‹ Les Orientales. Les feuilles d'automneChapitre 47 sur 99 · FRAGMENTS · texte numérisé non relu

FRAGMENTS

Que Dieu ait pitié de Modrek, au jour du compte et de k réunion des martyrs ' !

Bon Modrek, il regardait son compagnon de route comme un voisin, même quand ses provisions de voyage ballottaient dans le sac. {Auteur inconnu,)

4 De rislam

Rita, fille d'Asem, dit:

Je me suis arrêtée devant les tentes de ma tribu, et la douleur et les soupirs des pleureuses m*ont fait verser des larmes.

(^omme des épées du Hind^ ils couraient s^abreuver de mort dans le champ de bataille. *

Ces cavaliers étaient les gardiens des tentes de la mort, et leurs lances étaient croisées comme les branches dans une forêt.

Abd-ebn-al-Tebib dit :

La paix de Dieu soit sur Keïs-ben-Asem, et sa miséricorde! La mort de Eeïs ne fut point la mort d*un seul, mais Técroulement de l'édifice d'un peuple.

Ces quatre derniers morceaux sont tirés de la seconde partie du Hamasa : cette seconde partie a pour titre Sec^ don des chants de mort.

Les morceaux qui suivent sont extraits du divan de la tribu de Hodeil.

Taabatà Cherrân (un des héros du désert) et deux de ses compagnons rencontrèrent Barik: celui-ci s'éloigna d'eux, monta sur un rocher, ensuite il répandit ses flèches à terre. « Oh! Tun de vous, dit-il, sera mort le premier ; un autre le suivra, et, quant au troisième, je le secouerai comme le vent fait de la poussière. » Et Barik fit là-dessus ces vers :

C'était dana le pays de Thabit*, et ses deux compagnoiis le suivaient :

Il excitait ses compagnons, et je dis : c Doucement! la mort vient à celui qui vient à elle. »

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