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encore assez d'ordonnances des ducs de Bourgogne, et elles sont assez complètes pour nous permettre de renoncer aux jugements sommaires. Beaucoup se trouvent dans les manuscrits des coutumiers bourguignons du xiv* siècle que nous avons déjà eu l'occasion d'étudier ailleurs*, d'autres sont disséminées à Troyes, à Paris, à Dijon. Joseph Gamier avait découvert la copie d'une des plus importantes, celle de 1439, à laquelle il fait allusion dans le texte cité *, perdue dans les liasses des archives municipales de Dijon. Nous en avons retrouvé deux autres copies à Troyes et à Dijon, et en même temps un certain nombre d'ordonnances dont la plus importante de toutes, celle de Charles le Téméraire, de i474» était restée jusqu'ici ignorée. Grâce à ces diverses recherches et exhumations, nous sommes en état de publier une cinquantaine d'actes des ducs de Bourgogne se rapportant à l'administration de la justice, dont trente ordonnances environ. Désormais ce sera donc avec des précisions, avec des dates, en la suivant pas à pas, qu'il faudra parler de l'activité juridique des ducs de Bourgogne.
L'on sera peut-être tenté de penser que nous nous abusons sur l'importance et la cohésion de quelques textes épars et que nous cédons trop vite à la tentation si humaine des chercheurs de gonfler leurs moindres trouvailles. J'avoue que l'objection m'a arrêté quelque temps, et que quelque temps j'ai craint de présenter aux lecteurs un groupe d'ordonnances par trop incomplet. Chacun le sait, l'ennui d'une publication de textes égarés un peu partout, comme ceux-ci, ce n'est pas seulement le considérable labeur de la recherche des matériaux, la découverte faite après coup de copies plus anciennes qui obligent parfois à modifier jusqu'à cinq ou six reprises différentes la graphie primitive et au .ravail fastidieux et abstrus d'épluchage de chacun des mots, c'est surtout l'incer-