‹ Les organismes vivants de l'atmosphèreChapitre 34 sur 43 · ANTISEPTIQUES · texte numérisé non relu

ANTISEPTIQUES

Les vapeurs d'iode, de brome, de chlore, d'acide chlorhjdrique et d'acide hypoazotique, préconisé avec juste raison par MM. Ch. Girard et Pabst, ont, au contraire, détruit irrévocablement tous les germes au bout d'un espace de temps variant de quelques heures à dix jours.

Le chlore, quand il csl bien sec, agit avec la plus grande difficulté et j'ai trouvé des germes encore vivants dans des poussières qui étaient restées soumises pendant huit jours à son action corrosive ; le brome, Tacide chlorhydrique et le gaz nitreux, sont plus violemment destructeurs des germes. D'après mes expériences, une atmosphère chargée par mètre cube de 5^' de l'un de ces trois corps a le pouvoir d'enlever toute fécondité aux semences des schizophytes qui sont restées pendant deux jours à son contact. Les vapeurs d'iode agissent plus lentement : leur action microbicide n'est complète qu'au bout de huit à dix jours. Telle est la courte liste des substances redoutables auxquelles il faut avoir recours pour anéantir les germes répandus dans une salle où l'application d'une température sèche de i5o" n'est pas possible.

D'après quelques expériences préliminaires, l'ozone serait loin de jouir, à cet égard, de la réputation que plusieurs savants lui ont faite : j'engage vivement les hygiénistes à ne pas compter sur la destruction des germes par cet agent normalement répandu dans l'air, plutôt porté de préférence à oxyder quelques émanations gazeuses qu'à s'attaquer aux spores charriées par la masse atmosphérique.

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