est établi sur une feuille fournie et réglée à l'avance par le banquier, est transmis à l'ayant compte, qui peut le vérifier. Au livre des comptes courants, le comptable de la banque n'a plus que le net à inscrire.
La Banque de France, le Comptoir d'escompte et quelques maisons importantes donnent un livret à leurs ayants compte. Mais il semble que les commerçants, soit négligence ou esprit de routine, répugnent à s'en servir et préfèrent des feuilles volantes. 11 y aurait cependant avantage pour le négociant à avoir toujours sous sa main un état détaillé de son compte courant en capital. Quant aux intérêts, ils sont calculés bien plus facilement et plus vite, lorsqu'on débarrasse le compte du détail des remises et que tous les effets soH passés valeur au jour de la négociation. Cette manière de compter, appliquée aux comptes de banquier à banquier, abrège très utilement les longues écritures des comptes courants.
Dans les villes où la Banque de France n'a pas de succursale, il faut encore tenir une petite comptabilité des recouvrements sur place. Il est vrai que cette comptabilité, établie seulement sur des livrets, ne rentre pas dans les écritures générales. A Paris et dans les villes où la Banque de France a des succursales, les banquiers préfèrent avec raison avoir la majeure partie de leur caisse eu
compte courant à la Banque et charger cet établissement de tous leurs encaissements; la Banque fait donc ce service. En ce cas, les effets à recouvrer ou, comme on les appelle, les effets au comptant, sont remis à la Banque quelques jours avant l'échéance, inscrits, valeur au lendemain de l'échéance, au crédit du compte courant, par caisse. Le montant des effets impayés doit être remboursé à la Banque, bien qu'elle ne l'ait pas avancé, parce que le compte courant du banquier en a été crédité chez elle.
Les effets remis en recouvrement par des particuliers sans compte ouvert au préalable forment une branche peu importante et considérée en quelque sorte comme fortuite dans les affaires du banquier. Us sont l'objet d'un livret auxiliaire où est inscrit le nom du déposant; les écritures de ce livre indiquent le numéro de l'effet, le montant de la somme y exprimée et l'époque où, en raison de l'échéance, le payement doit être effectué. On demande au déposant inconnu la consignation préalable du montant des frais éventuels du protêt, et on a soin, en adressant l'effet au correspondant qui doit le recouvrer d'y joindre une note pour lui demander avis de recouvrement : il sait que l'effet doit être retourné aussitôt, s'il n'est acquitté; et s'il est acquitté, que le banquier cédant doit être avisé sur-lechamp.
La comptabilité de la banque du commerce est plus difficile et plus compliquée que celle de la haute banque. Dans les maisons qui ont pour affaire principale les achats de titres, rentes, actions, obligations, etc., l'établissement de la comptabilité est très simple, et on peut, à la rigueur, lui appliquer, sans modification d'aucune sorte, celle du commerce, car un titre de rente ou d'action n'est pas autre chose qu'une véritable marchandise.
| 5. — Arrangements pour une moyenne et pour une grande maison
La comptabilité est un instrument qui par sa souplesse doit s'adapter à la nature des opérations qu'elle
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enregistre et qu'elle combine, et aussi à la dimension des maisons où on l'établit. Les renseignements qui suivent avaient été empruntés par l'auteur à la comptabilité d'une maison d'importance moyenne, d'une banque de Nancy. Ils suffisent à montrer quelle méthode était alors appliquée. Cette organisation était, à n'en pas douter excellente car quinze employés suffisaient à suivre un mouvement d'affaires où les détails abondaient. Le trait le plus original de cette comptabilité est l'introduction d'un journal-grand-livre, dans lequel les articles viennent se classer à la fois par ordre de temps et par ordre de matières. Ce livre, plus large que les grands-livres ordinaires, est réglé sur la moitié de la page de gauche comme un journal ordinaire ; et, en effet, toutes les opérations sont inscrites à la colonne de l'extrémité de cette demi-page, dont l'addition donne le total des affaires faites. La seconde moitié de la première page et la seconde sont réglées par dix doubles colonnes verticales, sur lesquelles on inscrit, tant au débit qu'au crédit, chaque article sous un des chefs suivants : 1° Comptes courants ; 2° Caisse; 3° Portefeuille; 4° Bons de caisse *.; 5° Mandats; 6° Débiteurs et Créanciers divers; 7° Agios ; 8° Frais généraux ; 9° Comptes de fonds ; 10° Eventualités. À la fin de la page, la somme qui ressort de l'addition des crédits et de celle des débits des dix comptes doit-être égale à celle qui ressort de l'addition de la première colonne. On a ainsi, à la fin de chaque page, un premier contrôle, exactement comme dans les livres de caisse anglais, dont nous avons indiqué la réglure, et comme dans les livres de soldes bien établis. Les articles comptes courants et frais généraux se subdivisent ensuite sur un livre que l'on appelait le « petit grandlivre ».
L'emploi du journal-grand-livre convient à merveille dans les petites maisons et dans les moyennes, dans toutes celles, en un mot, dont un seul employé peut tenir le jour-
1 Celte maison de banque émettait des bons de caisse payables à quarante et à quinze jours de vue, portant intérêt à des conditions déterminées; elle donnait un emploi productif aux fonds que ces émissions lui procuraient par des opérations de première classe.
nal. Dans les maisons où le journal se subdivise, il suffit d'additionner, chaque jour, le résultat des opérations sur chaque journal spécial, pour avoir le même contrôle partiel et provisoire que par l'emploi du journal-grand-livre.
L'organisation de la comptabilité pour le travail de banque est une base première. Elle doit-être complétée pour le règlement de la journée, par la distribution du travail entre les employés, par un contrôle bien établi.
Nous ajoutons, en terminant ce chapitre, un exposé complet et détaillé de l'organisation d'une grande maison de banquedestinéeàfairedes opérationsde toutes sortes, telle que cette organisation a été établie sur la place de Pans par un homme expérimenté, d'une capacité éprouvée et reconnue. Cet exposé d'une organisation que chacun peut réduire et modifier à son gré présente une collection de renseignements utiles pour les praticiens.
Bureaude lacorrespondance et secrétariat. — Un chef, employés, chargés:
1° De la correspondance relative aux propositions diverses, pour operations et ouvertures de comptes de toutes natures, de faire connaître et de débattre, sur les indications du gérant, les conditions de la maison, la nature et l'importance des crédits et avances, soit sur garanties mobilières, soit sur garanties immobilières, et sur effets présentés à l'escompte : le tout sur les renseignements et tarifs fournis par le bureau des renseignements, celui du contentieux, le chef du portefeuille et celui de l'escompte ; 2° de la correspondance avec les actionnaires et de celle à laquelle donnera lieu la suite des opérations, des relations, des escomptes et de leur développement; 3° de la tenue et du classement des lettres copiées par la presse mécanique; 4° du classement des lettres reçues et répondues; 5° de la tenue du livre .des adresses de tous les clients et correspondants de Paris, des départements et de rÉtrangcr : 6° de l'expédition de toutes lettres circulaires.
Nota. Le chef de correspondance sera appelé à l'ouverture des lettres reçues chaque jour, et prendra note sur un cahier à ce destiné des noms des signataires desdites lettres. Us les numérotera, afin d'être ainsi informé du nombre de lettres qui doivent lui être remises par le eheî de comptabilité, et de réclamer celles qui viendraient à manquer.
Bureau de renseignement*. — Un chef du bureau des renseignements et employés. — Ce chef sera chargé ;
1° De la correspondance confidentielle, à l'effet d'obtenir des renseignements exacts, quand à l'importance du crédit à accorder ; 2° d'inscrire,
d'abord sur des fiches-cartons à ce destinées, ensuite sur les livres ou registres des renseignements, qui seront divisas en AK et LZ, les renseignements obtenus pour être consultés par la gérance, et afin qu'il soit toujours à même de donner, sur le crédit et la valeur de toutes les signatures dont seraient revêtus les effets présentés, tous les renseignements nécessaires ; 3° de classer et de conserver dans des cartons fermés la correspondance et les documents relatifs auxdits renseignements.
Bureau du contentieux. — - Un chef du bureau du contentieux et employés- Le chef du bureau du contentieux sera ehargé :
l* De l'examen des demandes d'avances sur garanties mobilières et» après vérification des mémoires réglés, des créances liquidées et de tputes autres valeurs données en nantissement, des droits et marchés, çt enfin de la valeur des matériaux et marchandises en consignation, de la rédaction des actes relatifs à cette nature d'avances : de faire classer dans des cartons spéciaux aux avances sur garanties mobilières Coûtes les pièces, titres, actes et documents concernant cette catégorie des opérations de la maison ; 2« de l'examen des demandes d'avances sur garanties immobilières, de la rédaction des actes relatifs à cette nature d'avances, après les vérifications nécessaires, quand à la régularité et à la valeur des hypothèques, de faire classer dans des cartons spéciaux aux avances sur garanties immobilières toutes les pièces, titres, actes et documents concernant Iesdites avances; 3° de l'enregistrement sur un registre spécial et de la conservation des oppositions es mains de la caisse, des significations de transports et autres actes extra-judiciaires sur lesquels il peut y avoir ouverture à litige; 4e de l'examen des actes de mutation, en cas de décès, faillites ou autres cas extraordinaires; &> quand naîtra le contentieux pour effets échus protestés et en souffrance, de faire tenir au bureau un livre d'entrée desdits effets en souffrance, avec des colonnes indiquant le mode suivi pour le recouvrement desdits effets; 0° de faire classer dans des cartons tous les actes extra-judiciaires donnant lieu à des diligences pour la conservation des droits de la maison ; 70 de suivre, régler et arrêter les eomptes avec le notaire, l'huissier, les agréés et les avoués ; 8° de la correspondance relative aux affaires litigieuses; 9° de la surveillance des faillites ou arrangements amiables, d'assister aux assemblées, de faire toute production de titres, etc. ; 10o de la conservation et du classement dans des cartons spéciaux de tous titres, et pièces ou renseignements, soit qu'ils se rapportent à des payements contentieux faits par la maison, soit qu'ils établissent pour ou contre elle des droits quelconques ou qu'ils aient terminé une difficulté.
Caisse. — Un caissier, un sous-caissier ou employé, un garçon de caisse. — Le caissier et l'employé de la caisse, chargés :
i* D'inscrire les sommes à recevoir et à payer aux livres d'échéances, recettes et dépenses, d'après le livre d'entrée des effets à recevoir pour •es recettes, et d'après les bordereaux de nets produits pour les effets
escomptés quant aux dépenses, et sur tous les autres documents qui devront être fournis au caissier par le bureau de la comptabilité, tant pour ies recettes que pour les payements ; 2° de recevoir et d'inscrire les effets et traites à accepter par la maison et de les transmettre au chef de la comptabilité pour préparer les acceptations à signer; 3° de prendre note des premières à envoyer à l'acceptation de Paris, après les avoir fait timbrer, et de veiller à leur retrait; 4° de relèverais fin de chaque journée, d'après le livre d'échéances des dépenses, le montant des payements à effectuer le lendemain ; ledit relevé à fournir au chef de comptabilité pour être retourné au caissier après avoir été soumis au visa du gérant ; 5° de relever en même temps, d'après le livre d'échéances des recettes, le montant des effets à encaisser le lendemain, ou le montant de toute autre nature d'encaissement à effectuer ; 6° de tenir le livre de caisse en partie simple, c'est-à-dire par recettes et dépenses; 7° de préparer et faire signer par tous les clients effectuant un versement à la caisse un bordereau conformément à l'imprimé qui sera disposé à cet effet ; 8° de remplir le reçu à délivrer au client ayant fait le versement et de le faire signer par le gérant; 9° de retirer reçu de tout payement effectué, soit pour payement de net produit de bordereau de l'escompte, soit pour toute autre cause, après visa du gérant; î0° de tenir au courant le carnet avec la Banque de France, c'est-à-dire d'inscrire au crédit de la Banque le montant des mandats, signés du gérant, tirés sur elle, et d'avoir soin de faire inscrire sur ledit carnet, par la Banque, soit le montant des versements espèces qui seraient faits à la Banque, soit le montant des effets remis au comptant, soit le net produit des effets remis à l'escompte ; 11° de noter, chaque jour, sur un livre ad hoc, le montant des ports de lettres et des timbre» ; 12* de fournir, chaque jour , sur les quatre heures et demie, au chef de la comptabilité, le relevé de toutes les recettes et dépenses de la journée, accompagné des bordereaux de versements ou recettes, et de toutes les pièces justificatives des dépenses, avec indication du solde en caisse ; 13° de remettre, chaque jour, sur les quatre heures et demie au plus tard à îa gérance, la composition du solde en caisse, conformément à l'état de situation imprimé qui sera remis à cet effet au caissier.
Nota. — Il devra toujours y avoir à la caisse du papier timbré pour billets ou traites de 500 jusqu'à 10.000 fr., pour les billets à faire souscrire par ceux auxquels seront faites des avances sur garanties mobilières et immobilières. Le caissier indiquera, sur un carnet ad hoc, ies timbres dont il aura fait remise et le motif.
Il fera, en outre, timbrer de 1.000 à tO.OOO fr. du papier avec vignette 3péciale pour la maison destinée à recevoir les dispositions que celle-ci pourra faire, par suite de ses crédits, avances ou relations avec des clients ou des correspondants dans les départements.
Bureau du portefeuille. — Un chef du bureau du portefeuille, chargé :
De tenir un cahier indiquant, en résumé, l'entrée de chaque jour, en nombre d'effets et sommes, soit provenant de l'escompte, soit des remises apportées par le courrier, avec indication résumée des effets sortis chaque jour, soit remis à la caisse, soit négociés à la Banque et
à divers, de manière que le solde des effets en portefeuille soit ainsi constaté chaque jour.
Afin que le chef du portefeuille puisse savoir l'importance des effets entrés chaque jour qui doivent lui être remis par le chef de l'entrée, sn ce qui concerne les effets escomptés, aussitôt leur admission par le conseil d'escompte, le chef de l'escompte lui transmettra le nombre «t le montant des effets escomptés: 1° sur Paris; 2° sur les départements.
Quant aux effets reçus par la correspondance, les lettres, après avoir été ouvertes par le gérant, lui seront remises, pour qu'il note les effets contenus dans chaque lettre, dont la rentrée dans le portefeuille devra être faite dans la journée.
Il sera chargé de retirer les traites adressées à la maison seulement pour en obtenir l'acceptation, et, après les avoir inscrites sur un cahier ad hoc, de les remettre au caissier pour suivre le nécessaire.
Lorsque la traite sera en règle, ce dernier la retournera au chef du portefeuille, qui la remettra à la correspondance avec l'indication du ttorrespondant auquel elle devra être adressée.
Le chef du portefeuille devra classer les effets dans des boîtes en ferbianc, par catégorie et par échéance. Il devra avoir : 1* une boîte pour las effets sur Paris, susceptibles d'être remis à l'escompte à la Banque ; £• une pour les effets n'étant revêtus que d'une seule signature à l'ordre direct de la maison, susceptibles d'être négociés à des banquiers, ou d'être directement encaissés par elle ; 3° une boite pour les effets payables dans les départements.
Le chef du portefeuille est chargé de donner à la comptabilité : 1* les effets destinés à être remis à l'escompte à la Banque de France, pour en faire la sortie et le décompte ; 2° ceux destinés à être négociés à des banquiers pour en faire également la sortie et le décompte ; 3° pour «a faire la sortie au moins trois jours avant l'échéance, les effets dont le caissier sera chargé de faire faire l'encaissement, soit en les remettant au comptant à la Banque, soit en les faisant encaisser par le garçon de caisse. Un bordereau desdits effets, dressé à la comptabilité, bureau de la sortie, indiquant le nombre, l'échéance et le montant desdits effets, est remis au caissier.
Le chef du portefeuille doit visiter, chaque matin, la boite des effets sur les départements, pour les faire sortir toujours dix jours au moins avant l'échéance, avec indication du correspondant à débiter.
L'inventaire détaillé du portefeuille devra être fait tous les trois mois ; l'exaotitude de cet inventaire sera contrôlée par le relevé détaillé, d'après le livre d'entrée, des effets non sortis à la date où il se fera.
Pour ne pas arrêter le travail courant, les employés de l'entrée et de la sortie feront leurs relevés le samedi soir, et le dimanche les additions des relevés faits sur les livres d'entrée et ceux sur les effets du portefeuille.
Le compte effets à recevoir au grand-livre est arrêté à la même époque et doit présenter un solde conforme, en nombre d'effets et en somme, au total du relevé du portefeuille.
Sîtreau de la comptabilité générale. — Un chef de la comptabilité chargé :
De îa direction et de la surveillance des bureaux ci-après et de tenir notamment le journal de correspondance, comprenant toutes les premières écritures en partie double, autres que les journaux de caisse et les journaux d'entrée et de sortie des effets.
Bureau de l'escompte. — Un chef de l'escompte et un employé sous sa
direction.
Il sera chargé de recevoir les effets accompagnés du bordereau qui seront présentés à l'escompte. — il préparera ia feuille de présentation de chaque jour accompagnée des effets, pour le conseil d'escompte. — Il assistera au conseil d'escompte pour placer la fiche d'admission, paraphée par le gérant, sur les effets de chaque déposant qui seront admis à l'escompte. — il apposera une fiche sur les effets rejetés du bordereau présenté, sans qu'il soit besoin, en les rendant au client, de faire connaître les motifs de non-admission. — il fera le bordereau et le décompte des effets admis conformément aux tarifs et conditions. Les calculs seront faits à la fois et par lui et par l'employé sous sa direction.
La feuille d'escompte de chaque journée sera faite en double : l'une indiquant le nombre des effets remis par chaque client, le montant brut, l'agio, soit l'intérêt, la commission et le change pour les effets sur les départements, enfin le net produit à payer, pour être, après le visa du gérant, remis à la caisse, pour que le caissier note sur son livre d'échéances-dépenses les sommes nettes à payer à chaque présentation; l'autre, pour noter les nets produits sur les livres d'entrée, et servir à la rédaction du journal d'entrée.
Chaque bordereau d'escompte est fait en double, l'un pour être remis au client, l'autre pour être classé dans un carton à cet effet. — La feuille d'escompte de chaque journée destinée à la comptabilité doit être également classée dans un carton spécial.
Les deux employés de l'escompte sont chargés de faire le calcul des intérêts des effets remis par la maison, soit à la Banque de France, soit aux banquiers, l'un sur le livre de sortie des négociations, l'autre sur les bordereaux fournis par la Banque et sur ceux qui seront préparés peu? k négociation aux banquiers. Ils sont, en outre, chargés de la tenue des comptes courants, l'un des livres A-K, l'autre des livres de L àZ.
Fûnmiiîés relatives à la feuille de présentation des effets. — Dès que les çfiVté soîït déposés à la comptabilité, bureau de l'escompte, ils doivent ôtre remis ©s bureau des renseignements, qui remplit un tableau ou bordereau deadite effets, dont le modèle sera fourni par le chef de oosnpt&biiiié. Indiquas! le nom du présentateur, son crédit par des chiffres de convention, le nom du souscripteur ou du tiré accepteur» bêJ.s1 &&. feénéUciaira et l'échéance. Cette première partie du bordereau reEijp/k*, se cfeef du bureau des renseignements remet les effets aux œaplc^js de l'escompte, et ledit bordereau au chef de comptabilité, qpÀ fait remplir par l'employé chargé du livre de risques la deuxième partk, ceUe indiqu&at l'importance des effets à échoir portant les
mêmes signatures que celles présentées à l'escompte. Cet état ainsi complété est rendu au chef des renseignements, qui le présente au gérant. Il retire cet état pour le classer dans un carton ad hoc. — Ls feuille de présentation est, en outre, accompagnée de la situation, d'après le livre de risques tenu à la comptabilité, de chacun àê ceux qui déposent des effets à l'escompte, indiquant, mois par mois, le montant des effets déjà escomptés restant à échoir au jour de la présentation.
Effets sur l'Étranger présentés à la nègociaîien. — Nul doute que, soit par suite des relations avec les correspondants de province, soit par présentation à l'escompte, la maison se trouvera appelée à recevoir et à faire la négociation des effets sur l'Étranger. Dans ce cas, les bordereaux et les calculs seront faits par le chef de comptabilité et le chef de l'escompte ; ils seront chiffrés conformément à la cote de la Bourse, sous la déduction de la commission convenue ou indiquée dans les tarifs. A cet effet, ladite cote devra être remise chaque jour au chef de comptabilité. Ce dernier, lorsque commencera cette nature de négociations, fera disposer un livre d'entrée et de sortie des effets sur l'Etranger, qui sera tenu à la comptabilité.
Les effets sur l'Etranger se tirant ordinairement par première ei seconde, souvent par troisième et quelquefois par quatrième, le chef de l'escompte sera tenu d'inscrire et de conserver dans un carton les deuxièmes, troisièmes et quatrièmes remises avec les premières, par les correspondants et autres, pour être négociées pour leur compte, afin de les fournir, au besoin, aux termes des avals. Il devra, en outre, inscrire et conserver les premières acceptées remises par les correspondants pour être tenues à la disposition des secondes et des troisièmes, et faire noter au débit de qui de droit les frais de ports de lettres et de timbre auxquels ces remises pourraient donner lieu.
Comptes de retour. — Dès que seront établies les relations avec des correspondants de province et de l'Étranger, et qu'aura lieu îa négociation d'effets sur l'Étranger, les traites non payées et protestées pourront donner lieu à des comptes de retour. Dans ce cas, le chef de l'escompte établira lesdits comptes de retour, à faire signer par l'agent de change, sur un imprimé disposé à cet effet.
Bureau des billets transférables dépendant de la causa. — Un sous-chef et employés, chargés :
4* D'enregistrer, sur un livre à ce destiné, toutes les décisions relatives à la création, à l'émission et à l'annulation des billets transférables ; 2° de constater l'entrée en caisse, par ordre de dates, de numéros et d'échéances desdits billets ; de constater également la sortie de ia caisse, sojt l'émission ou la mise en circulation; 3° de constater, sur un registre spécial, ia rentrée desdits billets, soit ceux remboursés; ^d'enregistrer ceux retirés définitivement de ia circulation, et à cet effet annulés en vertu de délibération ; 5° enfin, de suivre et surveiller, suivant les indications et instructions des gérants, toutes les opérations concernant lesdits billets; de tenir tous registres, à souche ou autres, devant servir de contrôle, et permettant d'empêcher ou de reconnaître toute contrefaçon et toute fraude.
Bureau des consignations et marchandises. — Un chef et employés, chargés:
1* D'examiner et analyser, pour les soumettre au gérant, les demandai adressées pour obtenir des avances sur consignation; 2' de faire expertiser les marchandises offertes à la consignation, et de prendre, en raison de l'évaluation, l'autorisation du gérant sur la somme à avancer; 3° de s'entendre avec le chef du bureau du contentieux pour la rédaction de l'acte de nantissement; 4° de tenir les livres d'entrée et de sortie des marchandises consignées et autres livres de détail nécessités par lesdites opérations; 5° de veiller à l'entretien et à la conservation de» marchandises, et, s'il y a lieu, aux assurances; 69 de s'occuper, le cas échéant, de leur vente et livraison, et de dresser les factures; d'en régler le montant avec les consignateurs, sous la déduction des frais et commissions; 7° d'inscrire sur un registre à ce destiné lesdites facture» et règlements ; 8e d'examiner les demandes d'avances sur connaissements, de s'entendre avec le chef du bureau du contentieux sur tout ce qu'il convient de rechercher, de constater et de connaître, pour la sécurité, la régularité et la validité de l'opération; de faire toute correspondance à cet égard; 9° de s'occuper, sur l'autorisation du gérant, de l'exécution des ordres d'achat et de vente par commission de toutes marchandises; de tenir, pour les opérations, des registres séparés de ceux concernant les consignations; 10° de recueillir et classer les cotes concernant le cours des denrées coloniales et autres marchandises.
Bureau des rentes et actions. — Un chef et employés, chargés :
!• De la tenue du livre d'inscription des actions de la maison; 2° d'inscrire et faire régulariser le transfert desdites actions; 3« d'établir des décomptes et états d'émargement pour les intérêts des actions à acquitter tous les six mois aux actionnaires ; 4e d'inscrire les ordres de vente et d'achat de rentes, actions et autres effets publics, donnés par les correspondants, et d'en remettre la note au gérant, qui les fera exécuter par l'agent de change ; 5° de tenir l'entrée et la sortie de toutes les rentes, actions et valeurs, appartenant à la maison ou déposées par les actionnaires ou correspondauts; 6° de préparer les bordereaux et quittances, pour la perception des semestres de rentes et valeurs diverses appartenant, soit à la maison, soit aux clients et correspondants ; 7° de faire délivrer, lorsqu'il y aura lieu, par le notaire de la maison et de recevoir les procurations pour vendre et acheter des effets publics ; 8° de recevoir et classer, dans un portefeuille à ce destiné, les inscriptions de rentes confiées à la maison, pour en recevoir les semestres; de préparer les extraits desdites inscriptions à signer par le gérant, tenant lieu de récépissé; de retirer tout reçu desdits extraits ; 9° de tenir les registres des opérations de bourse, soit pour les affaires au comptant, soit pour celles à terme, exécutées pour compte des correspondants; 10° de fournir à la correspondance la note de toutes les opérations et ordres à exécuter, pour en donner avis aux correspondants; il0 de recevoir et vérifier les comptes des agents de change, avant de les transmettre au bureau de la comptabilité générale, pour en passer écriture; 12e de recevoir des procurations, brevets et
titres pour traitements et pensions, soit à recouvrer au crédit de divers, soit remis en garantie d'avances faites; de veiller à l'exécution des formalités pour toucher au Trésor ou autres caisses.
Livres principaux. Livres journaux. — Pour les motifs déjà donnés, tous les livres journaux sont divisés en pairs et impairs.
Pour rendre plus faciles et plus certains les reports aux grands-livres, ils sont subdivisés en journaux d'entrée et de sortie, pour la caisse et U& effets à recevoir. Il y aura :
1« Un journal dit de correspondance, pair et impair, comprenant toutes les écritures autres que celles de caisse et d'effets à recevoir. Ce journal principal sera tenu par le chef de la comptabilité. — 2° Un journal de caisse, recettes, pair et impair. — 3° Un journal de caisse, dépenses, pair et impair. Ces deux derniers journaux seront tenus par l'un des employés de l'escompte. — 4° Un journal d'effets à recevoir entrée, pair et impair. — S0 Un journal d'effets à recevoir sortie pair et impair. Ces deux journaux seront tenus par le chef de l'escompte. Ce dernier et l'employé sous sa direction pourront, tant que les opérations de la maison n'auront pas encore pris les développements qu'elles doivent promptement avoir, tenir les quatre livres journaux ci-dessus; mais il est probable que la nécessité d'un employé spécial pour les rédiger ne tardera pas à se faire sentir.
Livret des comptes courants. — Il y aura des comptes ouverts aux grandslivres A-Ket L-Z, intitulés : M. N...f son compte d'escompte, pour tous ceux qui présenteront des effets à l'escompte, dont le net produit sera porté à leur crédit pour être tenu à leur disposition. Cette catégorie ne figurera pas sur les livres des comptes courants; on n'y inscrira que les crédits spéciaux et les relations de banque et les dispositions respectives du correspondant qui est dehors.
Les livres de comptes courants seront divisés en quatre : deux pour les noms de la lettre A à K, et deux pour la lettre LkZ. Les deux premiers de A à K seront tenus par le chef de l'escompte, qui devra les arrêter tous les trois mois en intérêts, commissions et changes. — Les deux derniers livres de L à Z seront tenus par l'employé sous sa direction, qui devra également les arrêter tous les trois mois.
Grands-livres. — Il y aura un employé chargé des reports aux grandslivres, divisés en quatre, et d'établir les balances semestrielles.
1. Grand-livre des comptes généraux. — Le grand-livre des comptes généraux contiendra, notamment, les comptes ci-après, savoir :
Actif. — 4* Le compte capital ; 2° le compte de caisse ; 3° le compte de Banque de France ; 4° le compte d'effets à recevoir ; 5° le compte d'effets sur l'Étranger, enfin tous les comptes de rentes, d'actions diverses et de valeurs qui feraient momentanément partie de l'actif, soit comme placement, soit comme provenant de nantissements ; 6° le compte de frais de premier établissement. Ce compte doit être crédité d'un amortissement annuel. Ce livre contiendra, en outre, les comptes transitoires de celui de profits et pertes, qui doivent être transportés au débit de ce dernier compte à chaque balance semestrielle, tels que: 7° frais de commerce ; 8° appointements ; 9° compte de courtages.
Passif. — 10° Compte d'effets à payer; 11° fonds capital réalisable ; tt° capital de garantie et de réserve ; 13° intérêts et commissions. Ce dernier compte & transporter au crédit de profits et pertes lors de la 12e édition 40
balance semestrielle; 14° compte de profits et pertes; 15° compte de réserve, etc.
II et III. Deux grands-livres de A à K et de L à Z. — Ces deux grandslivres sont destinés aux reports des articles relatifs aux comptes d'escompte et aux comptes courants.
IV. Un grand-livre divers. — Ce grand-livre est destiné aux reports des articles concernant des effets escomptés, et aux reports de toute opération accidentelle immédiatement soldée.
Livres auxiliaires. — Entrée et sortie des effets. — Un chef pour diriger l'entrée et la sortie des effets, et surveiller le pointage et l'inscription sur le livre d'entrée des effets sortis. — Trois employés sous sa direction.
Entrée. — Dès que le chef de l'escompte aura terminé le calcul des bordereaux présentés à l'escompte, il apposera sur les effets remis par chaque client une fiche préparée à cet effet, indiquant le nombre d'effets, le remettant à créditer et le montant brut des effets qu'il remettra au ehef de l'entrée.
Ce dernier devra vérifier et coter lesdits effets, c'est-à-dire s'assurer si la somme en toutes lettres est conforme à la somme en chiffres, et, dans ce cas, la poser à l'encre rouge, ainsi que l'échéance. Quand les effets sont payables en province, il doit répéter en encre rouge et en tête, la ville et le département. Il doit remplir, s'ils étaient restés en blanc, les endos qui précéderaient la signature du remettant: il doit également, après qu'il a vérifié que la dernière signature est celle indiquée sur la fiche à créditer, remplir au moyen de la griffe l'endos au nom de la maison.
Ces examens et vérifications étant terminés, il doit classer les fiches accompagnées des effets par lettres alphabétiques, quant aux noms, de A à K et de L à Z. Si l'entrée se fait un jour pair, il se reporte au livre pair, série A, pour savoir le numéro à placer sur les effets de A à K ; il appose sur chaque effet la griffe destinée à recevoir la série et le numéro ; ce travail terminé, il donne tous les effets dont les comptes à créditer sont de la lettre A à la lettre K à l'employé chargé de l'entrée de la série A. — Après avoir opéré de la même manière quant aux effets des comptes à créditer de la lettre L à la lettre Z, il les remet à l'employé chargé de l'entrée de la série B.
L'entrée terminée sur les deux livres, il retire les effets de la journée et, après avoir vérifié qu'il a un nombre égal à celui porté sur la feuille de l'escompte, il rend lesdits effets au chef du portefeuille.
Le chef de l'entrée et de la sortie doit noter sur les livres d'entrée, dans une colonne réservée à cet effet, le net produit des remises de chaque client, d'après les feuilles fournies par le chef de l'escompte.
Les livres d'entrée sont divisés en pairs et impairs, afin que, lorsque le jour est impair, les livres du jour pair soient disponibles pour la rédaction du livre journal d'effets à recevoir, et pour le report au livre des comptes courants.
Chaque journée d'entrée a deux séries, l'une de A à K, l'autre de L à Z, pour faciliter, d'une part, les reports par les deux employés des comptes courants, dont l'un, chargé du reporl des comptes courants de la lettre A & K, prend le livre d'entrée de cette série, et l'autre, chargé des reports de la lettre L à Z. Drend à s< n tour le livre d'entrée de cette dernière
série ; et, d'autre part, les reports aux grands-livres, également divisés ei» A-K et L-Z, attendu que, sur le livre journal, tous les comptes de la lettre A à la lettre K sont crédités à la suite les uns des autres, et qu'il en est de même pour les comptes de la lettre L à la lettre Z.
Sortie. — Les livres de sortie des effets à recevoir sont divisés en deux catégories pour les jours pairs et impairs, soit 4 livres: Ie négociations 4 la Banque et à divers ; — 2° effets remis à la caisse et aux correspondants.
Avant de remettre aux employés de la sortie les effets négociés à la Banque et à divers, le chef de l'entrée et de la sortie doit vérifier s'ils sont bien par ordre d'échéances, en commençant par la plus courte : c'est ce qu'il aurait soin de faire, s'il ne les recevait pas du portefeuille ainsi classés. Il fera lui-même le bordereau des effets sur l'imprimé fourni par la Banque. Il fera également le bordereau des effets négociés à divers banquiers. — Les livres de négociation à la Banque et à divers, ainsi que les bordereaux d'escompte préparés, seront immédiatement remis aux employés de l'escompte, chargés de faire le calcul des intérêts à 3 et à 4 p. 0/0.
Il est essentiel de recommander aux employés de la sortie de biffer le numéro de l'entrée au moment où ils inscrivent la sortie des effets.
Quant aux effets remis à la caisse pour en opérer l'encaissement, le chef de l'entrée et de la sortie fera lui-même le bordereau indiquant le payeur de l'effet, l'échéance et la somme. Ce bordereau contiendra les mêmes détails que ceux qui seront sur le livre de sortie pair ou impair, sauf la série et les numéros, qui sont inutiles pour le caissier, auquel seront en même temps remis lesdits effets à recevoir.
Pointage de la sortie des effets à recevoir et annotation sur le livre d'entrée. — Tous les matins, le chef de l'entrée et de la sortie doit désigner deux employés sous sa direction pour faire le pointage de la sortie, c'est-à-dire, conformément à la série et aux numéros, se rapporter au livre d'entrée pour remplir les colonnes destinées à indiquer la sortie, le folio et la somme. On a adopté un signe pour indiquer sur le livre de sortie que l'effet, sorti par négociation ou autrement, est annoté sur le livre d'entrée. Les mêmes employés prendront, tous les matins, le livre d'échéances-recettes du caissier, pour y noter, quant aux effets sortis, le folio (f°) du livre de sortie. Ils le renverront tout de suite à la caisse.
Livre des risques. — Le livre des risques, destiné à constater la situation et l'importance des effets à échoir, sera tenu par le chef de l'entrée et de la sortie ; cet employé établira, à l'appui de chaque feuille de présentation à l'escompte, d'après le livre des risques, la situation de chacun des présentateurs portés sur ladite feuille, avec indication du montant des effets à échoir, par échéance.
Livre de» effet» à payer. — Acceptation. — Ce livre ssra tenu par \e chef de l'entrée et de la sortie.
UYRE VI Arithmétique des opérations de banque
Lorsqu'il s'agit d'appliquer l'arithmétique aux opérations de banque, la théorie perd une grande partie de son importance et cède le pas à la pratique. Ce n'est pas que les principes aient moins d'empire, ni que les banquiers aient une arithmétique particulière ; mais une longue habitude des chiffres et des calculs appliqués aui mêmes opérations donne seule cette promptitude et cette sûreté qui sont indispensables aux praticiens, et qu'on a vainement essayé d'enseigner dans les livres.
Pour ne citer qu'un exemple bien simple, comment enseigner théoriquement le moyen d'établir, par une seule opération écrite, avec sa preuve faite, une balance décaisse? Soient en caisse 200.000 fr. On a reçu dans la journée 150.000 fr., et l'on en a payé Î70.000; quel est ie reste? La théorie établit l'opération ainsi qu'il suit :