‹ Les ordonnances des ducs de BourgogneChapitre 108 sur 318 · CCXLVIII · texte numérisé non relu

CCXLVIII

duc et diminuer très fortement Tautorité des municipalités.

L'étude seule des entreprises du conseil contre les bonnes villes exigerait un travail spécial. La lutte fut particulièrement violente à Dijon ou elle remontait d'ailleurs plus haut que Tannée 14^3.

Sans cesse se sont de nouveaux griefs : les officiers du duc s'emparent des malfaiteurs à Dijon sans la permission du maire * ; puis à propos du pavage, des fouages, des fortifications, s'exercent de fréquentes violences. Les gens du conseil font arrêter à Auxonne des marchands de Dijon sous prétexte que la ville leur doit le reste d'un fouage^; ils tournent le maire en dérision; lui contestent la qualité de vicomte maieur '^, Ils s'attaquent surtout aux droits de justice : le ao janvier 1421 déjà, un procès était pendant devant le parlement de Paris, la ville réclamait le droit de faire « statuts et ordonnances » * ; contre elle Jean de Noident et Guy Gelinier se signalent par leur zèle *. Enfin, on saisit la mairie le 7 juillet 1427 *.

Poursuivies d'une façon si âpre par le conseil, les communes qui jouaient un rôle important dans les Etats de Bourgogne appelèrent ceux-ci à leur aide.

Ces Etats qu'on réunissait incessamment*^, car les besoins d'argent ne faisaient jamais trêve, furent froissés par les procédés autoritaires du conseil vis-à-vis des bonnes villes. Ils profitèrent de leur réunion à Dijon, le 10 janvier i43i ", à l'occasion d'une demande de subside de

I. Ârch. mun. de Dijon, B. i5o (i4i8-i4a3). Même affaire en 1434- Arch. mun. de Dijon, G*.

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