‹ Les origines cananéennes du sacrifice IsraéliteChapitre 21 sur 173 · Les substituts · texte numérisé non relu

Les substituts

Lévit.y I, 14-17. On pourra encore offrir un holocauste avec une tourterelle ou un pigeon. Le prêtre présentera l'oiseau à l'autel, le saignera et fera couler le sang sur la paroi de l'autel. Puis il le videra, en arrachant le gésier et les intestins qu'il jettera à coté de l'autel dans le dépôt des cendres grasses. Il déchirera l'oiseau à l'entour des ailes sans les détacher et réduira le tout en fumée sur les bûches de l'autel. C'est un sacrifice igné d'odeur agréable à Yahvé.

Dans le Lévitique, on voit nettement que l'oiseau n'est accepté de la part de Thomme peu fortuné que comme substitut du gros et du petit bétail : on se contente de faire sur l'oiseau le simulacre du dépècement. De môme, Abraham partage en deux la génisse, la chèvre et le bélier, mais ne partage ni la tourterelle ni le pigeon^. Plus loin, Lévit.y V, 8, on spécifie que le cou est tranché près de la nuque, sans détacher la tête. Comme l'oiseau ne fournit qu'une assez faible quantité de sang, c'est le prêtre qui le saignera et fera couler directement le sang contre l'autel.

On a prétendu que ce passage était une addition tardive au texte du Lévitique, parce que, dans Lévit., I, 2, il n'est prévu que du gros et du petit bétail pour l'holocauste ^. Mais on ne prend pas garde que ce verset ne concerne que les quadrupèdes {lia-beheina). D'autre part, l'argument n'a aucune valeur puisque nous retrouverons le même usage des substituts chez les Phéniciens. La concession étant générale, il n'y a aucune raison de supposer qu'elle n'est pas très ancienne.

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