‹ Les origines cananéennes du sacrifice IsraéliteChapitre 46 sur 173 · Le caractère saci'é du hattat · texte numérisé non relu

Le caractère saci'é du hattat

Lévit., VI, 17-23. 11 est ordonné aux prêtres d'immoler la victime du hattat à l'endroit où l'on immole l'holocauste, devant Yahvé. Ce qui n'est pas briilé de cette victime est sacro-saint [qodesh qodashini) et sera mangé, dans la cour du sanctuaire, par les prêtres à l'exclusion de leur famille. C'est là une obligation pour le prêtre officiant et une latitude pour les autres.

Tout ce qui touchera cette chair sera consacré. Par exemple, si du sang rejaillit sur le vêtement, l'endroit maculé sera lavé en un lieu saint. Si cet aliment est cuit dans un vase en cuivre, on récurera ce dernier et on le lavera à grande eau. Le vase d'argile sera brisé.

Toutefois, si le sang a été porté dans la tente d'assignation pour faire la propitiation dans le sanctuaire, la victime ne sera pas mangée, mais entièrement consumée par le feu.

S'il était encore besoin de se convaincre que le chapitre VI du Lévilique n'appartient pas à une source différente de celle des chapitres précédents, mais qu'il a été spécialement rédigé pour les compléter» ce paragraphe auquel se rattache le verset suivant (v. 2-4) lèverait tous les doutes.

Quand le sang est porté dans la tente dassignation, la chair tic l'animal en acquiert une telle vertu qu'on ne peut l'éliminer qu'en la brûlant complètement. Quand l'offrande du sang n'est faite que sur l'autel aux holocaustes, les chairs se chargent d'une force sacrée moindre et les i)rêtres peuvent alors les consommer. C'est môme une obligation pour le prêtre qui officie (v. 19); par là il clôture les opérations du sacrifice et il élimine complètement les péchés dont la victime s'est chargée. Les autres prêtres pourront également en manger (v. 22), mais ce n'est pas une obligation. L'école de critique biblique commet une grave erreur, comme l'a montré I). HofTmann, quand elle prétend opposer le verset 22 au verset 19 '.

L'importance du rite est bien exposée dans Uvit.y X, 17-18, où se pose uno sorir do ras de conscience. Au lieu de consommer les rhnirs

1) D. HoITmann, Dos Hach UviUcui, I, p. 13-44 et 60.

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