‹ Les Orientales. Les feuilles d'automneChapitre 25 sur 99 · LA VILLE PRISE · texte numérisé non relu

LA VILLE PRISE

Fen, feu, sang et mine !

CoaTE IUlal. Là Siégé de Diu,

La flamme par ton ordre, 6 Roi, luit et dévore. De ton peuple en grondant elle étoufle les cris ; Et, rougissant les toits comme une sombre aurore. Semble en son vol joyeux danser sur leurs débris.

Le meurtre aux mille bras comme un géant se lève ; Les palais embrasés se changent en tombeaux; Pères, femmes, époux, tout tombe sous le glaive ; Autour de la cité s'appellent les corbeaux.

Les mères ont frémi ! les vierges palpitantes,

O calife I ont pleuré leurs jeunes ans flétris ,

Et les coursiers fougueux ont traîné hors des tentes

Leurs corps vivants, de coups et de baisers meurtris !

Vois d'un vaste linceul la ville enveloppée ; Vob I quand ton bras puissant passe, il fait tout plier. Les prêtres qui priaient ont péri par l'épée. Jetant leur livre saint comme un vain bouclier I

Les tout petits enfants, écrasés sous les dalles« Ont vécu : de leur sang le fer s'abreuve encor..., Ton peuple brise« ô Roi, la poudre des sandales Qu'à ton pîed glorieux attache un cercle d*or I

Iviil 1826.

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