‹ Les Orientales. Les feuilles d'automneChapitre 45 sur 99 · Oiseaux da désert · texte numérisé non relu

Oiseaux da désert

2. Le poète ne se serait poiot borné à dire an nuage dans ce cas : •in nuage est bienfaisant pour des Arabes. Mais il dit nn nuage plein de griUy malfaisaut.

3. lia langue française n'a pas de mot pour rendre ce bruit de l'eau qui tombe dans l'eau : les Anglais ont une expression paxfaile, splash. Le mot arabe est hita imitatif aussi, ghachghackd.

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des idées. Il est curieux de voir de quelle façon les images s'engendrent une à une dans le cerveau du poète, et de retrouver Pindare sous la tente de TArabe.

Tous les soirs suis-je donc condamné à être poursuivi de Tomhre de Chenunâ? Quoiqu'elle ait éloigné de moi sa demeure, causera-t-elle mon insomnie ?

A rheure de la nuit je 'vois de son côté s'élever rers la contrée du Riàn un éclair vacillant qui vibre.

Je veille pour le regarder : il ressemble à la lampe de l'enncmîy brillant dans une citadelle bien fermée, inaccessible.

O mère d'Omar! c'est une tour que redoute le vil poltron ; sa tête se lève conune une pointe aiguë.

Les petits nuages blancs s'arrêtent sur sou sommet; on dirait les fragments de toile que tend un tisserand.

J'y ai monté : les étoiles enlacées comme un filet la touoLaient ; j'y ai atteint avant que l'aurore fût complète.

Les étoiles tendant vers le coucbant semblaient ces blancbes vaches sauvages qui s'enfuient du bord de l'étang où elles s'aJireuvaient.

J'avais un arc jaune que la main aimait toucher; mais moi seul l'avais touché; comme une femme chaste, nid ne l'avait tenu que moi.

J'étendis sur mon arme mon vêtement qui l'a protégée toute la uult contre la pluie qui s'entrelaçait dans l'air.

Le chemin qui conduit au château est uni comme le front d'une épouse, et je ne m'aperçus pas de sa longueur.

Les rangs de pierres qui le bordent sont comme les deux os qui s'élèvent de chaque côté de la tête '.

Les extraits qu'on va lire sont du Bamasa^ et sont Inédits» en France du moins, car une édition de ce grand recueil s'imprime en Allemagne avec une version latine,

\, Les tempes.

Kotrî ben al Fedjat el Mazeni dit :

Au jour de la mêlée, aucun de tous D*a été détourné par les nombreux dangers de mort.

U semblait que j^étais le but des lances ', tant il m'en Tenait de la droite et de derant moi !

Tant que ce qui coulait de mon sang et du sang que je fai» sais couler colora ma selle et le mors de mon cheval.

Et je revins : j'avais frappé; car je suis comme le cheval de deux ans, qui a toute sa croissance ; je suis comme le cheval de cinq ans, qui a toutes ses dents.

Cbemidher el Islamî, da temps de Flslam, dit *

(Après avoir tné celui qui avait tué son frère par sui*prise.)

Enfants de mon oncle ! ne me pariez plus de poésie, après l'avoir enterrée dans le désert de Ghomeîr*.

Nous ne sommes pas comme vous, qui attaquez sans bruit; nous faisons face à la violence, et nous jugeons en cadis.

Mais nos arrêts contre vous, ce sont les épées, et nous sommes contents quand les épées le sont ',

J'ai souffert de voir la guerre s*étendre entre nous et vous, enfants de mon oncle ! c'est cependant une chose naturelle.

Du temps de l'Islam, Oueddak ben Tsomeïl el Mazeni dît:

(La tribu de Mazen, dont faisait partie le poëte, possédait près de Barrah un puits nommé Safouan, Les Benou Scheihan le lui disputèrent. Tel est le sujet.)

Doucement , Benou Scheïban « ceux qui nous menacent

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