‹ Les origines cananéennes du sacrifice IsraéliteChapitre 74 sur 173 · Maintenant je sais que Yahvé · texte numérisé non relu

Maintenant je sais que Yahvé

soutient * son Oint, etc.

Quand on veut obtenir une consécration particulière, décupler la valeur des rites ou simplement s'entourer de toutes les précautions possibles, on joint non seulement une minha et une libation de vin au sacrifice sanglant, on groupe plusieurs de ces sacrifices et jusqu'à trois : l'expiatoire sert de purification ou si l'on veut de rite d'entrée, l'holocauste procure la consécration dans un contact de l'âme du fidèle avec la divinité, enfin le sacrifice de communion vient à la fois parfaire la consécration, en faire bénéficier notamment le groupe, et constitue le rite de sortie. On peut encore y joindre Vasham comme rite d'intégration. Nous allons vérifier l'application de ces notions.

« 2. — Consécration du grand-prêtre.

D'après le Lévitique, la cérémonie de consécration du prêtre-oint, que l'on appelera plus tard le grand-prétre, fut instituée par Moïse consacrant Aaron et ses fils. En voici la description : Moïse prend les vêtements dont il va revêtir Aaron et ses fils, l'huile d'onction, un taureau, deux béliers et une corbeille de pains azymes. La cérémonie s'accomplit devant la tente d'assignation et en présence des Israélites assemblés.

1) Duhm, remarquant que ce stique est trop court, suppose que, anciennement, on y insérait le nom du roi régnant.

Moïse commence par laver Aaron et ses fils dans l'eau. H revêt ensuite Aaron des vêtements et des attributs de sa charge : caleçons', tunique serrée par une ceinture, robe portant Téphod et maintenue par sa ceinture, pectoral contenant Vourini et toummim, tiare avec bandeau d'or. Puis prenant l'huile d'onction, il en verse sur l.i tête d'Aaron pour le consacrer. Ainsi, Aaron est mis au même degré de sainteté que le sanctuaire. On fait alors avancer le taureau destiné à un sacrifice d'expiation. Aaron et ses fils pratiquent la seinikha en imposant les mains sur la tète du taureau. Moïse égorge la bête, recueille le sang et en met avec le doigt sur les cornes de l'autel pour le purifier. Le reste du sang est versé à la base de l'autel. Ce dernier est alors consacré et apte à procurer l'expiation ; en d'autres ternies, la cérémonie d'expulsion du péché chez le grand-prêtre exige, comme rite préalable, une nouvelle consécration (1<^ l'autel. Moïse fait fumer la graisse de l'animal sur l'autel. Quanta la peau, à la chair et à la fiente, tout est consumé hors du camp-. On reconnaît dans cette première partie de la cérémonie, le rite décrit ci-dessus d'une manière plus détaillée et plus précise, dit l'expiation du prêtre-oint^.

A ce sacrifice expiatoire succède un holocauste auquel est destiné l'un des béliers^. La description de l'holocauste du bélier est rigoureusement conforme à ce que nous avons vu dans le premier chapitre.

Enfin, Moïse pratique le sacrifice d'installation [milloidin). Il immole le second bélier sur lequel Aaron et ses fils ont pratiqué le rite obligé de la semikha, prend du sang et en met sur le lobe de l'oreille droite d'Aaron, sur le pouce de sn main droite et sur l'orteil du pied droit. Ho même pour

1) Les caleçons ne sont pas nu niionnés dons It^vH., \\\\ ii,,ii- ils étaieni obligatoires. Voir notre Fntroduction, § IV.

2) Umi.^ V'III, 1-7. Même cérémonie décrite dans les mêmes termes, Exode, XXIX. On sait<|ue le clvapitre VIII du Lévitique n*est pas à sa place; U devait faire suite h Exode, XXIX.

3) Voir ci-dessus, chop. I, iv, I.

4) Livit., VIII, 18-21.

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