‹ Les organismes vivants de l'atmosphèreChapitre 33 sur 43 · ANTISEPTIQUES, 99S · texte numérisé non relu

ANTISEPTIQUES, 99S

biliscles bactéries comme il anesthésie passagèrement les cellules nerveuses des centres sensibles, mais ne les tue en aucune manière; le bichromate de potasse, employé pour durcir les préparalions histologiques; le gaï ammoniac, d'un usage fort restreint ; Tazolate de cobalt, l'acide ihymique, beaucoup plus antiseptique que l'acide phi^nique universellement appliqué à la désinfection des appartements et des plaies depuis les recberches des D""' Demaux, Lemaire et de Lister; le permanganate de potasse, étudié par Cotldy cl Demarquay; le sulfate de nickel, enfin l'azotate de plomb, l'alun ordinaire et le tannin, recherchés par l'industrie des tanneurs.

Le groupe des substances modérément antiseptiques compte encore quelques corps chimiques usités en Médecine : on y voit figurer en première ligne un sel très soluble de quinine, le bromhydrate; c'est vraisemblablement par erreur qu'on a contesté le

icpliqui

de la

quir

î ei de ses sels; puis l'acide

pouv.

arsénieus, également fébrifuge; le poison tétanique par excellence, le sulfate de strychnine; l'acide borique, employé en chirurgie ophtalmologique, mais deux fois moins puissant que l'acide pbénique ; l'arsénite de soude, l'hydrale de chloral, trois fois moins aseptique que le phénol cristallisé, quelquefois mis en usage aux risques et périls du malade dans les cas qui exigent une désinfection prompte el complète; le salicylate de soude, dont l'efBcacité dans le traitement du rhumatisme aigu est audessus de toute contestation depuis les travaux d'un de nos cliniciens les plus distingués, le professeur G. Sée; le sulfate de protoxyde de fer, et enfin la soude caustique faiblement parasilicide, ce qui parait dû â son passage à l'étal de carbonate alcalin sous l'influence de l'acide carbonique de l'air; en eflet, c'est habituellement au bout de quinze jours à un mois que se manifeste la présence des microbes dans les solutions nutritives, chargées de soude caustique, abandonnées au contact de l'air atmosphérique.

Parmi les substances faiblement antiseptiques, on compte le chlorure de calcium, si peu cofiteuK et si efficace pour arrêter le développement des bactéries ; le borate de soude, vanté bien à

ton parplusieursauteurs, comme un agent prophylactique précieux des maladies infectieuses; le chlorhydrate de morphine, fort peu microbicide; les chlorures des métaux alcalino-terreuv

et Talcool absolu,

qui agit seulement corn

antiseptique daos

i a voulu leur

làtonaemenl de soigneusement

le bouillon qui en renferme environ -~, mais dont on se sert généralement pour les pansements dans un état de concentration plus élevé, pur ou additionné de camphre.

Je ne dirai rien des substances très faiblement antiseptiques ; elles doivent, suivant moi, disparaître très rapidement de la thérapeutique chirurgicale^; la glycérine vantée par Demarquay. riiyposulfile de soude, si en honneur chez les médecins italien^, ne méritent pas réellement la réputation qu' faire.

S'il est très facile de déterminer, après un courte durée et une vingtaine d'expérience dirigées, le point assez précis oi!i un liquide, comme le bouillon de bœuf, cesse d'être apte à rajeunir les microbes, par conséquent à entrer en putréfaction, il est beaucoup plus long de mesurer le degré d'asepticité produit dans une liqueur par l'addition d'un poids donné d'un antiseptique- Pour y arriver , on suit la marche indiquée plus haut (page >93), pour calculer la courbe de sensibilité du bouillon de bœuf additionné de quantités progressivement croissantes de sel marin ; en Opérant de même avec les autres substances, on obtient des courbes semblables à celles que reproduit le diagramme {fig. 86) et où l'on peut constater que l'altérabilité d'un liquide ne décroît pas proportionnellement au poids du corps parasiticidc ajouté. L'action de l'antiseptique, d'abord très ellicace, se fait plus faiblement sentir au delà d'une certaine limite jusqu'au point où le liquide encore incomplètement désinfecté devient absolument inaltérable.

Cette diminution d'altérabiUté ou de sensibilité du bouillon aux germes atmosphériques diffère profondément avec la nature des substances antiseptiques considérées ; l'acide arsénieux, par exemple (yî^, 86), agit tout d'abord plus énergiquement que l'acide phénique, puis son action s'aflaiblil lentemeoi

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jusqu'à la dose limite 6 pour looo, tandis que l'acide phénique, moins désinfectant dès le principe, à poids égal, que l'acide arsénieux,reud le bouillon absolument imputrescible à la dose deux fois plus faible de 3, a pour looo; les courbes ont alors uu point d'intersection bien visible sur le diagramme suivant.

Fis- flfi

ss^

De l'actîoD (le quelques antiseptiques sur le bouillon de bœuf.

Je n'ai pas terminé avec ces éludes si intéressantes et je remets à plus tard l'exposé de données encore incomplètes sur la puissance et le mode d'action des agents paralysateurs des germes et des bactéries adultes ; je dois ajouter que les nombres publiés plus baut (page 293) s'appliquent uniquement aux spores des bactéries et cessent d'être exacts pour les spores des moisissures. En général, pour imniobiliser une semence de mucédinée, il faut doubler toutes ces doses, et cela est vrai pour l'eau oxygénée, le bichlorure de mercure, l'iode, le brome, les cblorures de platine et d'or, le sulfate de cuivre, qui ont la faculté curieuse de favoriser, sous un très faible poids, le développement de cette classe de micropbytes, comme le zinc, signalé par M. Rautin, favorise l'accroissement de VAspergiUus

ago CHAPITRE l\.

niger et comme la plupart des métaux, le fer, l'alumine, le man- J ganèse, les selâ Ctc chaux el les sels alcalins semblent fertiiiserl les terrains envahis parles moisissures. Ici la dose loxitjue ponrfl les moisissures est dix et vingt fois plus élevée que la dose capable,! de suspendre le développement de la bactérie. Au contraire, je'l ne connais qu'un faible nombre de composés chimiques capables-l d'arrêter la multiplication des mucédinées avant d'étendre leurl pouvoir destructeur sur les schizopb^tes. L'ammoniaque, lil soude el les corps fortement alcalins, les sels d'argent el d'itrfrrl nium, jouîsseol de cette faculté; en revanche, les moisissurea] font très rapidement leur domaine des milieux acide«. fait c depuis très longtemps.

S'il est en la puissance de l'expérimentateur de détruii sèment les bactéries contenues dans les infusions, par te secouri de la chaleur et des substances corrosives. Il est inlinimcnt plau difficile â l'hygiéniste d'anéantir, je ne dirai pas les poussière organisées de l'atmosphère, ce qui est impossihle, mais \ei germes mêlés aux poussières des appartements, des hdpîljins,| en un mot des lieux habités où l'on a de bonnes raisons poury| supposer l'existence de germes morbides.

En plaçant des poussières sur des supports de verre, sus-J pendus par des fils de platine au centre de grandes bonbonuu en verre verl, j'ai essayé sur elles l'action de divers gaz et dcl diverses vapeurs : peu d'entre eux ont le pouvoir de tuer rapide^ ment tous les microbes.

Après quinze à vingt jours d'action à la température de ao*. les composés suivants se sont montrés absolument incapables de détruire la vitalité des bactéries :

Vape

;ur5 de chloroforme.

» d'acide pliénique crist

de chlorure de chaux

de camphre.

.■ d'élhcr atoteux.

de sulfure de carbone

d'acide cyaohydrique.

Gaz

acide sulfureux.

Gaz

ammoniac.

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