CHAPITRE I — LES SACRIFICES ISRAELITES
du sacrifice expiatoire, Aaron, craignant de ne pas être dans un état de sainteté suffisant, préfère les brûler complètement quoique le sang n'ait pas été porté dans la tente d'assignation : « Pourquoi, dit Moïse aux prêtres, n'avez-vous pas mangé la victime expiatoire dans le saint lieu, puisque c'est un objet sacro-saint et qu'on vous l'adonné pour assumer les fautes delà communauté, pour lui obtenir expiation devant l'Éternel ? Puisque le sang de cette victime n'a pas été porté dans le sanctuaire intérieur, vous deviez la manger dans le sanctuaire ainsi que je l'ai prescrit. » Les parts sacro-saintes des sacrifices, nous l'avons vu, c'est-à-dire celles qui proviennent de la minha, du hattat et de Vasham doivent être consommées dans le sanctuaire parles prêtres. Ézéchiel réserve à cet usage des salles, les unes au nord, les autres au sud du sanctuaire ^
Les préoccupations que suscitait la consécration amenée par le contact des chairs sacro-saintes '^^ ne sont pas d'époque postexilique puisqu'il en est fait mention dans Aggée. Comme on avait coutume de transporter les aliments dans un bout d'étoffe ou un pan de vêtement, on admettait que si ce pan de vêtement avait enveloppé de la chair consacrée, il n'avait pas cependant le pouvoir de sanctifier à son tour les autres aliments transportés dans les mêmes conditions^. En somme, la consécration était obtenue seulement par le contact direct avec les chairs sacrées. Zacharie, XIV, 21 contient une allusion aux prescriptions concernant les vases destinés à cuire les chairs sacrées.