‹ Les originaux de la dernière heureChapitre 181 sur 222 · WILLIAM RUSSELL · texte numérisé non relu

WILLIAM RUSSELL

Ce célèbre patriote anglais, qui, pour avoir fait partie de la conspiration de Monmouth, fut condamné à mort, étant pris d’un saignement de nez :

LES OHIGINAUX

— Il n’est pas nécessaire, dit-il an médecin, que je me fasse saigner pour arrêter ce mal : c’est ce qu’on fera demain.

Au moment de l’exécution, il dit au ministre Burnet qui l’assistait :

— Prenez cette montre, je n’en ai plus besoin : à quoi bon compter les heures quand on a l’éternité devant soi?

Il demanda ensuite quel présent il fallait faire à l’exécuteur.

— Donnez-lui dix guinées, répondit le ministre.

— Cela est plaisant, ajouta lord Russell, qu’il faille donner de l’argent pour se faire couper la tête.

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