JE SUIS MORT, AVERTISSEZ LE COMMISSAIRE, S. V
« On prévint le concierge, qui, après avoir inutilement
sonné et frappé, envoya chercher le commissaire. Ce magistrat fit ouvrir la porte par un serrurier et on trouva le sieur L... pendu dans son alcôve. »
SANTRUIL.
San teuil mourut d’une plaisanterie de grands seigneurs. Il avait suivi à Dijon le duc de Bourbon qui allait présider les Etats de Bourgogne. Le poète, on le sait, avait son franc-parler. Un jour qu’il discutait belles-lettres avec le grand Condé, celui-ci lui dit :
— Sais-tu, Santeuil, que je suis prince du sang?
— Oui, monseigneur, je le sais, mais moi je suis prince du bon sens, ce qui vaut mieux.
Or, on voulait se venger de scs spirituelles reparties, et voici ce qui s’ensuivit :
Dans un souper, on lui fit boire un verre de vin dans lequel avait été mêlé du tabac d’Espagne, et, quatorze heures après, il rendait l’àme, à la suite de coliques épouvantables.
Le duc de Bourbon ayant envoyé un page pour s’informer de son étal :
— <> Tu solus altissimus, Jesu [Christe », s’écria Santeuil.
Et il ne dit plus rien.
DUS ORIGINAUX
Lorsqu’il s’agit de transporter à Paris le corps du jovial chanoine de Saint-Victor, on l’emballa pour éviter les frais de translation et l’on écrivit sur la caisse : « Marchandises mêlées. »
8AHDANAPALB.
Plusieurs princes d’Assyrie ont porté ce nom. Le plus connuest celui qui s'appelait aussi « Empacinès » ou « Tonos-Concoleros ». La débauche n’avait pas amolli son âme. Deux satrapes s’élant révoltés contre son autorité; il marcha contre eux et les battit. Vaincu à son tour, il s’enferma dans Ninive et, après un long siège, comprenant qu’il ne pouvait dompter une insurrection qui l’enveloppait de toutes parts, de plus, n’étant pas homme à demander merci, il convia ses femmes et ses courtisans à une immense orgie. Au milieu de la salle du festin s’élevait un bûcher qui, à un signe du maître, prit feu et embrasa convives et palais.
Sur le tombeau de ce prince se lisait cette inscription .