Le Ijdltat (h' la coniinuminlc
Léuit., IV, 13-21. Si c'est la communauté (Tlsnicl ndat Israël) qui a péché, en transgressant par mégarde une ordonnance de Yahvé, l'assemblée {qahal) devra offrir un jeune taureau qui sera sacrifié dans les mômes conditions que le précédent, avec cette seule différence que l'imposition des mains [semikha) sera faite par les anciens. Le prêtre effectuera les mêmes rites que dans le cas précédent.
L'opinion rabbinique qui voit dans la 'cdn ou 'ndal L<nirl la plus haute cour de justice, le grand snnh -Irin, est insoutenable *. On envisage ici tout le groupe ethnique et religieux qui a transgressé en corps on qui est entraîné parla transgression d'un seul dont l'identité reste indéterminée. Le qahal est une fraction bénévole du groupe-, sans caractère juridique défini, qui se substitue plus ou moins à l'ensemble, ce qui permet de considérer le rite aussi bien comme l'expiatoire de la communauté entière que de la dite fraction^. Ainsi le qahal délègue ses anciens pour pratiquer la semikha ; mais ceux-ci prennent le titre d'anciens de la communauté (ziqené lui-'eda) comme représentant celle-ci tout entière. Un autre exemple de semikha co\- Icrfive, pratiquée sur uno victime, se rencontre dans le Jcas du hlasphtMnateur qu'on lapil < • m\ 'iii ont entendu le blasphème se déchargent de la part d esprit mauvais, qui a pénétré en «ux par la simple audition, en prali<inant la s«v»/A/"» ^nr lo blasphémateur avant de le mettra à mort*.
1) C'est encore l'opinion de D. IIolTmann, op. cit., 1, p. 182 et suiv.
2) Exode, VII, 6 : qehal 'adat Israël. Toulefoisi. celte distinction n'a rien d'absolu et les deux termes sont souvent confondus. Ecrdmans, Alttest. Studien, I II, p. 81, pense que la vdn, dans le Code sacerdotal, est constituée par la réunion des chefs de famille et des anciens sur le type du madjlis arabe.
3) Lévit., IV. 21 : « Ceci est l'expinlion de rassemblée -, hatjat ha-qahal.
4) Uvit., XXIV, 10 et suiv.