Ibid. Voir p. cclxxi, notes i et a
vj. Il prêta serment le i*' octobre 1474, dans les mains de Jean Jouard. Il recevait un écu d'or par jour. Arch. C.-d'Or, B. 1141a. Il fut plus tard membre du parlement de Dijon.
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Le procureur général « en noz pays de Bourgogne et autres de par delà » était Guillaume Lombart^
Les avocats fiscaux furent Philibert Baudot* et Guy Margueron*. Avec eux, à Beaune, en i474» se trouvait Etienne de Goux, maître des requêtes et premier avocat du duc.
Le greflier en titre dii parlement de Beaune est Antoine Gros * ; le receveur des amendes de ce môme parlement, Martin Besançon \ Le premier recevait un franc par jour, le second huit gros viez, valant douze sols estevenans,
Le i" octobre suivant, conformément à l'ordonnance de janvier, s'ouvrit le parlement de Beaune, lavant-dernier parlement tenu en ce lieu à T époque des ducs de Bourgogne. La réunion se fit au local habituel, dans « la maison où Ton tient parlement », et, semble-t-il, fut entourée d'une grande solennité Essayons d'en rétablir l'aspect.
Le samedi, premier jour de l'assemblée, une messe
I. Ce Guillaume Lombart, licencié en lois et en décret, conseiller, procureur général à Autun, avait été institué sans indication de gages, par lettres du 3i mai 147a Le 17 mai i^j% le duc avait réparé cette omission en lui accordant 3oo francs par an « a prendre et avoir de et sur les deniers qui par sa diligence viendront ou seront receuz a notre proffit a cause de son dit office ». Arcli. Cd'Or, B. 11410. l)om Albkkk, p. a66, note c.
Palliot partait de ce texte pour affirmer qu'auparavant il n'existait pas de procureur général en Bourgogne.
a. C^est probablement celui que l>om Aubrée désigne sous le nom de Philippe Baudot, licencié en lois, conseiller, p. 261. Plus tard, il sera maître des requêtes ordinaire de Thûtel du roi et sera nommé gouverneur de la chancellerie, au lieu de Jean Jaquelin, désormais président du parlement royal. Arch. C.-d'Or, B. i;8o, fol. 23 v.
3. C'est probablement le neveu de Guillaume Margueron, abbé du couvent de Sainte-Marguerite, qui reconnaît devoir au chapitre de Beaune un muid de vin, en 1459. Arch. C -d'Or, G. a34o, fol. 38. Est-ce le même personnage que Guy Margueron, maire de Beaune en 1470? Jbid , fol. a4^, 976; G. a386, fol. s^.
5. O. B., p. ao4. 11 était auparavant receveur particulier à Beaune. Arch. C-d'Or, B. 1780, fol. III V*. Sur lui, Dom Aubrkk, p. 191, note g. Assistèrent aussi à* ce parlement Pierre Bonfféal et Hugues Noblet, licenciés en lois. Arch. G.-d'Or, B. 1774, fol. 3i6 v". Le premier, juge du CharoUoiSi mourut peu après. Ibid., B. 1776, fol. 4? v*.
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avait été dite à l'église Notre-Dame de Beaune*, à laquelle avaient assisté les membres du parlement en grand costume. Les conseillers lais et les conseillers clers, également vêtus d'une robe rouge très simple*, avec une pèlerine rouge, les manches étroites et serrées sur le poignet, la figure uniformément rasée sous leur toque noire ou rouge, suivant qu'ils sont laïques ou ecclésiastiques, et émergeant d'un col de linge blanc.
Les chevaliers d'honneur se distinguent par leur chaperon rouge ; les maîtres des requêtes, le procureur général, les avocats fiscaux, le greffier ont une simple toque rouge ; les secrétaires portent le même costume avec une longue patte de drap noir sur Tépaule et un col empesé. Ils restent tête nue quand le duc est là. Les huissiers, ayant les insignes du duc sur la manche, marchent devant le cortège, leur masse sur l'épaule. Derrière se pressent les avocats, les procureurs, le receveur des amendes : tous ceux-ci sans uniforme, avec des costumes bigarrés, jaunes, verts, blancs, bleus, des toques ou des bonnets de formes variées.
Le cortège débouche sous le portail de Notre-Dame de Beaune ', traverse le parvis, laissant à sa gauche l'église de Saint-Baudèle *, derrière laquelle se trouve le treuil à vin du duc, où sont les pressoirs, les cuves et autres ustensiles servant à la fabrication du vin \
On arrive de la sorte devant le local du parlement.
La maison* a belle apparence; elle est « belle et somp-
I. « Aux chappcllans qui ont chanté devant nosdiz seigneurs v francs. » Arch. C.-d'Or, B. 3217, fol. a6 v.
a. Le beau costume dont parle Clbrc, Hist des Etais généraux en
Franche-Comté^ I, p. 3i et note 1, n*est pas celui de Tépoque de Charles le Téméraire ; il est, croyons-nous, postérieur.
3. C'est sous ce portail que l'archidiacre de Beaune tenait ses assises. Arch. C.-d'Or, G. 2384, fol. 69.
4. Notice sur l'église de Saint Baudèle de Tabbé Prudhon. Mémoires de la Société... . de Beaune, i8;4. p. 23.