Le hattat du prince et celui du particulier
Léuit., IV, 22 — \, {'.\. l*our un prince ou un homme du peuple, on se contentera de faire la propitiation sur l'autel aux holocaustes. Le prêtre fera l'offrande du sang et de la graisse dans les mômes conditions que pour le sacrifice de communion.
Le prince fournira un bouc; l'homme du commun une chèvre ou une brebis. Dans le cas où ce dernier n'en aurait pas le moyen, il pourra offrir deux tourterelles ou deux pigeons, l'un servant de sacrifice expiatoire et l'autre d'holocauste. Au besoin même, il réduira son offrande à un dixième àepha de farine comme dans la minha^ mais sans huile ni encens, car c'est un hattat. Dans ce cas, le prêtre brûlera sur l'autel Vazkara consistant en une pleine poignée de la farine offerte et il gardera le reste pour son usage.
Le sacrifice expiatoire est proportionné à rimporlance sociale de l'individu. Le terme na$i que nous traduisons par prince est, notamment chez Ézéchiel, un équivalent de melek, roi. Mais, dans la langue du Code sacerdotal et certainement ici, il se réduit au sens de chef de tribu ou de groupe.
Pour le prince ou rhommo du peuple, le prêtre no pénétre plus dans le Saint des saints. Les chairs de l'animal seront donc chargées
1) Baudissin. ReaUncyci, de Ilauck, Vf, p. 2 et suiv.