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duc et diminuer très fortement Tautorité des municipalités.
L'étude seule des entreprises du conseil contre les bonnes villes exigerait un travail spécial. La lutte fut particulièrement violente à Dijon ou elle remontait d'ailleurs plus haut que Tannée 14^3.
Sans cesse se sont de nouveaux griefs : les officiers du duc s'emparent des malfaiteurs à Dijon sans la permission du maire * ; puis à propos du pavage, des fouages, des fortifications, s'exercent de fréquentes violences. Les gens du conseil font arrêter à Auxonne des marchands de Dijon sous prétexte que la ville leur doit le reste d'un fouage^; ils tournent le maire en dérision; lui contestent la qualité de vicomte maieur '^, Ils s'attaquent surtout aux droits de justice : le ao janvier 1421 déjà, un procès était pendant devant le parlement de Paris, la ville réclamait le droit de faire « statuts et ordonnances » * ; contre elle Jean de Noident et Guy Gelinier se signalent par leur zèle *. Enfin, on saisit la mairie le 7 juillet 1427 *.
Poursuivies d'une façon si âpre par le conseil, les communes qui jouaient un rôle important dans les Etats de Bourgogne appelèrent ceux-ci à leur aide.
Ces Etats qu'on réunissait incessamment*^, car les besoins d'argent ne faisaient jamais trêve, furent froissés par les procédés autoritaires du conseil vis-à-vis des bonnes villes. Ils profitèrent de leur réunion à Dijon, le 10 janvier i43i ", à l'occasion d'une demande de subside de
I. Ârch. mun. de Dijon, B. i5o (i4i8-i4a3). Même affaire en 1434- Arch. mun. de Dijon, G*.