Il recouvrit d'or les keroub
1) Eerdmans, Dus Bach Leviticus {AUt. Sludien, IV) p. 28 et suiv., tend à démontrer que l'autel des parfums a bien existé dans le temple de Salomon. Disparu avec larche, dont il était en quelque sorte solidaire, à la chute de Jéru.salem, il n aurait plus été réinstallé. Pour l'opinion contraire, voir K. SchiJrer, (iesch. des jûdischen VoUies iin Zvitaltcr J.-C, II, \ édit., p. 342, note 17.
2) Le verset 22 a tous les caractères d'une addition du rédacteur; la seconde partie manque dans certains mss. grecs. Le rédacteur récapitule sa source avec les additions qu'il y a introduites : « Il revêtit d'or le temple entier, dans son ensemble, et recouvrit d or tout l'autel qui était [devant] le debir ».
3) Le demi-verset 23'' est placé à la fin du verset 26 qui doit être reporté ici, comme Ta proposé Stade.
4) Le verset 26, nous l'avons vu, est à insérer dans le ver.^cl 2i.
5) Autre dénomination du debir ou adylon.
6) D'après les L.XX.
29. Sur tous les murs du temple, tout autour*, il tailla en basrelief des keroab, des palmettes, des rosaces, au dedans comme au dehors '.
Les keroub sont des génies ailés qui tantôt gardent l'entrée du jardin d'Éden^, et tantôt gardent l'arche^. Ces acolytes de la divinité ont un aspect composite. Ezéchiel nous les décrit comme alternant avec les palmettes sur les murs du temple et ayant deux faces, l'une de lion, l'autre d'homme '\ Les ailes dont ils sont munis leur permettent de se déplacer rapidement à travers l'espace ; notamment ils véhiculent la divinité^. Ils rappellent les figures semblables qui gardent l'entrée des palais assyriens et circulent le long des parois en répandant l'eau lustrale qui chasse les mauvais génies; mais les tentatives pour tirer le vocable keroub d'un terme assyrien ne sont pas décisives. Le rapprochement onomastique semble mieux fondé avec les YP'^^^'î ou griffons dont les représentations sont extrêmement répandues dans le bassin de la mer Egée dans la seconde moitié du deuxième millénaire avant notre ère "7. On peut admettre que ces deux vocables dérivent d'un même terme égéen. C'est à Chypre que les Phéniciens ont dû emprunter ce motif décoratif, où il est spécialement associé à la palmette ; de là, ils le transportèrent à Jérusalem.
1) Lire mesabib, au lieu de mesab. Sur ce dernier terme, voir notre étude sur le Cantique des cantiques. Essai de reconstitution des sources du poème attribué à Salomon, p. 42 et suiv.
2) Ce verset nous paraît devoir être conservé ; il ne mentionne rien que de naturel. Il n'en va pas de même du verset suivant 30: « Il revêtit d'or le sol du temple au dedans comme au dehors », simple addition du rédacteur qui se décèle par une exagération évidente et par la répétition de certains termes empruntés au verset précédent.
3) Genèse, III, 24.
4) C'est le cas dans les descriptions du temple du livre des Bois, de VExode et des Chroniques.
5) Ezéchiel, XLI, 18-19.
6) Ezéchiel, IX, 3 ; cf. X et XI ; II Sam., XXII, 11.
7) Voir nos Civilisations préhelléniques dans le bassin de la mer Egée, 2* édit., p. 313, 328.
Le terme tlmora que nous rendons par palmette, est un diminutif de tamar^ palmier. Au cours des transformations décoratives amenées par la stylisation, cet élément a pu prendre des formes diverses. Quant dM\ phetourè sisim^ ce ne sont certainement pas des guirlandes, élément décoratif de basse époque. La racine p/ia ta r, qu'on trouve notamment en arabe, a le sens de « fendre » ; il s'agit plutôt de fleurs épanouies, de rosaces.
Nous arrivons à la description des portes du sanctuaire.
31. Pour la porte du debir, il fit des vantaux en bois d'olivier, le linteau et les pieds-droits en bois de cyprès ^
32. Sur les deux vantaux en bois d'olivier, il sculpta des images de keroubf des palmettes et des rosaces ; il recouvrit d'or les keroub et les palmettes.
33. De même pour l'entrée du heknl, il fit des pieds-droits carrés^ en bois d'olivier.
34. Et deux vantaux en bois de cyprès composés chacun de deux panneaux mobiles.
35. 11 y grava des keroub, des palmettes et des rosaces avec un revêtement d'or qui s'appliquait sur la gravure.
36. Il construisit la cour intérieure avec trois assises de pierres de taille et une assise de poutres de cèdre -^
Après le récit de la construction du temple, l'auteur passe à celui du palais royal, puis il revient au temple pour décrire les principaux ustensiles du culte. Nous y rencontrerons les mômes difficultés dues au mauvais état du texte et à l'oubli dans lequel tomba de bonne heure la signification exacte des termes tcchni(jues.
1) La fin du verset e»t incomprt^hensible. Nous pensons que hamishit est une déformation de berosUim : il semble qu'à la suite de quelque désordre introduite cette place, on ait essayé de rétablir le te.\tc sur le modèle offert, parla fin du verset 33. Nous restituons: [ve-]ha-ayU [ve']mezo\izot ['osi btro êiùin]. il faut entendre que les mezoazot ou pieds-droits étaient en bois de cyprès ; on ne spécifie pas pour le linteau.
2) D'après les LXX.
3) Suivant la remarque du P. Vincent, il s'agit ici d'une enceinte légère avec armature en bois sur un soubassement de pierre, destinée à entourer la cour intérieure.
I Rois, VII, 13. Le roi Salomon fit venir Hiram S de Tyr.
14. Il était fils d'une veuve de la tribu de Nephtali ^ et son père était tyrien, ouvrier en cuivre. Lui-même était plein de science et d'habileté, s'entendant à tous les travaux du cuivre. Il se rendit auprès du roi Salomon et exécuta tous ses travaux.
Nous avons là un renseignement très précis et singulièrement important touchant l'habileté des artisans phéniciens dans le travail du métal. Quelques figurines, qui peuvent remonter à cette époque ou sont môme plus anciennes, attestent le développement de la technique du bronze en Phénicie et dans les régions voisines.
lo. Il coula en fonte ^ les deux colonnes de cuivre dont Tune était haute de dix-huit coudées, et un fil de douze coudées mesurait le tour de l'autre *. [Chaque colonne, qui était creuse, avait une paroi épaisse de quatre doigts^.]
16. 11 fit ensuite deux chapiteaux en cuivre, pour les poser sur le sommet des colonnes ; ces chapiteaux avaient chacun cinq coudées de hauteur*^.
17. Il fit deux'' sebaka pour couvrir les chapiteaux^ qui surmontaient les colonnes ; une sebaka^ sur un chapiteau, une sebaka sur l'autre *'^-
1) II Chron., II, 12 porte Houram-abi. Cette forme ne se rencontrant pas ailleurs, certains exégètes admettent qu'elle est originale. Il est plus probable que abi est ici un titre « maître >», du type de rabbi, ets'appliquant aux artisans. Le rédacteur des Chroniques l'aura ajouté à Houram pour le distinguer du roi de Tyr son homonyme.
2) Les Chroniques rattachent cette femme à la tribu de Dan.
3) On peut lire avec les LXX : va-yisoq, au lieu de va-yasar.
4) Les dimensions paraissent exagérées, bien que confirmées par II Rois, XXV, 17 que reproduit Jérémie, LU, 21.
5) Passage rétabli d'après certains mss. grecs et Jérémie, LU, 21.
C) Même exagération dans les dimensions que pour la hauteur des colonnes, II /îoi5, XXV, 17 ne compte que 8 coudées; mais le passage correspondant de Jérémie, LU, 22, porte cinq.
7) D'après les LXX; voir ci-après la restitution du verset tout entier.
8) Lire avec les LXX : le-kassot et-ha-kotarot que les massorètes ont maladroitement reporté au verset 18. Nous verrons ci-après, dans le commentaire, ce qu'il faut entendre par une sebaka et comment il faut interpréter en architecture le terme « couvrir ».
9) Lire ainsi avec les LXX, au lieu de hhibe'a.
10) Le texte de ce verset est à rectifier comme suit : [va-ya'as shetè] sebakim le-[kassot et] ha-kotarot nsher 'al-rosh ha- ammoudim [oa-sebaka] la-koteret ha-ehal [ou-sebaka'] la-koteret ha-shenll.
»)8 LKS ORIGINES CANANEENNES DU SACRIFICE ISRAELITE
18*. Puis il fabriqua des grenades * en deux rangées qui entouraient l'une des sebaka^ ;
20^. Deux cents' grenades autour de la sebaka.
iB^. Il fit de môme pour la seconde sebaka *.
19. Les chapiteaux* qui surmontaient les colonnes étaient enti^TCment^ travaillés en lorme de lis sur quatre coudées".
21. Il dressa les colonnes à l'entrée (elam) du hekal^, donna à la colonne de droite le nom de Yakin et à celle de gauche celui de Bo'az ^.
22 *®. Ainsi fut achevé le travail des colonnes.
Les reconstitutions qui ont été proposées pour les colonnes Yakin et Bo*az ne paraissent pas heureuses. Il est vrai que le texte est très mal conservé ; non seulement il s'est chargé de gloses, mais les copistes n'y comprenant plus rien ont arbitrairement changé l'un par l'autre les termes: colonne, grenade et sebaka. Une grande obscurité tient encore à l'oubli dans lequel est tombé de bonne heure le terme technique sebaka. Les LXX l'ayant traduit mot à mot
1) Lire : ha-rimmonim .
2) Biffer avec les LXX : le-kassot et-ha-kotarot asher 'al-rosh ha-rimmonim (k lire : ha-'ammoudim) qui a glissé ici du verset précédent.
3) Jérémic, LU, 28, donne « cent », chiffre plus acceptable ; mais qui n'est pas plus assuré.
4) Nous lisons ainsi l'ensemble de ces versets : (18') va-ya'as et-ha-[rimmonim] ou-shenè tourim sabib 'al-ha-sebaka ha-ehat (20**) ve-ha-rimmonim malayim sabib ' al-ha-[sebaka] (18'') ve-ken 'asa la-[sebaka} ha-shenit. (Juant à 20', nous n'en pouvons rien tirer; ce parait être une glose du verset 19.
6) Insérer l'article.
6) Lire : koullam avec Klostermann ou encore be-qoumat « sur une hauteur de ».
7) Ce verset n'est évidemment pas à sa place. Les LXX le reportent après le verset 21; ce qui n'est pas plus heureux. La place naturelle serait après le verset 16 où nous le retrouverions si,, comme quelques critiques le pensent, c'était une simple glose. II est plus probable que le rédacteur Ta tiré d'une autre source ; cela expliquerait son mauvais agencement dans le récit.
8) Détermination plus précise que celle de II Chron., III, 15 et 17 où l'on se contente de dire devant le hekal. Si les colonnes avaient été placées immédiatement devant le fiekal, on n'aurait pas U-elam, mais be-elam.
9) Renan, Histoire du peuple d'Isracl, II, p. 143, nous parait avoir bien vu que ces deux termes composaient une phrase ; mais nous inclinons à traduire différemment, en nous fondant nur ce que certains rass. grecs portent Ba'a: et Yakoun : « Par la force, il affermit ». Le sujet serait Yahvé.
10) La première partie du verset : «Le sommet des colonnes était travaillé en forme de lis » est une répétition du verset 19.
par oixTuov, filet, ont été suivis pu* les coiiimentaleiirs irio- Jernes qui ont imaginé un r«'seau de bronze, muni de grenades, emboîtant les chapiteaux des colonnes. Mais, si variées que soient les combinaisons offertes par les monuments antiques, nous ne connaissons rien qui réponde à une telle conception.
Dans le désordre du texte, un fait ressort avec évidence, c'est que les colonnes placées à l'entrée du temple se composent de trois éléments : le fût, le chapiteau et un élément dit sebaka. On ne peut guère concevoir le dispositif que sous l'aspect d'une superposition, et, défait, le texte se plie aisément à cette hypothèse par quelques redressements très simples. En tout cas, rien n'impose l'idée d'un enveloppement du chapiteau parla sebaka ; en architecture « couvrir » signifie « surmonter ». Il est logique qu'une colonne, constituant un élément architectonique indépendant, se compose d'un fut, d'un chapiteau et d'un couronnement; celuici est la sebaka. Ce terme devait exprimer la complication du décor de cet élément. On peut se faire une idée de cet agencement en considérant, par exemple, les chapiteaux chypriotes. Les exemplaires qu'on possède sont d'assez basse époque, mais ils dérivent notamment des deux stèlespiliers si fréquentes à l'entrée des temples égyptiens, et l'on peut admettre que les Phéniciens connaissaient, dès une haute époque, de telles combinaisons. Le chapiteau se divise, en somme, en deux parties : des volutes et, au-dessus, une grande palmette au décor compliqué ^ C'est bien ce que spécifie I Rois^ VII, 41, quand il reconnaît dans le chapiteau les goullot ha-kotarot ou volutes des chapiteaux et les sebakot qui couvrent les volutes. Nous trouvons une confirmation à ces rapprochements dans la mention qu'une partie des chapiteaux était travaillée en forme de lis ou de lotus, renseignement dont seul M. de Vogué a tenu compte.
1) Exemples dans Perrot et Chipiez, llisl. de iarl dans l'antiquité, III, p. 110,
60 TES OHIGLNES CANANÉENNES DU SACRIFICE ISRAELITE
On n'a pas manqué de rappeler les monuments analogues que les textes signalent pour le temple de Melqart a Tyr', les temples de Paplios et de Hiérapolis 2. H faut y ajouter une représentation de sanctuaire en terre cuite de Chypre^ : ici, le modeleur n*a représenté qu'un fleuron pour terminer les colonnes qui se dressent de part et d'autre de Tentrée du temple; il n'a figuré, évidemment, qu'un schéma. Il est impossible d'arrêter exactement dans le détail une reconstitution des colonnes Yakin etBo'az; nous avons simplement voulu montrer que l'interprétation qu'on a adoptée ne se justifiait ni dans le texte ni par les monuments.
23. Puis il jeta en fonte la Mer^. De forme circulaire, elle avait dix coudées d'un bord à l'autre et une circonférence de trente coudées.
24. Des coloquintes étaient disposées tout autour, au-dessous du rebord^. Deux rangées de coloquintes avaient été fondues dans la masse.
26*. La Mer avait une palme d'épaisseur, et son rebord était travaillé en forme de calice de lis ; sa capacité était de deux mille bat ~.
25. Elle était portée par douze taureaux, trois^egardant vers le nord, trois vers l'occident, trois vers le midi et trois vers le levant. La Mer était sur eux et tout leur arrière-train (disparaissait) en dedans.
La grande vasque en pierre calcaire rapportée d'Amathonte au Louvre fournit un terme de comparaison intéressant. En réalité, l'épaisseur d'une palme est insuffisante pour le rebord et trop forte pour l'épaisseur même de la cuve. De plus, celle-ci ne devait pas être fondue d'un bloc, mais formée de plaques assemblées au moyen de rivets.
1) Hérodole, II, 44.
2j Rohertson Smith, lleVujion of the Sémites, 2* édit., p. 208 et 488.
3) Voir PeiTot et Chipiez, loc. cit., p. 277.
4) Ce terme désigne une grande masse d'eau. Josèphe, Ant. Jud., VIII, iii> 6, traduit le terme hébreu par XouT»ip ; sur ce vocable, voir Henri Weil» Comptes rendus Acad. des Inscriptions, lUOl, p. 202-203.
5) Biiïer ; 'eser ba'ana maqqiphim et ha-yam sahih.
6) Il raut transposer les versets 25 et 26.
7) Cette dernière indication est peut-être une addition ; elle manque à certains mss. des LXX et l'on a calculé qu'elle était trop forte du double. II Chron., IV, 5 renchérissent avec trois mille bat.
La reconstitution de Perrot et Chipiez, et surtout celle de Stade avec ses taureaux qui tournent la tête dans tous les sens, sont peu acceptables. C'est une erreur de faire poser le fond de la cuve sur le dos de taureaux debout. D'abord, parce que cette masse d'eau aurait été placée à une trop grande hauteur ; mais surtout, parce que le texte explique que seuls les avant-trains étaient visibles. Hiram avait fondu non des taureaux, mais des protomes de taureaux. On ne saurait dire si ces animaux étaient accroupis, comme on le voit sur les chapiteaux perses, ou debout comme les taureaux des palais assyriens. Dans le premier cas ils auraient mieux fait corps avec la base.
il. 11 fit dix supports {mekona) de cuivre, ayant chacun quatre coudées de long, quatre de large et trois de hauteur.
28. Voici comment étaient établis les supports : ils étaient formés de barres * que séparaient des plaques (de métal).
29. Sur les plaques, posées entre les barres, étaient représentés des lions, des taureaux et des keroub'^; de même sur les barres 3. En haut et en bas étaient figurés des lions, des bœufs et des keroub, travaillés au repoussé^.
30*. Chaque support était muni de quatre roues avec des essieux de cuivre.
32^. Les quatre roues étaient placées au-dessous des plaques ^, et les axes" tenaient au support; chaque roue avait une coudée et demie de haut.
33. Les roues éiant analogues à celles d'un char : leur essieu, leurs jantes, leurs rayons, leur moyeu, le tout était fondu.
30''. Les quatre faces ^ portaient des consoles qui soutenaient le bassin...^.
1) Lire : shelabim ; il s'agit du châssis.
2) Corriger loyol en ve-la-keroubim.
3) D'après les LXX qui ofTrent une meilleure coupe du verset.
41 En lisant mored avec Kittel, Stadien zur hebr. Archéologie, p. 221.
5) On admet depuis Klostermann que notre texte est constitué par des emprunts à deux descriptions différentes. Nous préférons supposer qu'un grand désordre a aflecté le texte. Nous rétablissons l'ordre suivant: v. 30»- 32-3H-30t'-31-34.
r.| Il serait plus exact de lire shelabim, barres, cest-à-dire, au-dessous du châssis.
7) Mot à mot: « les mains des roues ».
8) Lire : ve-areba^ pinoteha.
9) On s'accorde à tenir pour incompréhensibles les mois : me 'eber ish loyot.
31. Son ouverture se trouvait à l'intérieur des consoles et à une coudée au-dessus*. Cette ouverture était circulaire*, décorée de mouluros^ carrées et non arrondies.
'^ I 'S quatre consoles sur^ les quatre faces de chaque support faisaient corps avec le support.
35. Au sommet du support, sur une hauteur d'une demi-coudée^ régnait tout autour un rebord circulaire*^. Ses poignées^ et ses plaques faisaient corps avec le support.
36. Sur les plaques**, il gravit des keroub, des lions et des palmettes tout autour^.
37. Il procéda de la même façon pour les dix supports : m^me fonh*, même dimension, môme forme pour tous.
38. Il fabriqua dix bassins {kiyor) de cuivre, chacun d'une capacité de quarante bat et de quatre coudées de hauteur ; chaque bassin reposait sur un des dix supports.
39. 11 plaça cinq supports sur le côté droit du temple, cinq sur le côté gauche. Il installa la Mer sur le côté droit, vers le sud-est.
On a trouvé à Chypre (Larnaka) des modèles en bronze de bassin roulant ou mekona très voisins de la description précédente ^^. C'est le même chAssis, carré en plan, monté sur quatre roues, les axes des roues tenant au châssis. Le haut de ce dernier est rempli de plaques décorées d'animaux et
1) Lire avec l'édition de Killel : ou-phiha mi-bait va-ketephot va-ina'elah ehad (ou un autre chiffre) ba-amma.
2) Biffer : amma va-hasi ka-amma.
3) Nous supprimons : ou-misgerotchcm, ajouté probablement sous rinfluence du verset 32.
4) Lire : 'al.
5) Kiltel propose de lire : une coudée et demie.
6) Bifler : ve-'al ro^li ha-mekona.
7) Mot à mot : « ses mains ».
8) Il ne s'agit plus des plaques formant, avec les barres, le corps du châssis ; mais probablement, et comme au verset précédent, des plaques qui s'élèvent au-dessus du ch/^ssis. Le terme ha-louhot, employé ici. a été glosé par yedoleha ve-'al-misgeroteha qu'il faut biffer.
9) Les mots kf-ma'ar ish sont incertains, nous ne les traduisons pas. Il faut probablement supprimer i^e-loyot comme nous l'avons fait aux versets 29 et 30. Ce terme est le même que liveya, couronne, élément décoratif trop tardif pour figurer ici. Kittel, Studifn :ur hebr. Archaeologie, p. 220, l'interprète par rosace.
10) Le rapprochement a été fait par rurlwiinglcr, Sitzungsbericht* d. Mûnehener Akad. d. Wissensch., 1899, II, 3, p. 411, 414, qui rapportait €68 bronzes de Chypre à la basse époque mycénienne. Voir encore Benzinger, //«6r. Arehaeol., 2* édit., tlg. 2J8 et Karo, Archiv f. Religionswiss., VII, Beiheft.
de plantes. L'importance de ce rapprochement tient beaucoup moins à la précision qu'il apporte pour une restitution des bassins roulants qu'à la preuve qu'il fournit que la description du temple de Salomon, dans le livre des Rois, repose sur une documentation sérieuse.
Le livre des Chroniques ajoute que les bassins servaient aux ablutions et au lavage des ustensiles utilisés pour les holocaustes, tandis que la Mer était réservée aux ablutions des prêtres '. L'auteur du livre des Chroniques peut l'avoir déduit des passages de l'Exode où il est dit que l'eau de la cuve de cuivre servira aux prêtres pour se laver les pieds et les mains-. Mais, d'autre part, l'auteur de l'Exode s'est certainement inspiré des pratiques du temple.
40. Hiram fît encore les marmites (sir)^, les pelles (ya'ini)* elles patères (mizraq)'^. 11 acheva tous les travaux qu'il avait entrepris pour le roi Salomon à l'usage du temple de Yahvé.
Après une mention rapide des principaux ustensiles servant aux sacrifices, l'auteur introduit une formule terminale. Or, nous allons voir que le récit rebondit sous forme d'une énumération. Il y a donc lieu d'admettre que la fin du chapitre dérive d'une autre source. On y trouve quelques renseignements nouveaux : la mention des volutes des chapiteaux dont nous avons déjà fait état, le lieu où le fondeur établit son atelier, la mention de l'autel d'or à côté de la table des pains de proposition, celle des candélabres et une liste plus complète des ustensiles. Voici cette énumération :
41. Les deux colonnes avec les chapiteaux à volutes qui les surmon-
1) II Chron., IV, 6.
2) Exode, XXX, 18-19; XL, 30-3L
3) Lire ha-sirot avec les versions et II Chron., IV, 11 et 16.
4) Il s'agit de pelles à feu.
5) Voir ci-après verset 50.
fti LES ORIGINES C.VNANEENiNÉS DU SACIUFICE ISRAELITE
aient, les deux sebaka couvrant les deux chapiteaux à volutes posés au sommet des colonnes.
42. Les quatre cents j^renades pour les deux sebnkayh raison de deux rangées de grenades pour chaque sebaka ^