La minha du prêtre-oint
Lévit., VI, 12-16. Le prêtre-oint offrira journellement, comme minha perpétuelle, un dixième d'épha de fleur de farine, frite à la poêle avec de l'huile. Elle sera entièrement brûlée, rien n'en sera mangé.
L'élimination par combustion, adoptée dansée cas particulier, lient au caractère plus éminemment sacré acquis par la minha. Seul le prêtre-oint pourrait la consommer, mais comme c'est précisément lui qui l'offre, on estime qu'il ne peut l'éliminer soi-même et l'élimination se fait par le feu. La raison de cette offrande journalière par le grandprêtre reste obscure ^.
Notre passage présente une autre difficulté dans l'expression « au jour de son onction », qui fixe la date do l'offrande du prêtre-oint. Les uns l'entendent à la lettre, tandis que la tradition, avec un sentiment plus net de la pratique du culte*, comprend que ce sacrifice étant dit perpétuel (tamid^) devait s'accomplir chaque jour à partir
1) La tradition juive (Hoffmann, op. cil., p. 57, 135 et 228) prétend que «< devant Yahvé » signifie à l'ouest de Tautel, d'où elle conclut que la minha était consacrée à l'angle sud-ouest de l'autel. L'explication n'est pas fondée, car le Lévitique emploie l'expression « devant Yahvé » à propos de l'holocauste et nous avons vu que ce dernier était immolé au nord de l'autel.
2) Nombres, XVI II, 9-10.
3) Schiirer, Gesch. dfsjQd. Volkes im Zeitaller J.-C, II, 4* édit., p. 348 et suiv., pense que ce n'était la minha du grand-prétre que parce que celui-ci l'oITrail au nom de la communauté. S'il en était ainsi, il semble qu'il aurait dû la manger.
4) Voir Lévit., VII, 36, où le sens ne laisse aucun doute.
6) Naturellement les partisans de TolTrande unique « au jour de l'onction «