CHAPITRE I. Li:S SACllIllCES ISIIAKLITES
vidu impur, qui en mangerait, serait retranché de son peuple.
Ces règles se rattachent à l'idée générale qu'on se faisait du pur et <1e l'impur en tant que forces d'un potentiel différent, et par suite incompatibles. 11 y avait lieu d'y insister ici puisque les fidèles, souvent peu informés du rituel, étaient admis à manger les chairs. On a vu que, si le sacrifice était votif ou bénévole, on pouvait consommer les restes le lendemain. On était donc amené à transporter ces morceaux chez soi ot de là le danger de la contamination par des êtres ou des objets impurs. On admettait que le linge qui avait servi au transport des chairs sacrées ne contaminait pas ce qu'il touchait ensuite, c'est-à-dise ne le sanctifiait pas et ne le retirait pas de l'usage courant. Mais le contact de ces chairs avec une matière ou un être impurs, voire par l'intermédiaire d'un autre objet, empêche la consommation des restes sacrés *.