DANS LA FÉCONDATION DES ORCHIDÉES
l'une d'elles) sont entraînées et fortement unies à l'objet audessus duquel elles s'élèvent comme de petits cornets (flg.26). Supposons maintenant que notre insecte s'envole et se pose sur une autre fleur, ou qu'on insère le crayon avec la polhnie qui lui est attachée, dans le même ou dans un autre nectaire ; la pollinie fortement attachée sera tout simplement poussée contre ou dans son ancienne place, l'une des loges de l'anthère. Comment pourra-t-elle féconder la fleur ? Grâce à un merveilleux artifice. Bien que la surface visqueuse reste immobile et adhérente, le disque membraneux auquel est fixée la caudicule, disque petit et insignifiant en apparence, est doué d'un remarquable pouvoir de contraction grâce auquel la pollinie s'abaisse en décrivant un arc de 90° toujours dans la même direction, vers la pointe du crayon ou de la trompe ; ce qui a heu, en moyenne, dans l'espace de trente secondes. Après ce mouvement et un espace qui a permis à l'insecte de voler sur une autre fleur, le gros bout de la pollinie sera disposé de manière à venir frapper précisément la surface du stigmate. »