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ATROPHIE DE LA CORNÉE ET DU GLOBE

L’ulcération de la cornée ne se termine pas toujours par une ectasie de la partie cicatrisée. Nous avons déjà vu que le but poursuivi dans la guérison des ulcères cornéens était l’établissement d’une cicatrice plate ; quand la plus grande partie ou la totalité de la cornée est ulcérée, la cicatrice- plate qu’on obtient alors est une véritable atrophie de la cornée. Toute la partie antérieure du globe est diminuée par là même et la cornée se trouve réduite à un disque bleuâtre dans l’épaisseur duquel on distingue parfois des pointes noires de l’iris engagé.

Cette phtisie de la cornée n’est justiciable d’aucun traitement. C’est, en somme, la terminaison favorable lorsque la cornée a subi une désorganisation com-

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plète, en ce sens qu’elle réalise, dès lors, le but que l’on cherche à atteindre opératoirement lorsqu’il existe un^staphylome. L’œil est, en effet, naturellement préparé] pour la prothèse, car l’application d’un œil artificiel petit est très aisé et donne de très bons résultats d’aspect extérieur et de mobilité.

h’atrophie du globe, la phtisie du globe, l’état de moignon de l’œil, sont des termes synonymes, qui signifient que forgane s’est avancé d’un degré dans la désorganisation. Ici, la cornée ne s’est pas atrophiée, mais a été détruite en totalité par les progrès de fophtalmie, et un beau jour elle s’est éliminée, laissant béant le globe oculaire. De là, par les efforts et les cris, issue du cristallin du corps vitré, des membranes de l’œil. Après une longue durée de cicatrisation, l’œil se ratatine sous la forme d’un moignon plus ou moins petit, plus ou moins régulier.

Ici encore, toute opération est inutile. Il suffit d’adapter un œil artificiel au moignon existant.

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