‹ Les Orientales. Les feuilles d'automneChapitre 44 sur 99 · Son cou est fumant · texte numérisé non relu

Son cou est fumant

Quand elle s'éloigne de toi, ta dirais : « C'est on trépied solide qui n*a aucune fente*. »

Si tu la Tois en travers, tu diras : t Ceci est une sauterelle qui a une queue et la tend en arrière, i

IjC fouet en tombant sur elle produit le bruit de la grêle.

Elle court connue une biche que poursuit un chasseur.

Elle fait des sauts pareils au cours des nuages qui passent sur la vallée sans Tarroser, et qui vont se verser sur une antre.

« Qoe les lecteurs d'un esprit prompt exercent sar ce tableau les forces de leur imagination, * s^écrie, à propos de ce beau et bizarre passage, ce bon Allemand Reiske, qui préférait si énergiquement/e chameau frugal de Tarafa au cheval Pégase ^

TBAVEESés DU ûiSBAT PEBDAAT hk HUIT.

Je me plonge dans les anfractuosités des précipices, dans àt5 solitudes où sifflent les djinns et les gouls.

Far une nuit sombre, dans une effusion de ténèbres, je marchais, et mes compagnons flottaient comme des branches, par TefTet du sommeil.

C*était une obscurité vaste comme la mer, horrible, au sein de laquelle le guide s*égarait ; qui retentit des cris du hibou, oii périt le voyageur ef^ayé.

PENDASrr 2Jt #OUH«

On entendait le vent gémir dans les profondeurs des pré ripioes.

Et nous marchions à l'heure de midi; traversant les souffle

'. Ceci ett dam 1m mœurs : en drcise un trépied dans le désert pour Caire la cuisine.

nS LES ORIENTALES.

brûlants et empestés qui mettent en fusion les fibres du cerveau.

Ma cbamelle était rapide comme le kaiha * qui traverse le désert,

Qui y vient chercher de Teau, et se jette sur une source dont on n*a jamais approché, tant elle est entourée de solitude^ impénétrables.

De même, je m'enfonce dans une plaine poussiéreuse, dont le sable agité ressemble à un vêtement rayé^

Je me plonge dans Tabîme de vapeurs dans lesquelles les bornes ' ressemblent à des pécheurs assis sur des écueils au bord de la mer.

Ma chamelle passait où il n'y avait pas de route, où il n'y avait pas d'habitants.

Et elle faisait voler la poussière, car elle passait comme la flèche lorsqu'elle fuit l'arc qui lance au loin.

Ces deux tableaux sont à'Omaïah ben Jïedz^ poëte de la tribu poétique de Hudeïlites, qui habitait au couchant de la Mecque.

Voici un fragment, plus ancien encore, admirable de profondeur et de mélancolie : c'est beau autrement que Job et Homère, mais c'est aussi beau.

La fortune m'a fait descendre d'une montagne élevée dans une vallée profonde ;

4 . Oiseau da désert qui vole dMnstiuct à toutes les sources d*eau. 2. Cette belle et pittoresque expression a été traduite par l'auteur dam cette strophe de Mazeppa .

Et si l'infortuné, dont la tète se brise, Se débat, \b cbeval qui devance la brise,

D'un bond ^lus effrayé S'enfonce au désert vaste, aride, infrancliissable, Qui devant eux s'étend avec ses plis de subie.

Comme un manteau rayé.

%. Qui indiquent les chemins.

La foitnne m'ayait élevé par la profusion de ses richesses ; à présent je n*ai diantre bien que l'honneur.

Le sort me fait pleurer aujourd'hui : combien il m'a fait sourire autrefois!

Si ce n'était des filles à moi, faibles et tendres comme le duvet des petits kathas ',

Certes j'aimerais à être agité de long en large sur la terre ;

Mais nos enfants sont comme nos entrailles, nous en avons besoin.

Mes enfants ! si le rent soufflait sur un d'eux, mes yeux resteraient fixes.

KENCONTRB DE TRIBUS.

Ils se précipitèrent avec violence sur la tribu, et dispersèrent l'avant-garde comme un troupeau d'ânes sauvages : mais ils rencontrèrent un nuage plein de grêle *.

Les lances en se plongeant dans le sang rendaient un son humide comme celui de la pluie qui tombe dans la pluie ^ ; les épées en frappant produisaient un son sec comme quand on fend du bois.

Les arcs rendaient des sifflements confus comme ceux d'un vent du sud qui pousse une eau glacée.

On eût dit C[ue les combattants étaient sous un nuage d'été qui s'épure en versant sa pluie, tandis que de petites nuées amoncelées lancent leurs éclairs.

Le morceaa suivant, qui est de Rabiah ben al Kouden, nous semble remarquable par le désordre lyrique

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