‹ Les ordonnances des ducs de BourgogneChapitre 54 sur 318 · Ibid., fo XV · texte numérisé non relu

Ibid., fo XV

A partir de 1376, on ne la rencontre plus. Elle n'existe pas davantage en i38o < . Il est vrai que nous n'avons point les indications ordinaires du préambule pour cette ordonnance de i38o. On peut croire toutefois qu'à partir de cette époque il y a là une clause de style qui n'a plus besoin d'être mentionnée expressément.

Le greffier du parlement, qu'on nomme aussi notaire, clerc ou libellance, écrivait donc ces présentations les unes à la suite des autres sur son registre ou « papier des présentations »', distinct du registre des relievements d'appel. C'est ce papier qui fixe l'ordre dans lequel seront examinées les a flaires, de là son nom de « rôle ». On emploie indifleremment les mots de « roUe et pappier des présentations », « rôle et registre des présentations ».

Le premier jour de la réunion du parlement, souvent un dimanche, a et ledit diemange furent presentacions », quand les parlements étaient de trois, quatre ou cinq jours, se consacrait aux présentations ; ensuite, chaque jour, pour désigner le rang des procès, on lisait à haute voix le papier des présentations.- C'est le « cri et appel au rôle ». Les parties ou leurs procureurs doivent être là, sinon on donnera défaut contre elles nonobstant l'inscription au rôle, parce que « la partie doit attendre le juge et non mie le juge la partie » ^

Ces explications sur la très importante formalité de la présentation étant données, il sera facile de comprendre pourquoi les parlements se sont subitement allongés. Tout a dépendu d'une modification dans Tépoque de la présentation par rapport au moment où l'on conseillait le procès. Avant iSjo et en 1870, le conseil avait lieu avant la présentation ; après 1870, il a eu lieu postérieurement. Donnons quelques explications.

Nous avons déjà indiqué * qu'avant l'ouverture du par-

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