‹ Les organismes vivants de l'atmosphèreChapitre 2 sur 43 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

dire daas l'obscurité, en sondant à tout instant un terriiin parsemé d'obstacles, sur lequel bien des esprits distingués ont déjù fait fausse roule. Je comprends que les courages puissent faiblir devant les fatigues imposées par celte lâcbe. Toutefois les recbcrches desquelles dépend la connaissance e^tactc de l'ëtiologie des maladies zvmoliques, du coulage et de t'cpidëmicité, ne sauraient être indéllniment ajournées : j'ai donc cru devoir me mettre à l'œuvre, et aujourd'hui, après sis années d'études quotidiennes, je suis parvenu à déblayer un peu les abords d'une voie encore inexplorée. Je serai beureux si cel Ouvrage, dans lequel j'ai réuni les renseignements que m'a acquis une longue expérience, peut éviteràplusieurs les tâtonnements et les pertes de temps que j'ai eu à subir.

La division de ce Livre est des plus simples : l'iils torique des premières retherches effectuées sur les organismes de l'air esl suivi de la description des appareils et des procédés usités pour fixer les semences atmosphériques des moisissures^ l'étude, beaucoup plus difficile, des germes aériens des bactéries fait l'objet d'un Chapitre spécial ; puis, après un court exposé de mes travaux sur les spores des cryptogames bien visibles au\ grossissements usuels, je suis naturellement conduit à parler des instruments et des procédés à l'aide desquels on récolte les germes qu'il est presque impossible de distinguer au microscope des détritus finement pulvérisés répandus en abondance dans les sédimenis bruts de l'atmosphère. Ces procédés nécessitent l'emploi de liqueurs nutritives propres à faciliter l'éclosion et la culture de ces bactéries et à la description desquelles plusieurs paragraphes ont été consacrés. Je me suis étendu à dessein sur la partie technique du statisticien micrographe, convaincu que lei* détails qu'elle renferme pourront rendre aux débutants les plus grands services. Quant aux Cha-

VIII PEÉFAGE.

pitres suivants, ils traitent des résultats de l'analyse de Fair pratiquée au parc de Montsouris, dans les habitations, les rues de Paris, les hôpitaux, etc.; enfin, TOuvrage se termine par une étude sur le pouvoir antiseptique des substances chimiques les plus employées en Médecine.

En livrant au public ces recherches sur les organismes de Talmosphère^ je tiens à remercier le savant directeur de l'Observatoire de Montsouris, M. Marié-Davy, qui m'a accordé avec le plus grand empressement toutes les facilités nécessaires pendant la durée de mes travaux et qui n'a cessé de défendre avec énergie l'existence du service micrographique dû à son initiative et dont je suis actuellement le chef. M. Benoisl, mon préparateur, vieux compagnon de mes fatigues, voudra bien recevoir l'expression de ma reconnaissance pour le concours dévoué qu'il m'a toujours prêté. Enfin, M. Gauthier-Vil lars voudra également accepter mes remerciements pour les soins apportés à la publication de ce travail.

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