‹ Les Orientales. Les feuilles d'automneChapitre 24 sur 99 · VOEU · texte numérisé non relu

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Ainsi qu'on choisit une rose Dans les guirlandes de Sâron«.

Choisissez une vierge éclose Parmi les lis de vos vallons.

Laxaktixi.

Si j^ étals la feuille que roule L'aile tournoyante du vent, Qui (lotte sur Peau qui s'écoule.

Et qu'on suit de l'œil en rêvant ;

Je me livrerais, fraîche encore.

De la branche me détachant.

Au zéphyr qui souffle à l'aurore, Au ruisseau qui vient du couchant.

Plus loin que le fleuve qui gronde, Plus loin que les vastes forêts.

Plus loin que la gorge profonde, Je fuirais, je courrais, j'irais !

Plus loin que l'antre de la louve, P lus loin que le bois des ramiers.

LES ORI£MTiULES. iOl

Plus loin qae la plaine où Ton troute Une fontaine et trob palmiers ;

Par delà ces rocs qoi répandent L'orage en torrent dans les blés ; Par delà ce lac morne où pendent Tant de baissons échevelés y

Plus loin que les terres arides /

Du chef maure au large ataghan.

Dont le front pÀle a plus de ridef Que la mer un jour d'ouragan.

Je franchirais comme la flèche L'étang d'Arta, mouvant miroir, Et le mont dont la cime empêche Corinthe et Mykos de se voir.

Gomme par un charme attirée.

Je m'arrêterais au matin Sur Mykos, la ville carrée, La ville aux coupoles d'étain.

J'irais chez la fille du prêtre.

Chez la blanche fille à l'œil noir, Qui le jour chante à sa fenêtre.

Et joue à sa porte le soir.

Enfin, pauvre feuille envolée,

Je viendrais, au gré de mes vœux.

Me poser sur son front, mêlée

Aux boucles de ses blonds cheveux »

Conune une perrache aa pied leste Dans le blé jaune, ou bieo encor Gomme dans on jardin céleste Un frnit vert sur un arbre d'or«

£t là, aor sa tète qui penche, Je serais, fût-ce peu d'instants, Plus ficre que Paigrette blanch ^ Au front étoile des sultans*

-eplembre 1828.

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