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Les caractéristiques de r asham

Lévit., V, 14-26. Si quelqu'un frustre Yahvé de ce qu'il lui doit, il devra rendre ce qu'il a dérobé, augmenté d'un cinquième. En même temps, il offrira comme asham un bélier intact dont le prêtre fixera la valeur. Ce dernier l'immolera et procédera à l'expiation ; dès lors, la faute sera effacée. Il sera procédé de même dans le cas où Ton s'approprie un dépôt confié ou un objet trouvé, dans celui où l'on a des

1) Ezéchiel, XLII, 13; XLIV, 29.

2) Pour la théorie, voir ci-dessus, p. 41-42.

3) Aggée, II, 12.

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rapports charnels avec une esclave, ni rachetée ni affranchie, fiancée à un autre homme K

La distinction entre Vashani et le hattat ne va pas parfois sans quel, que subtilité et elle n'a pas été toujours nettement sentie par les rédacteurs bibliques. Les deux termes ont souvent été employés l'un pour l'autre, et il n'est pas surprenant que les commentateurs modernes aient été fort embarrassés à leur tour. Nous allons essayer d'établir ce qui caractérise Vasham.

Une première différence tient à ce qu'on suppose, plus ou moins hypocritement d'ailleurs, que le péché, justiciable du hattat, est commis par inadvertance ; tandis que, généralement, celui qu'on expie par Vasham a été accompli en connaissance de cause* et cela, de par sa nature, comme le vol ou les rapports ayec une esclave qui ne vous appartient pas^. La qualification de pro deliclo est parfaitement justifiée. Il s'agit, en somme, d'une expiation rituelle se superposant à la peine fixée par la loi civile*. Le sacrifice dit hattat vise plus particulièrement l'expulsion du péché résultant de l'inobservance de la loi divine; c'est pourquoi on utilise le bouc ou la chèvre — et à défaut, semble-t-il, une brebis. — Par contre, Vasham exige, généralement, un bélier (bélier d'un an dans les cas du nazir ou du lépreux guéri, bélier à l'estimation du prêtre dans la plupart des cas). Vasham fait expier un attentat qui intéresse plus particulièrement la communauté, tel le vol. Ce dernier eût été vraiment favorisé si on lui avait accordé le régime du hattat et de ses substituts. Avec le système de Vasham, à la restitution augmentée du cinquième s'ajoute une expiation rituelle qui est moins une punition qu'une véritable réhabilitation, au sens juridique du terme, que le coupable devait être le premier à réclamer car le vol était un péché contre Yahvé. L'exactitude de ce point de vue est attestée par le fait que nous rencontrerons le terme asham appliqué à des sacrifices qui ne se rattachent pas à un délit civil et se définissent de véritables sacrifices de réiutégra-

1) Uvit., XIX, 20-22.

2) II y a des exceptions, par exemple en ce qui concerne la consommation des chairs du sacrifice. A propos de ces dernières, Eerdmans, Pas Bach Aeviticus, p. 105-106, a bien vu que la contradiction relevée par l'école critique entre Lévil., V, 15 et suiv., et UvU., XXII, 14, n'existe pas; côr, dans ce dernier passage, il s'agit d'une transgression faite par la famille du prêtre.

3) Une curieuse application est faite par Gvn., XXVI, 10, au péché que faillit commettre Abimclek en s'appropriant Sara. Cela rentre dans le cas de l'objet qu'on s'est indi'iment approprié, Nombres, V, 7-8.

4) FlaKcllalion pour les rapports avec l'esclave; cf. Uvit., XIX, 20; Alishna, Baba qamma, IX, 5 et suiv.

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