‹ Les organismes vivants de l'atmosphèreChapitre 8 sur 43 · SPORES DES · texte numérisé non relu

SPORES DES

La PI. II, gravée avec soin d'après deux photographies, représente phis fidèlement quelques groupes de corpuscules

organisés grossis a5o fois, à cûlé desquels on dislingue en

algues vertes aèi-iciinfs; b, cellules j'euneâ de Crjr|)togames et c a|iarcs erjpiogamiques île l'air lilirc. Grossissement ; ioo diaméires.

outre les particules amorphes reproduites avec la même exactitude. Sous une amplification de 4<^o diamètres et toujours d'apnis des épreuves photographiques, la/ig. 38 montre deux semences d'a/fer/iari'a voisines d'une masse noirâtre qui n'est autre qu'une spore de lichen échappiïe à la mise au point.

Il est tout à fail exceplionael de renconlrer dans l'air de nos régions ces algues élégantes cl rigides connues sous les noms de dialomèes, Ae desmidiécs, et en général les représenlanls des végétaux vivant en eau proionde ; par contre, les proto-

Spores cryptog.

(le ratmrisphi-rc Ubre. GrossiswnuMil :

roccus cl les chlorococciis, que l'on voit envahir les toits d maisons, les murs el la terre humide, sont remarquablement p fréquents en toute saison; les poussières de looo'" d'air enp sentent plusieurs espèces ; souvent m^me ces algues vojagf agglutinées par tas de cinquante et même cent individu:

SPORES DES MOrsISSURES. 01

couleur verl foncé oujaunerougefltre les fait nellomcniliislinguer des autres germes et productions déjà signalés.

11 est inutile à mon sens d'insister plus longiiemcal sur la nature et la forme des spores errantes des moisissures : l'csamen d'un seul spécimen de poussières en apprendra à tous beaucoup plus que les descriptions les |j1iis détaillées; mais je dois, avant d'aborder un

autre sujet, attirer l'attention sur les caractères spéciaux que présentent les spores récoltées aux diverses saisons de l'année.

Pendant l'Iiiver, les semences aériennes des cryptogames sont habituellement vieilles et rares; leur forme est le plus ordinairement sphériqiie ou ellipsoïdale, leur contour est marqué par un cercle noir très apparent, leur couleur est foncée et leur contenu esl souvent granuleux. La température douce, qui règne presque toujours à Paris en avril et en mai, donne un premier essor à la végétation cryptogamique, el l'atmosphère se charge vers cette époque déjeunes spores diversement colorées, qu'accompagnent

de nombreuses semences conidiibrmes incolores. Plus tard, ei juin, apparaissent les grosses fructificalions qui persistent durant loul l't'lé et une grande partie de l'automne, pour se faire en^ hiver aussi rares que les pollens.

Ainsi les poussières atmosphériques où abondent les semences de toute lormc ont sftrcnient été récoltées en été; celles qui olTrenl des spores de l'armes plus munotones ont été recueillies en hiver. Dans ces cas la présence de spores jeunes conidirormes doit donner à penser que ces mêmes spécimens ont été obtenus en été, après une pluie de quelque durée, ou en hivei' pendant une période humide accompagnée d'une élévation notable de la température.

Voici d'ailleurs un Tableau où l'un trouve résumés les caractères saillants des poussières atmosphériques recueillies >i l'air liLi-e, à rinlérieur des maisons cl des égouts:

Principaux

t Tninpa bumlile.

rinlérieur du babi- )

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Quant à distinguer les vraies poussières atmosphériques des sédiments déposés lentement à la surface des meubles el des jiarqucls des appartements, on y parvient aisément en remarquant d'abord que les spores de ces sortes de poussières sont fort rares, c'esl-à-dire très espacées dans la préparation microscopique el ensuite en constalanl dans celte même préparation la présence d'énormes blocs de substances minérales, de volumineux fragments de matière organique qu'il n'est pas en la puissance de l'air en mouvement de m ai u tenir longtemps au-dessus du sol et d'entraîner à une grande distance.

; CIIIPPHE DES SPORES AËHtEMNES.

[II. — Du nombre des spores aériennes des végétaux cryptogames et des lois qui régissent l'apparition et la disparition

Les recherches qui ont eu pour objet la numération des spores aériennes des moisissures datent de mes propres travaux. Les D^MaddoxetCiinningham comptèrent, il est vrai, les cellules organisées trouvées dans les échantillons de poussières obtenues à chacune de leurs expériences, maïs nous avons vu que ce calcul restait sans signification précise, ces deux observateurs n'ayant jamais connu le volume d'air introduit dans leurs appareils collecteurs. MM. Schœnauer et Yuug laissèrent de môme celle question à l'élude.

Par l'ensemencement des poussières de Pair dans des ballons de moftt el d'eau de levure stérilisés, M. Pasteur démontra que l'air des plaines était plus chargé de spores que l'atmosphère des hautes montages ; mais, pour obtenir avec exactitude le chiffre des graines de mucédinées contenues en divers lieux dans un volume d'air parfaitement déterminé, il aurait Tallii multiplier beaucoup ces sortes d'ensemencements, ce cpje M. Pasleurnelit pas, son but unique étant de prouver l'abondance des germes dans l'air d'une localité el leur rareté dans l'air d'une autre.

La méthode des ensemencements rractionnés des poussières de l'air, employée exclusivement à l'Observatoire de Montsourîs pour compter les bactéries, a le défaut de ne donner aucune indication sur le chiffre des microbes incapables de se multiplier dans les liquides adoptés pour ces expériences. Mais ce mode de numération, appliqué aux germes des schiïophytes, s'impose aujourd'hui comme étant le plus simple et le plus exact. Les spores des cryptogames moisissures se montrant presque toujours assez volumineuses pour être vues au microscope, il m'a paru rationnel de les compter directement dans les préparations, à la façon des globules figurés répandus dans certains liquides animaux; on s'expose alors sans doute à comprendre dans les statistiques des

les milienx précités et le chifTre des scope, on arrive aisément a se conva

; c'esl-à-tlire que, sur vin^l on scellé d'après le procédé inactives et passent par suite

54 CUAPITBF. II.

germes les spores infécondes tuées par la vieillesse et la sécheresse; mais qu'on veuille bien aussi ne pas oublier qu'un grand, nombre de semences de lichens, d'algues et de champignons, tout en étant parfaitement vivantes, ne croissent jamais dans les moilts, les sucs de fruits, les bouillons où se plaisent et se multiplient quelques moisissures de la classe des mucédinécs et des mucorinées.

En compai-ant entre eux le nombre des spores gerniécs dans s spores aperçues au microincre que le premier chiQre est au second comme i est à ao semences introduites dans nn bal de M. Pasteur, dix-neuf y restent inaperçues.

Recueillir exactement toutes les spores d'un volume d'air parfaitement connu, les porter ensuite sans en perdre une seule sur le porte-objet du microscope, te! est le but qu'on doit se proposer dans toute' recherche statistique des semences de l'air. Malheureusemcnl tel est aussi l'énoncé d'un problème entouré de grandes difficultés pratiques; tout en cherchant sa solution, j'ai cru qu'il n'était pas sans intérêt, sinon de connaître rigoureusement le nombre réel des semences atmosphériques, du moins do chercher à rendre apparentes les variations auxquelles leur chiffre pouvait être soumis. Ce point m'a paru présenter de bien moindres difficultés.

Pour se rendre un compte exact des variations du chiffre des sporesrépandues dans l'atmosphère, il est indispensable d'opérer constamment dans le même lieu et dans des conditions identiques, de conserver toujours le même aéroscope muni d'une lamelle de même superficie et de diriger sur cette lamellq enduite d'un liquide visqueux un jet d'air de même force et de même section provcnantd'un diaphragme conique tenu aune distance invariable, choses qu'il est facile de réaliser. Si l'on admet alors que le nombre des germes fixés dans des temps égaux Dur la lamelle collectrice est proportionnel à la quantité des germes répandus dans l'air, on ne saurait refuser quelque

DD CBIFF8B WS SrOSES ÀtUBRKES.

valeur aux. slatlsliques basées sur un semblable mode op^raloire.

Pour des causes indépendanles de la volonté de respérimentateur, l'aspiration s'arréle parfois brusquemenl pour reprendre ])lus tard, et le volume d'air projeté dans la même période de icmps sur la lamelle se trouve diminué; est-îl encore excessif (le supposer que le nombre des germes amassés sur le liquide gluant est proportionnel au volume d'air aspiré et dirigé dans l'aéroscope? Je ne le crois pas. S'il en est ainsi, l'étude des varialions des germes de l'air avec le secours de l'appareil inventé par Poucbel repose sur des principes dont la solidité est indiscutable.

Cela dit, voici comment je récolte sans interruption, depuis cinq ans, les fructlGcatioDs atmosphériques des cliampignons.

Une lamelle carrée, de verre mince, de 18"°" de côté, est enduite à son centre du mélange visqueux déjà mentionné, sur une surface de a™"< environ; puis cette lamelle est placée, la face mouillée regardant en bas, sur l'élrier de l'aéroscope représenté en B {fig- ag). Au moyen de la vis micromélrique la

plaque de verre est ramenée à 3""" de l'ouverture circulaire percée au sommet du c6ne. Cette ouverture possède un diamètre voisin d'un demi-miUimélre; la pratique démontre qu'avec des ouvertures plus étroites les résultats ne sont pas plus satisfaisants, et qu'avec des ouvertures plus grandes les petites spores échappent plus aisément. Cela fait, la lamelle fixée dans sa po-

36 CHkPITIlE II.

sition par un cavalier qui s'oppose à son glissement des coulisses de l'étrier, on visse la partie A de l'appareil à ta cloche B, en ayant soin, pour éviter toute fuite, d'inlerposer une rondelle annulaire de cuir suifé entre tes deux parties de rinstniment que la vis est destinée à joindre intimement.

La durée de mes expériences a toujours été de quarante-huit heures et la vitesse moyenne d'écoulement de l'air égale i 28" par seconde, ce qui équivaut à un débit de ao'" d'air à l'heure. En forçant ce courant, on s'expose à chasser le liquide gluant au point où le jet va frapper la lamelle ; rien n'est d' négliger dans ces manipulations déhcales, où tout doit être exactement calculé de façon à prévenir les accidents et les causes d'erreur.

La récolte opérée, on évalue sa richesse par le dénombrement des germes qu'elle renferme. A cet effet, on mélange aveC U pointe d'une aiguille d'acier flambée les poussières et le liquide gluant; puis on lave cette pointe dans une gouttelette du même liquide pur, qu'on ajoute finalement à la récolte. La laniclln mince est alors appliquée sur une plaque de verre très propre, de façon qu'elle soit mouillée dans toute ses parties et que les germes se trouvent uniformément disséminés dans la préparalion. Enfin on transporte les diverses parties de la préparation sous le microscope en comptant à chaque fois le nombre de spores conleniies dans le champ. Il suffit alors de calculer le rapport entre ta surface du champ du microscope et la surface de la lamelle, et de le multiplier par le nombre moyen de germes vus dans chaque champ, pour obtenir avec un certain degré d'approximation le nombre total de microbes renfermés dans les poussières, lin désignant par R le rapport entre les surfaces, par M le chiflVe moyen des spores aperçues par champ, ennn par V le volume de l'air qu'on a projeté sur la lamelle, la formule

donne le nombre de germes recueillis sous l'unité de volume. Le rapport K est constant quand on emploie toujours une

DU OIIIFFBE DES SPORES AËDIGNKES. Sy

lamelle mince de surface invariable, le même microscope muni du même objectif et. du même oculaire; la moyenne M est suFTisamment approchée quand elle découle d'un nombre d'observalions au moins égal à loo; enlîn, le volume d'air V est donné cxacicment par un compteur à gaz. Le nombre de litres aspirés dans chacune de mes expériences s'est élevé à peu près à looo; dans les cas d'ailleurs assez rares où ce chillre n'a pas été atteint, la formule précédente a reçu son application.

Si, après une longue suite d'expériences effectuées avec les précautions minutieuses qui viennent d'être prescrites, on compare entre eux les résultats obtenus aux. diOerents jours di' l'année, on voit avec la plus grande netteté le chiffre des sporrs aériennes s'élever et s'abaisser tantôt rapidement, tantôt avec lenteur, parfois se maintenir slationnaire. A certaines saisons l'air peut se montrer peuple de looo à aooo spores par mètre cube; à d'autres il peut en accuser rooooo à aooooo pour le même volume d'air. En rapprochant ces nombres du degré de la température régnante, des tranches de pluie tombée dans les régions où l'on expérimente, de l'état d'humidité ou de sécheresse du sol, on ne tarde pas à s'apercevoir qu'un lien étroit unit ces crues et décrues de spores cryplogamiques à un ensemble de conditions météorologiques parfaitement déterminées.

Les causes de variation des germes qui nous occupent peuvent être divisées en causes générales et particulières ; les premières revenant périodiquement avec les saisons comme la chaleur et le froid, les secondes au contraire, beaucoup plus accidentelles, se montrant sous ta dépendance immédiate d'états météorologiques spéciaux inconstants et transitoires, comme la vitesse et la direction du vent, les chutes de neige, de pluie et les sécheresses prolongées.

Je dirai peu dé chose des variations qu'éprouvent les spores atmosphériques sous l'influence de la température; les chiffres réunis dans le Tableau suivant sont par eux-mêmes suffisamment explicites.

Moyennes générales mensuelles des spores récoltées par mètre cube d*air à l* Observatoire de Montsouris pendant les années 1878-79-80-81-82.

Ann^ normale.

Mois. Spores. Température:}.

Janvier 7i5o a, 4

Février 7090 4 »^

Mars 5480 6,4

Avril 7510 10,1

Mai I233o i4r3

Juiu 35o3o 17,2

Juillet 27760 18,9

Août 28910 18,5

Scpleinbre 15980 16,7

Octobre 14330 11,3

Novembre 8910 6,5

Décembre 7080 3,7

Il saule aux yeux que ces nombres moyens mensuels, presque stationnaires pendant Thiver, s^élèvent graduellement à partir d'avrily passent par un maximum au mois de juin, puis vont en diminuant jusqu'à la fin de Tannée.

En considérant individuellement chaque période annuelle, il s'en faut de beaucoup que ce chiffre des spores augmente el diminue avec cette harmonie dont témoignent les données numériques précédentes. II est en effet fort fréquent d'obser\'er plus de germes dans une période tempérée que dans une période plus chaude. Une cause plus puissante que la température vient donc à ces instants produire un trouble dans ces variations, qui se montrent alors brusques et saccadées.

Les colonnes de chiffres insérées ci-après en témoignent hautement. A côté des nombres moyens mensuels des spores crjptogamiques recueillies au parc de Montsouris en 1879, 1880, 1881, j'ai mis en regard les températures moyennes observées aux mêmes époques, ce qui permet de remarquer fréquemment des baisses de spores Coïncidant avec des hausses de température, et réciproquement.

DU CHIFFRE DES SPOHES AËRIE>'NES.

A/oj-ennea mensuelles i/es spoies récoltées par mètre cube d'ai à l'Observaloire de Montsouris en 1879-80-81.

Mars 4a6o

A-ïril 8oao

Mai 11340

Juillet. ... 43390

Septembre.. \-»ibo

Oetùbre 11800

Novembri*. . . tt^tn

Décembre. . firio

îogSû 3>3io

SGJo

9^50 gSSo

La pluie el la sécheresse sonl, comme je l'ai démonlr)"' depuis longtemps, les causes de recrudescence et d'afiTaiLIissement du chifTi-e des spores aériennes; mais leur action est fort différente si on l'étudié à deux saisons opposées.

En hiver, par les temps froids el humides, le chiffre de.s semences cryptogamiques passe par un minimum; au contraire, en temps de sécheresse, l'atmosphère s'enrichit très sensiblement en vieilles semences, ce que j'attribue à la facilité plus grande que possèdent les courants de soulever de la surface de la terre et des objets les particules de toute sorte et les vieilles spores qui s'y trouvent répandues.

En été, pendant les temps humides, les poussières minérales sonl également très rares, mais les spores des cryptogames se rcpandeni partout en abondance. A l'appui de celte dernière assertion, je joins le diagramme de la fig. 3u, où la richesse de l'air en fructifications cryptogamiques se trouve indiquée par une ligne brisée, et les tranches d'eau de pluie tomber journeltemenl â Montsouris par des espaces teintés en noir.

Ce fait n'a rien de surprenant el reçoit une interprétation naturelle, quand on songe combien sont avides d'humidité les

60 UnAPITRE 11.

moisissures de toute classe el corabieD vïlc dépi^risseot l«t mycéliums privés d'eau. Toute pluie survenant à une <>poqw où la température est assez élevée pour permettre le développement rapide des végétaux inférieurs provoque un rajeunissement des vieux mycéliums, des graines des cryptogames, qui netardctil pas à entrer en activité, à rruclilier et à livrer à l'alniospbèrc4 les millions de semences qu'elles présentent à l'action du veni

au sommet de filaments dressés sur les substances qu'elles onll envahies. Tant que le degré d'humidité reste suffisant, ces v tations parasites se multiplient sans entraves, et l'air reste « conséquence fort riche en graines de moisissures; m^iis, si lel pluies qui entretiennent celle humidité fécondante vicnneol I manquer, les cryptogames privés d'un de leurs aliments indis pensables s'étiolent, meurent, cessent de fructifier et totil fovef producteur de spores tend à disparaître de la surface du sol:| Tair alors s'appauvril en germes. Tel est, ù mon sens, l'cxplica^

DU CHIFFRE DES SPORES IGrIKNNES. 6i

tion la plus rationaelle de ces crues dt' semences crvplogaiiiiques observées en été après les pluies.

Le D' Cimningham, en observateur habile, constata que riiumidilé dc diminuait pas le chiOre des spores aériennes; plusieurs autres auteurs, guides en celte matière par des vues a priori^ avaient au contraire avancé qu'après les pluies l'atmosphère devenait d'une extrême pureté. Samuclson, le plus alïîrmalif de tous, a éouuiéré avec complaisance la nature des œufs

I des (

squo

voit apparaître en grai

ind nombre

-ndant

la sécheresse, et disparaître pendant tes périodes humides; au détriment de la vérité, ce savant j a compris les semences des mucédinées.

Est-ce à dire que la pluie, la neige, n'entraînent pas vers le sol la majeure partir des germes de l'air? Non sans doute : une expérience aéroscopique pratiquée au moment d'une chute de pluie fournil à peine quelques spores et quelques pollens; mais j'v insiste à dessein, pendant les saisons chaudes, quinze à dixhuit heures après cette épuration mécanique de l'air, les semences réapparaissenl de 5 à lo fois plus nombreuses. Au contraire, les poussières minérales et plusieurs autres classes de microbes restent rares jusqu'à la disparition de l'humidité qui fait adhérer la majeure partie des corpuscules aux brins d'herbe et au sol mouille dans ses couches superficielles.

Ces explications préliminaires bien comprises, je passe à l'élude des variations des spores qu'offre à l'attention l'atmosphère parisienne au parc de Alontsouris, c'est-à-dire au voisinage du point où le mi'ridien du grand Observatoire coupe les fortifications sud de Paris. Le* diagramme de la page fia est donné à l'effet de guider le lecteur dans cette discussion. Les espaces teintés qu'on y remarque, limités par une hgne brisée, répondent à la distribution des spores aériennes basée sur le calcul des moyennes mensuelles; la ligne ponctuée, située audessus de ces espaces, exprime les oscillations de la température moyenne pour les mêmes mois et années.

janvier et février, le chiffre des spores récoltées par mètre

En cube d'air à l'Observatoire de MonLsc

'. maintient généra

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