‹ Les origines cananéennes du sacrifice IsraéliteChapitre 103 sur 173 · CHAPITRE IV. MYTHES SACIUFICIELS ISMAELITES · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. MYTHES SACIUFICIELS ISMAELITES

David et Jonathan', entre David et Ishboshet-, entre le peuple et David -Centre Hiram etSalomon's entre Asa et Ben-lladad •', entre ce dernier et Achab ^% entre Joiada et la Garde royale ^ à distinguer de l'alliance mythique rapportée à la suite et dont nous reparlerons, l'alliance marquée par la réforme de Josias ^ quoiqu'on y puisse soupçonner des éléments mythiques.

L'alliance conclue entre Sédécias et le peuple de Jérusalem pour proclamer Témancipation des esclaves, fournit un exemple d'alliance historique pris pour thème d'un dévelo[)pement mythique. Dans le passage prophétique Jérémie, XXXIV, 17-22, cette émancipation est présentée comme une alliance conclue devant Yahvé ; un rédacteur, en insérant les fragments 18^ et 19'', l'a ramenée au type de Genèse, XV, 9-18. Citons encore l'alliance entre le roi de Babylone et le roi de Juda ^.

Alliances légendaires. — Alliance d'Abraham avec Abimelek, destinée à expliquer le nom de Beersabée ^^ ; réplique de cette alliance avec Isaac^^ ; alliance entre Laban et Jacob '- ; deJosué avec les Gabaonites sur laquelle nous reviendrons '3.

Alliances mythiques. — Un premier groupe est constitué par les mythes destinés à expliquer un phénomène ou une loi de la nature. Telle est l'alliance avec Noé par laquelle on explique l'arc-en-ciel ^'*. Le sacrifice qui la consacre '^ est emprunté à des sources babyloniennes.

1) I Samuel, XVIII, 3.

2) II Samuel, III, 12-13.

3) II Sam., V, 1-3.

4) I Rois, V, 12.

5) I i?ots, XV, 19.

6) I Roh, XX, 34.

7) II Rois, XI, 4.

8) WRoii, XXIII, 3; II Chron., XXXIV, 32.

9) Ezéchiel, XVII, 13 et suiv.

10) Gcn., XXI, 27-32.

11) Gen., XXVI, 28-29.

12) Deux récits : E dans Gen.,XXXI, 44-45; 47; 51-64; J dans Gen., XXXI, 46; 48-50. Voir ci-après § 3.

13) Josué, IX, 6; 15 ; 19-21 ; ci-après | 12.

14) Gen., IX, 8-17.

15) Gtn., VIII, 20-22; voir ci-dessus, pp. 129-130.

Le texte biblique a été soigneusement émondé de toute allusion au culte des astres ^ Le monothéisme du Code sacerdotal n'interdisait cependant pas de considérer les astres comme des êtres vivants avec lesquels Yahvé avait fait un pacte et, par cette alliance, on expliquait le cours des astres et les phénomènes du jour et de la nuit^.

Dans le second groupe nous rangeons les alliances mythiques que l'Ancien Testament s'est ingénié à multiplier pour servir de fondement à la doctrine religieuse et aux pratiques rituelles. Voici les principales de ces alliances de Yahvé.

1<> Avec les patriarches, c'est-à-dire avec Abraham (Abram) suivant le mode sacrificiel exposé plus liaut^. Puis une seconde alliance qui institue la circoncision^; on sait que c'est la lin rite d'initiation sur lequel l'Ancien Testament nous reiisci^iic jxii . Gomme l'a notaimiKMil l'connu Eduard Meyer, dans une autif» version concernant l'institution de la circoncision et la rapportant à Moïse ^, Sippora jette le prépuce de son fils sur Yahvé. Ad. Ueinach a démontré que ce n'était pas là un simple apotropaion, mais un acte d'alliance par le sang^. Ce point de vue peut être appuyé par le fait que hatan-damim se traduit sans difficulté par « fiN'in rli» sano- ».

1) Voir l'exempl;; . . .iji. . \,. -.

2) Jérémie, XXXIII, 20;25.

3) iien.y XV, 18; ci-dessus, p. 217.

4) Gcn., XVII, 10 et suiv.

5) Voir, sur celle qucslion, noire Introduction à t'Histoire des lieltgions. p l'2^ et suiv.

()) Exode, IV, 24-2(1.

7) Ad. Reinach. In Lnlte de Yahvé avec Jaeob et avec Moïse et Corigine de la Circoncision, dans Ilevue des Études ethnographiques et sociologiques, 1ÎKV8, p. :i:i8-3r)2. l'a autre rite d alliance par le sang, véritable adoption, nous parait conservé par Genhe, XV, 2. La correction qu'on adopte généralement en déplaçant le terme ben : « L'héritier de ma maison est l^liézer, llls de Dnmmeseq »• n'est pas acceptable, car l-lliezer, étant adopté par Abraham, ne pouvait plus conserver son patronymique si tant est qu'il en oit eu un. Le texte est pr.obableinent à conserverie! quel, bruÏ dammeseq k rectifier en mesheq-da/n, « héritier de sang », Tormation comparable à halan-dam, c'est-à-dire héritier adoptif suivant un rite sanglant. Les copistes, ne comprenant plus lexpression, auront introduit le nom de Damas qui n'a rien à faire ici.

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