‹ Les organismes vivants de l'atmosphèreChapitre 31 sur 43 · BACTÉRIES DES POUSSIÈRES SÈCHES · texte numérisé non relu

BACTÉRIES DES POUSSIÈRES SÈCHES

villiers démontre que le nombre des microbes rajeunissables «lans le bouillon Liebig neutralisé s'y trouve voisin de 800000 à 1000000 par gramme de terre desséchée à 3o° pendant quarante-huit heures.

Les organismes les plus répandus dans le sol appartiennent à la tribu des bacilles. En réunissant en bloc les données qualitatives de ces essais préliminaires, ces êtres sV rencontrent dans une proportion énorme; sur 100 schizomycètes enfouis dans les icrres arables, on compte, avec le bouillon Liebig, peu favorable à la germination des nématogènes, 90 bacilles, et lout au plus un contingent de 10 autres espèces de bactériens. A la surface de riiumus, les micrococcus reparaissent plus nombreux. Quoi i|u'il en soit, il est d'ores et déjà permis d'afiirnier que les bacilles vulgaires jouent dans la nature un rôle fort important dans les phénomènes de décomposition de la matière organique en éléments assimilables par les végétaux.

A côté du procédé de dosage qui vient d'être décrit^ il en est

l'iii. Hb.

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riacon à poussières, au \ de ^raïuJeur.

un autre des plus simples, également capable de faire connaître rapidement la nature et Fabondance approximative des microbes répandus dans l'air extérieur et l'air confiné; il consiste à exposer pendant un, deux et plusieurs jours sans pluie à l'atmosphère libre, ou pendant quelques heures seulement dans les lieux où les germes sont très fréquents, un ilacon conique à large ouverture de o", 01 à o'",oo5 de diamètre intérieur (y/^^. 85). Fortement chaufTé à Tétuve au préalable, le vase, laissé plus

CnAPITBE TIII.

de l'espérience, emmagasine les poas-"^

tard ouvert sur le li

sicres qu'il ne cède plus aij:^ courants; la durée d'espositii jugée sunisante, le flacon esl revêtu de son bouchon rodé intérieurement, porté au laboratoire où il reçoit 3o" à 4o" deaa •^lérilisée qu'on distribue, après une vive agitation, dans un grand nombre de conserves de bnuiilon ; ce qui permet de calculer très exactement le chilTre des microbes que le hasard y a introduits, Au laboratoire de micrographie de l'Observatoire de Monlsouris il tombe en moyenne, par jour et par mètre carré, a4oooo(i bactériens; au dehors, dans le parc de Monlsouris, seulement 53 000, soit cent fois moins, à l'intérieur des hâpilanx et des habitations de Paris ; ces chilTres doivent être fort élevés, mais, ces essais n'ont pas encore été faits. Ce mode d'investigation, i l;i fois rapide, exact et non dépourvu d'élégance, peut rendre de véritables services, en faisant connaître le rapport des germes voltigeant dans l'intérieur des habitations; il peut aussi, cl c'est là l'usage auquel je le destine spécialement, donner idée très exacte sur la quantité des germes jetés momentané-' menl dans les appartements el les salles des hôpitaux, par \a, frottages, les balayages cl les nettoyages ; prochainement je pU' blierai à ce sujet quelques résultats intéressants.

On doit également à M, le professeur Koch, de Berlin, tu appareil de ce genre, une sorte d'aéroscope à pomme de terre,', formé d'un Lube au fond duquel se trouve placée une Iranc fraîche de ce tubercule. Le tube bouché est ouvert dans lieu qu'on désire explorer au point de vue des microphjlesJ puis refermé, el les bactéries tombées dans l'iutervalle se déve*] Joppcnt si elles sont friandes de l'aliment asseu grossier qu' leur olTre : tel est succinctement la description de ce procédé pi trop primitif, sans contrôle expérimental, qui laisse l'obsen*». leur sans indication aucune sur le chiiTre des microbes tomb^ dans l'unité de temps.

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