‹ Les Orientales. Les feuilles d'automneChapitre 37 sur 99 · RÊVERIE · texte numérisé non relu

RÊVERIE

Lo giorno se n* andava, e 1* aer bruoo Toglieva gli animai cbe sono 'n terra Dalle faticbe loro.

Dantk.

Oh 1 laissez-moi 1 c'est Tlieure où Thorizon qui fume Cache mi front inégal sous mi cercle de brume ; L'heure où Tastre géant rougit et disparaît. Le grand bois jaunissant dore seul la colline : On dirait qu'en ces jours où l'automne décline, Le soleil et la pluie ont rouillé la forêt.

Oh ! qui fera surgir soudain, qui fera naître, 1 Là-bas, — tandis que seul je rêve à la fenêtre Et que l'ombre s'amasse au fond du corridor, — Quelque ville mauresque, éclatante, inouïe, Qui, comme la fusée en gerbe épanouie, Déchire ce brouillard avec ses flèches d'or?

Qu'elle vienne inspirer, ranimer, ô génies !

Mes chansons, comme un ciel d'automne rembrunies,

Et jeter dans mes yeux son magique reflet.

Et longtemps, s'éteignant en rumears étoullees, Avec les mille tours de ses palais de fées. Brumeuse, denteler l'horizon violet !

Scpietnbre 1828.

LES ORIENTALES. i5K

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