liappoits avec le [j'vil ifjno
. De cet examen ressort une telle idenliî > ;cri-
fices carthaginois et les sacrifices décrits par le Léviti((ue, un parallélisme d'une telle continuité dans le détail '% qu'on ne peut se soustraire à cette conclusion : les uns et les autres dérivent d'une source commune, sont empruntés au Mienu' fonds <iiii ne peut être que le rituel cananéen, autrementdit phénicien -K L'Ancien Testament témoigne d'ailleurs que les dieux cananéens recevaient les mêmes sacrifices que Yahvé '% et cela n'a pas mancfué d'embarrasser les rabbins, ([ui ont généralement expliqué rinslilnlion des sr. en Israël par le désir qu'avait Yahvé de détourner son peuple du culte des idoles ••. Mais on se heurte alors aux formules impératives, qui prescrivent d'accomplir éternellement r.'s sacrifices et Ton pfut se deniand \\\"\\ adviendrait à ce -iij< 1. ^i J» : asalem était de nouveau remise
1) Os tonnes ont clé expliriucs par M. (^l(M-aionl-ijanucau. iiccucil d'arch. orient., III, p. 25 et suiv. ; IV, p. 343, 374 (rectifié par V, p. 179) ; V, p. 210 ; VII, p. 22. Le premier est un corps constitué, tel le conseil municipal d'une ville, le second représente une gens, le troisième répond au thiase ; cf. Clermont-Ganneau, Répert. d'épijr. sémit., n* 283.
2) Les seules dilTérences notables concernent l'usage du pigeon dans les sacrifices et la distinction, propre au LéviUque, entre sacrifice pro peecato el sacrifice pro dcliclo. (Juant à la dilTérence des vocable», elle est la conséquence d'une évolution indépendante.
3) Ouelqucs réserves que nous ayons été amené . s conceptions de Wellliausen touchant l'histoire du sacrifict- m Isiiul, nous Kboutissons h la confirmation de sa conclusion ^énérale 'voir Israelit. und Jiidische Geschichte, 6* édit., p. lUO), à savoir que le culte «''tait un élément païen dan» la religion de Yahvé, en grande partie «'iupriui!.' ;iii\ CmatuM^K a[>r.«l'immigration en Palestine.
4) Par exemple. M Rois, X. 2t ; f-^- M Ml euiv.
5) D. IIolTmann, Das Ruch Lcviiicus, 1. -in\.
CIIAPITHE II. — LES TARIFS SACRIFICIELS CAHTiiAC. LNolS ]]]:]
aux mains crime théocratie juive. Einil Schiirer a justement remarqué que le judaïsme devait un de ses plus grandsprogrès à l'intervention de Titus et à l'arrêt des pratiques sacrificielles qu'elle impu-d.
De la comparaison avec les sacrifices cananéens, il résulte que le mode opératoire fixé par le Lévitique est bien antérieur à l'exil. L'emprunt doit remonter au temps où, installés et acclimatés en Terre- Sainte, les Israélites adoptèrent la langue et l'écriture cananéennes avec le genre de vie du pays. Le rituel a pu commencer à être officiellement fixé à Jérusalem lors de la dédicace du temple par Salomon '.
Nos renseignements sont plus abondants avec Achab et son temps. Nous verrons'' qu'il n'y eut rien de changea cette époque dans le culte israélite. La tradition prophétique authentique — c'est-à-dire cycle d'Élie et d'Elisée mis a part, — n'a aucun grief contre Achab et sa famille, et cependant les prophètes s'élèvent vigoureusement contre l'abus des sacrifices, comme nous avons eu l'occasion de l'exposer dans l'Introduction. Il vaut mieux, disent-ils, obéir à Dieu que de lui offrir (dans ces conditions) la graisse des béliers^. Les anciens prophètes conservent, en effet, l'idéal d'une vie plus simple et plus libre, d'un appareil religieux moins complexe. Il y a quelque chose de vrai dans le dire d'Amos qu'Israël n'offrait pas de sacrifices dans le désert'*; il suffit de rectifier de « tels sacrifices», notamment des holocaustes. Jérémie le confirme quand il transcrit cette parole de Yahvé : « Joignez vos holocaustes à vos sacrifices de communion et mangez-en la chair. Je n'ai rien dit, rien ordonné à vos ancêtres, le jour où je les ai fait sortir du pays d'Egypte, en fait d'holocauste ni
1) Cf. 1 Rois, IX, 25.
2) Ci-après, chap. IV, § 12.
3) I Samuel, XV, 22.
4) Amo-. \'. 2.-.
15r) LES ORIGINES CANANEENNES DU SACRIFICE ISRAELITE
de sacrifice de communion*. » C'est manifeslcment contraire à ce qu'enseigne le Lévitique^, mais on sait que Moïse n'a pas rédigé ce livre biblique. Le témoignage des documents carthaginois vérifie, en la mettant au point, l'opinion dont on trouve l'écho chez les prophètes : les sacrifices tels que les enregistre le Lévitique sont une acquisition postérieure à rinslallation en Canaan*^.
D'autre p.irt, si l'école critique a montré que la rédaction du Lévitique est postérieure à l'exil, il y a lieu, comme nous l'avons déjà dit, de distinguer entre la forme rédactionnelle et le fond du rituel. Celui-ci est certainement \)\u> ancien cl n'a pas été affecté dans son essence par le rédacteur^. 11 n'y a donc pas lieu d'opposer d'une façon absolue, comme on le fait généralement, le rituel postexilique au rituel préexilique. A une époque très reculée, l'holocauste et le sacrifice expiatoire se confondaient souts le n-jn dt kalil ; la distinction s'établit aiilcrieurement au huitième siècle puisque nous la trouvons dans le rituel carthaginois qui doit avoir été constitué vers cette époque. Quant au sacrifice expiatoire, la distinction entre sacrifice pro pec- (■((!() cl sacrifice pro delicto est postérieure au huitième siècle, puisqu'elle ne se retrouve pas à Carthage, mais elle est certainement antérieure à l'exil -•, car Ezéchiel. en pnrie
1) Jérémie, VII, 22; cf. VI, 20.
2) Pour atténuer cette contradiction fort gcnanl»'. la Iraililion rahhinique explique, à la suite de Raschi, que .lérémie attachait nioinià d'importance aux prescriptions mosaïques relatives aux sacrifices qu'aux lois niorale.s et notamment au l^calogue.Ce n'est pas la question et Texplication est à côté.
'6) Nous ne voulons pas dire que les Israélites ignoraient les sacrifices avant leur entrée en Palestine; mais ils les pratiquaient sous une f^rme plus simple, telle qu'aujourd'hui les Arabes nomades nous permettent de l'entrevoir.
4) Si, par exemple, dans Exode, X, 25; XVIII, 12 ; XX, 24, il n'est question que de l'holocauste et du sacrifice d'action de grAces. c'est (jue les récit t* correspondants ne comportent pas d'autre sacrifice. Il est abusif d'en conclure que le rédacteur ne connaissait pas le sacrifice expiatoire.
6) Ed. lieuss, l'Histoire sainte it la Loi, I, p. 224 et Wellhausen, Prolegomêna. ô' édit., p. 74-75 et Israël, und JQdisehe Geschichte, 6* édil., p* 188, disent netlf»inrnt (jue Ic sacrifice expiatoire était inconnu av.-mt l'exil, h»» -nVr •