CHAPITRE IV
MYTHES SACRIFICIELS ISRAELITES
XI,1-13 ;15. Épisode de l'attaque de Yabes par Nahas, roi des Ammonites. Sattl groupe les tribus d'Israël et taille en pièces les Ammonites.
Il faut supprimer au verset 7 la mention inutile de Samuel et, dans le verset 12, remplacer le nom de Samuel par celui de Saûl, puisque c'est ce dernier qui répond et refuse de laisser mettre à mort ceux qui ont élevé la voix contre son avènement au trône.
Le peuple se rend à Gilgal et reconnaît Saûl comme roi. On offre des sacrifices et Ton se livre à des réjouissances.
Il y a là un double emploi évident avec l'élection du chapitre X.
D'autre part, l'allusion du chapitre XIII, 42 à l'épisode de Nahas atteste la valeur du récit de ce chapitre XI. On doit donc le considérer comme étant ancien.
tombe sur Saûl qui est salué du cri de « Vive le roi ! » Samuel rédige la loi du Royaume et la met en dépôt devant Yahvé.
XI, 14, où Samuel invite de nouveau le peuple à se rendre à Gilgal, est un second raccord analogue à celui de X, 8, destiné à préparer le récit du chapitreXIIl.
XII. L'auteur dresse un exposé doctrinal de la situation. Samuel se fait donner quitus de sa gestion, ce qui n'est pas en situation puisque, d'après VIII, 1, il s'est déjà complètement démis de ses fonctions. Nous sommes en plein miracle : Samuel fait tomber la pluie au moment de la moisson comme démonstration de ses objurgations qui répètentleDeutéronome.
Ce chapitre XII est un développement édifiant qui, logiquement, devrait s'insérer entre les versets 24 et 2o du chapitre X.
XIII, l-l;i5-23.Récitdecombats contre les Philistins.
XIV. Récit développé de la victoire des Israélites contre les Philistins à Mikmas. Vœu de Saûl auquel contrevient Jonathan, son fils. Le peuple s'oppose à la mise à mort de ce dernier.
L'absence de Samuel, dans un épisode aussi grave, est caractéristique. Bien plus, nous voyons le prêtre Ahiyya, de cette raoe d"Éli contre laquelle fulmine l'auteur de SS, opérer d'accord avec le roi et consulter Yahvé.
Le verset 52 devait ouvrir la mention de l'activité de David.
XIII, 8-44. NoussavonsparXI, 15que l'élection de Saill se Ht, en réalité, à Gilgal et que les sacrifices et réjouissances s'accomplirent sans que Samuel y prît part. Notre auteur en prend texte pour formuler des reproches qui confirment l'historicité de SA.
Ces reproches sont insérés ici parce que le vri^i i XIII, 7 mentionnait la présence de Saûl à Gilgal: mais l'artifice est flagrant et la semonce ne cadre pas avec les événements.
,\\ . la simple indication d'une campagne contre les .\malécites dans XIV, 48, fournit à notre auteur sacré l'occasion d'un développement où il n'y a peut-être d'historique que lagrftce accordée par Saûl à Agag, le roi des Amalécites. Le morceau est dans l'esprit prophétique : il vaut mieux obéir à Dieu que de lui offrir la graisse des béliers (v. 22) ; il suppose que l'auteur connaît la fin malheureuse de Saûl et de ses fils.