Exode, XXIX
S, Voir ci-après chap. I, iv, 1.
^ Dcntér., XI l, 16; 23-24.
."1 Wellhausen, Die Composition des Hexateuchs, p. 3:M et suiv., à la suite de Dillmann; Ed. Kônig, Ifebr. u. Aram. Worlerbuch, s. v.
H) Ziminern, Die Keilinschriflen und das Aile Testament, p, GUl et Akkadische Frt'iruhvortrr, 2' éd., p. 60; Lagrange, Études sur les religions sémitiques, 2' éd., p. 232; cf. Schrank, Babyl. Siihnriten, p. 81 et suiv., qui fait des réserves.
78 LES ORIGINES CANANÉENNES DU SACHIFICK ISRAELITE
sens de « couvrir » est très net dans Genèse, XXXII, 21 : Je couvrirai sa face, dit Jacob, par le présent qui me devance S puis j(i regarderai son visage, peut-ôtre mo deviendra-t-il favorable. »> Le procédé que Jacob emploie à l'égard d'Ésati et muIouI rcxpirssion doul il s* sort pour en escompter l'effet, se rath'
prêtait à une face en colère ; elle juUnL les malédictions redoulécs, le mauvais œil; on en craignait le souflle ennarnnit': mais on avait constaté que, souvent, un présent protégeait d intes comme
aurait fait un voile. 11 faut comprendre de la suiLu le passage difficile de Genèse^ XXI, 16 : « J'ai donné mille (sicles) d'argent îà ton frère, dit Abimelek à Sara. Que ce soi! jxmrtoi un Noile des yeux- pour tout ce qui t'est advenu, et que je suis r»» neul jii.>tili '• '. Mrjue
sens dans Proverbes, XVI, li :
«tolère de roi est message de mort ;
M;tis un hoiiiiiif !i;ii.ilr s;uira r,i[i,-ii~tM'.
Mot à mot : a saura couvrir la < ut pour siège
les narines, il s'agit encore de co.i>ui ..< •. iuj>lioriqueniorrt
haïe, XLVll, 11 se sert de la môme formule : Li mine s'abatli; toi, et tu ne pourras pas la conjurer. *
Partout ailleurs, ^ipp«r a traita ICvpiiti" -- ' ' > ■ -' emprunté à l'assyrien kuppuru et a p iii ^ ili r. effacer», il faut expliquer comment il a pu s adapter à un nie complètement différent. En Assyrie, l'exorciste enlève les péchés avec l'eau lustrale, en Israftl le prêtre procède à une onction de l'autel avec le sang de la victime. Le Lévitique est très explicite : « Quiconque, Israélites ou étrangers établis an milieu d'eux, mangera de quelque sang, je tournerai ma face m ! i lui (|ui aura mangé ce sang et je le retrancherai du milieu de son peuple. Car le principe vital de la chair est dans le sang^' et je vous l'attribue pour pratiquer sui l'iiulcl l'expiation de vos personnes. C'est le sang qui fait l'expiai la personne'' ». La Gemara en conclut : « Le sang avee ie<pK! - nie la vie, procure l'expiation •. »
Il est essentiel de noter que le sujet de kipper n'est jamais le
1) Akapperah juinttv Im-tninh't.
2) Lagarde, Uebersicht, p. 232. Comparer .I"!> 1\. -M 3; Nous lisons : nokahti.
4) Yt'kapperenna.
r.) LXX et texte massoréliquc. un vcr&ol i^'ai., WII. li ; « est le san^ •• Dans ce verset 14, benaphtho est une glose qui manque ai3x L.\.\ et à la Vulgale. Nous reviendrons plus loin, rliap. I, m, 4, sur l'interdiction du sauj;.
6) Umt., XVII, 10-11.
7) Cité par G. Béer, JWù/ina, l'isarUim, p. 147-148.