Les sacrifices complexes
Les chapitres du Lévitique, que nous avons examinés, offrent, des sacrifices en Israël, un remarquable exposé, qui permet de comprendre les cérémonies plus compliquées où les rites sacrificiels, à peine modifiés pour les mieux adapter aux fins immédiates qu'on se propose, jouent le principal rôle. Nous allons passer en revue les plus typiques de ces cérémonies.
Il y a lieu de remarquer, tout d'abord, que les sacrifices sanglants décrits dans les premiers chapitres du Lévitique sont théoriques, en ce sens qu'ils se présentent rarement seuls. Le plus souvent, sauf pour l'expiatoire, ils sont accompagnés d'offrandes non sanglantes et même de libations.
C'est ainsi que, quel que soit le sacrifice sanglant, qu'il dérive d'un vœu, d'un don volontaire ou soit prescrit dans les solennités, on joindra à la pièce de gros ou de petit bétail une minha. Si l'on offre un agneau, on présentera en môme temps un dixième d'épha de fleur de farine pétrie avec un quart de hin d'huile, plus, comme libation, un quart de hin de vin ^ Pour un bélier, on comptera deux dixièmes d'épha de fleur de farine pétrie dans un tier- !( hin dliuilo.
1) Joël, I, 9; 13; II, 14, atteste l'usage de joindre une libation de vin à la minha ; cf. l'Ecclésiastique, L, 16. Chez les Arabes, la libation de vin était très rare; cf. Wellhausen, Peste des arab. Heidentums, 2* éd., p. 114. On a même un texte où, élevant un autel en terre syrienne, l'Arabe qui fait ToITrande spécifie qu'il ne fautpas y verser de vin; cf. Répertoire d'épigr. sémitique^ n*386.